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Chapitre 33 :Une mort pour une vie

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♪Daughtry- It's not over

Logan

Je sens son odeur près de moi. Cette odeur réconfortante qui me pousse à repousser les ombres qui s'abattent sur moi. Je suis si bien près d'elle. Néanmoins, je n'ai plus la force de vivre cette vie de condamné. La prison peut endurcir certaines personnes, moi elle me fout vraiment les jetons. C'est simple soit on appartient à un gang, soit on est seul, ce qui est mon cas, et chaque pas on le fait avec la boule au ventre. N'ayant plus aucun moyen de voir ma liberté j'ai décidé d'en finir. Je ne connaitrai jamais la fin de mon histoire avec Ashton. Cette femme qui se bat contre vents et marées pour faire clamer mon innocence. C'est la seule en dehors de ma mère à me croire innocent. Je ne sais pas où je suis exactement mais ce que je sais c'est que je ne suis pas encore mort. Si c'était le cas, je ne me sentirais pas aussi tiraillé. J'ai l'impression qu'une part de moi veut encore y croire tandis que l'autre m'enfonce de plus en plus. Plus le temps passe et moins j'ai peur de franchir cette barrière.

Une autre odeur s'ajoute de temps en temps à celle de l'amour de ma vie. Maman. Je sais que je dois la faire souffrir. Mais je ne veux pas me réveiller et voir que le cauchemar continue. J'erre entre la vie te la mort en attendant un signe. Même dans le coma, je sens encore les menottes attachées à mes poignets me rappelant que je suis toujours un meurtrier. Au fur et à mesure du temps passé dans ma cellule, j'ai commencé par croire que je le suis vraiment, mais plus le temps passe ici et je reprends peu à peu foi en la vie au fait que je n'y suis pour rien. Je me suis juste retrouvé au mauvais endroit au mauvais moment. Pendant l'interrogatoire les flics ne m'ont pas lâché. Les secondes se sont transformées en heures interminables. Eux tout ce qu'ils voulaient c'était un coupable et moi tout ce que je souhaitais, c'était de sortir de leur salle froide comme la mort. Au bout, d'un moment j'ai fini par dire ce qu'ils voulaient entendre même si ce n'était pas vrai, ça ils s'en foutaient. J'ai donc avoué le crime. A l'heure d'aujourd'hui je ne sais toujours pas qui a pu faire ça.

Je me transforme en putain de belle au bois dormant alors que je sais pertinemment qu'un simple baiser ne va pas suffire à tout effacer. Kate et Oliver ne reviendront pas d'entre les morts et Cassie ne réapparaîtra pas comme par magie. Quelque fois j'entends des voix qui me parlent. Qui s'assure que je vais bien et qui m'encouragent à me réveiller. Des fois j'en fais abstraction, d'autre fois non. La seule fois où j'ai vraiment écouté ce que l'on me disait c'était quand Ashton m'a ouvert son cœur. C »'est ce jour-là, je crois, où j'ai commencé à espérer une vie auprès d'elle. Ces mots me hantent encore.

« Ma seule faute a été d'avoir pensé que tu étais mon ennemi juré alors que tu es mon âme sœur. Si j'avais su j'aurais profité de chaque moment bien avant que nous nous soyons mis ensemble où je t'envoyais bouler. Si tu savais comme je regrette de t'avoir mal parlé au lieu de t'avoir pris dans mes bras. Si tu savais comme ma vie tournait mieux quand tu étais près de moi. Si tu savais comme ta présence rendait mon monde meilleur. Si tu savais comme j'ai été bête de penser que tu n'étais qu'un mec parmi tant d'autres. A travers tes yeux je lisais mon avenir, et il était si beau. Tellement beau que j'aurais pu m'y perdre. Si tu savais comme je m'en mords les doigts de ne pas t'avoir dit assez que je t'aime. Je croyais que mon monde s'était écroulé au moment de ton arrestation mais non, il s'est détruit au moment où Wayne a prononcé que tu avais tenté de le quitter sans m'emmener avec toi. Je n'ai pas pu te dire que tu allais être père. Oui, un mini-toi grandit en moi. C'est le plus beau cadeau et la plus belle preuve d'amour que tu ne m'ais jamais donné inconsciemment. Je ne te demande pas grand-chose, juste de te battre pour que notre enfant connaisse la personne que tu es. La personne dont je suis tombée amoureuse sans m'en rendre compte. S'il te plaît, mon amour, bats-toi pour nous, pour la vie, pour notre enfant. Tu dois leur montrer que tu n'es pas l'homme que tout le monde pense que tu es. Tu n'es pas coupable, sauf d'avoir été au mauvais moment au mauvais endroit. Ne sombre pas dans le noir. Reste dans la lumière, celle où je suis et où tu seras quand la vérité aura éclaté. »

Ashton me donne l'envie de me battre. Elle est ma raison de vivre et elle l'a toujours été. Pour elle et pour que la vérité naisse je dois me réveiller je n'ai plus d'autre choix. Porter ses couilles ou emporter le secret de mes mensonges avec moi.

Je ne sens plus ces saletés de menotte. Comme une liberté qui s'offre enfin à moi. Une lumière aveuglante s'agite sous mes yeux. Je fronce les sourcils et maugréer.

Monsieur Wood ? Est-ce que vous m'entendez ? Hocher simplement la tête si c'est le cas.

J'essaye de parler mais quelque chose m'en empêche. Je panique et remue dans tous les sens.

Restez calme Monsieur Wood. Nous allons vous enlever votre intubation.

Ouais bah dépêchez-vous sinon je retire moi-même cette merde.

J'ouvre petit à petit mes paupières. L'odeur aseptisé m'indique je suis à l'hôpital. Une main presse la mienne tandis que l'infirmière m'enlève le tuyau. Pendant qu'elle l'extrait, mes tripes ne demandent qu'à sortir. Non mais sérieusement on est plus au siècle dernier, ils peuvent ne pas inventer autre chose ? J'ai envie de gerber là maintenant. Lorsque la chose est enfin sortie je suis pris d'une violente toux. On me tend un verre d'eau que je bois à petite gorgée tellement leur merde m'a défoncé la gorge. La main caresse la mienne. Je tourne la tête pour rencontrer les yeux de ma mère remplis de larmes.

Oh mon chéri, si tu savais comme tu m'as manqué.

Maman...

Ma voix est rauque. Je finis le verre d'eau d'une traite.

Je vais vous laisser, au moindre problème appelez nous, m'informe l'employée de l'hôpital.

Au moment de refermer la porte elle ajoute.

Heureuse que vous soyez enfin libre Monsieur Wood.

J'interroge ma mère des yeux.

C'est fini mon chéri. Tu es libre.

Je suis libre. Ce simple mot fait frissonner de bonheur tout mon corps. Comme un gamin découvrant ses cadeaux de Noel, je pleure de joie. Soudain une douleur me vrille la poitrine. Comme s'il me manquait quelque chose pour que je sois définitivement heureux. Une personne cruciale à mon existence.

Ashton ?

Il va falloir que tu restes fort mon chéri.

Sa main comprime la mienne. Brusquement l'angoisse refait surface. Je suffoque à l'idée qu'il lui soit arrivé quelque chose. 

Présumé coupable [ terminé ]Des histoires addictives. Découvrez maintenant