Chapitre 5

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    Lorsque Kristal se réveilla, elle se sentait faible et surtout elle remarqua qu'elle avait les yeux bandés, les poignets et les chevilles ligotés.

Elle voulut lever ses bras mais quelque chose l'en empêcha. Elle chercha ce quelque chose avec ses mains et trouva une corde. Elle remarqua en la tâtant qu'elle était reliée de ses poignets à ses chevilles. Ils avaient juste laissé assez de corde entre ses deux entraves pour qu'elle puisse se mettre debout mais sans lever ses bras qu'elle devrait laisser contre son corps. Elle remarqua aussi que ses chevilles étaient liées mais qu'il y avait de la corde entre ses différents pied. Juste assez pour marcher, mais ni pour courir ni pour se battre.

Ils avaient pensés à tout. Elle n'avait rien à dire, il n'y avait aucune faille dans ses liens. Et il y avait tellement de noeuds qu'elle ne pourrait les défaire avant qu'elle ne reçoive de la visite.

À l'heure là, il ne lui restait plus qu'à attendre.

Une heure plus tard environ, le moteur ralentit et le véhicule s'arrêta. Elle sentit l'agitation à ses côtés. Des personnes ouvrirent les portes du coffre et lorsqu'elle voulut se lever, sa jambe céda et elle retomba assise. Comprenant qu'elle n'arriverait pas à se lever seule, elle comptait rester là, ainsi, quand deux bras la soulevèrent par les aisselles. Un homme de chaque côté d'elle.

Elle essaya d'avancer en posant ses pieds. Mais à chaque fois sa jambe lâchait. Elle se laissa donc traîner, ses pieds raclant le sol. Après avoir monté des escaliers et fait plein de virages on la déposa assise. On lui retira son bandeau et elle fut face au chef de la bande dans une petite pièce miteuse et sans porte. Il se tenait debout et un homme se tenait de chaque côté de l'entrée de la pièce, armés jusqu'aux dents.

<< Tu nous a pas mal donné de fil à retordre, expliqua le chef la tirant de ses pensées.

- Vous ne m'imaginiez pas combative ça je l'avais remarqué, et vous avez appris qu'il ne faut jamais sous-estimer son adversaire. Ni le sexe ni l'allure ne font le combattant. Mais dites moi, vous n'espériez tout de même pas réussir si facilement j'espère ?

- À vrai dire si. J'étais sûr que tu ne viendrai pas de ton plein gré mais je n'imaginais pas avoir à user d'autant de violence et de force. Tu était tellement supérieur à mes hommes que dans la peur que tu t'échappes j'ai dû ordonner cette entaille très moche, grimaça-t-il en s'accroupissant près d'elle pour effleurer son entaille, ce qui arracha un gémissement discret mais audible pour lui à Kristal, qui serra les dents.

- Il a bien taillé dis donc. Pour information, les nerfs qui relient ton muscles de la cuisse à celui du bas de ta jambe, permettant de plier ta jambe et donc de marcher, est coupé. Tu ne contrôle donc plus le bas de ta jambe et en conséquence tu ne peux plus marcher avec cette jambe. Ça se guéri, rassure toi. Il existe une machine capable de régénérer ce qui a été coupé. Mais nous, nous ne le ferons pas.

- Je m'en doute, soupira Kristal.

- Bon sache que tu es ici pour une bonne raison mais avant je voudrais savoir quelques petites choses, commença-t-il.
Tu es apparue du jour au lendemain dans la vie à Paris et dans celle de ton frère. Personne ne connaissait ton existence ou alors faisant semblant de ne pas la savoir. Donc ma question est simple : ou étais tu pendant tout ce temps ?

- Ça ne vous regarde pas. D'ailleurs rien de notre famille ne vous concerne.

- Je crois que je n'ai pas été assez clair, reprit-il avec un regard cruel. Chaque réponse non donnée ou que je ne jugerai pas véridique sera punie. Comme tu viens de me montrer de l'insolence, à toi d'en subir les conséquences. Pour cette fois, je laisse passer car je ne t'avais pas prévenue. Vu ta capacité de combat, ton mental doit être inoubliable et tu dois être une dure à cuire car seule des personnes entraînées pendant des année peuvent garder le contrôle de soi-même dans des conditions pareilles et cette fabuleuse capacité d'ignorer les douleurs du corps. Comme tu possède ceci, même si je ne voulais pas t'abimer, j'ai changer d'avis. Tu y survivra et tu me dira ce que je veux savoir.

Il tourna le dos dans l'intention de partir quand tout à coup il ajouta en tournant la tête pour la regarder du coin de l'oeil :

- Sache que si je peux être cruel, je suis aussi généreux. Donc si tu est punie pour une mauvaise réponse, tu est récompensée pour une bonne. Tu auras toujours de l'eau, obligée pour que tu reste en vie, mais la nourriture et peut-être une couverture si tu est gentille et obéissante, ne viendront que pour les bonnes réponses. Je pense avoir tout dit. La prochaine fois que je viens j'attend de toi que tu fasses ce que je te demande. Réfléchis bien : faire les choses gentiment ou souffrir. C'est pas bien compliqué.

Et il sortit, la laissant seule dans cette toute petite pièce, non isolée et glauque avec pour seule compagnie ses deux gardiens.

Révélations ( suite de Perdue) Des histoires addictives. Découvrez maintenant