Quelques jours avant que cette histoire ne débute, Kaendahan avait assisté avec délectation à l'exécution sommaire d'un de ses esclaves personnels, qui avait tenté de s'échapper du palais. Elle avait donc demandé à ses gardes d'aller lui chercher un nouvel esclave, ce qui prenait souvent plusieurs jours.
La reine était dans son bain lorsqu'une présélection de trois Abdis arriva au palais. Elle les fit mener directement dans sa salle de bain privée. Une fois qu'ils furent alignés devant elle, celui de gauche attira tout de suite son attention, au point qu'elle était bien incapable de dire à quoi les deux autres pouvaient ressembler. Elle sortit de son bain, totalement nue. Les gardes ne bronchèrent pas, étant habitués à ce genre de spectacle. Mais l'esclave qui avait attiré son attention rougit violemment.
Quel est ton nom, Abdi ?
Je m'appelle Pengkhianat Mangu votre majesté
Bien, je n'ai pas le temps de retenir ton nom en entier, donc tu te reconnaîtras quand je t'appellerai Peng.
Bien, votre majesté
Gardes, ramenez les deux autres d'où ils viennent, je vais garder Peng avec moi
Et les gardes de s'exécuter en silence. La reine fit plusieurs fois le tour de Peng, examinant chaque détail de son anatomie, définitivement exotique. C'était la première fois de sa vie qu'elle voyait de tels cheveux, roux et bouclés, très fins. De même pour ses yeux clairs, de la même couleur qu'un ciel d'été. Il était très mince, mais assez athlétique tout de même. Peng rougit de plus belle tandis qu'elle l'observait, ce qui altéra quelque peu le charme que provoquait sa peau translucide sur la reine.
Bien, tu es très bien formé, tu as été gâté par la nature, approuva-t-elle alors qu'elle retournait dans le bassin. Tiens-toi plus droit, n'essaie pas de te cacher. Et viens me rejoindre.
Bien votre majesté, murmura-t-il en s'exécutant
N'oublie pas que ton corps m'appartient entièrement désormais, susurra-t-elle à son oreille. Tu es mon Abdi personnel.
Je le sais, votre majesté
Une idée folle traversa alors la tête de la reine, qui n'avait de cesse d'innover et d'inventer de nouveaux moyens de toujours mieux s'amuser avec ses dix préférés. Car la reine se lassait terriblement vite.
Peng... Nous allons nous amuser un peu
Puisque vous le désirez, votre majesté, répondit-il avec appréhension
Non, non, cela ne va pas du tout. Votre majesté, tout le monde m'appelle ainsi, c'est bien trop banal. Faisons fi du protocole, Peng ! Appelez-moi Kaendahan, ordonna-t-elle, presque suppliante.
A vos ordres, votre majesté.
Pardon ? j'espère avoir mal entendu !
Kaendahan s'approcha de lui et lui griffa violemment le dos de ses ongles acérés. Puis elle attrapa ses cheveux avec férocité, puis les relâcha presque immédiatement. Jamais elle n'avait touché des cheveux aussi fins, aussi doux.
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Kaendahan
RomantizmKaendahan, la puissante reine de la cité-état de Kutha, voit son quotidien bouleversé le jour où un nouvel esclave arrive à son service. Entre intrigues de cour, sexe et tensions politiques, plongez au coeur d'un royaume en déclin.
