Lorsque Kristal se réveilla, on la frictionnait. Elle ouvrit grand les yeux et le gars qui la réchauffait s'arrêta et répartit.
<< Tu serais encore restée endormie bien longtemps s'il n'avait pas fait ça. Tu serais peut être même morte de froid.
- Ce qui ne vous arrangerait pas n'est ce pas ?
- Bah pour l'instant je n'en sais rien. Bon revenons en à nous deux. Où étais tu avant de réapparaître miraculeusement il y a trois mois ?
Kristal ne répondit pas. Son interlocuteur fit un signe de tête et un homme, muni d'un katana, s'approcha d'elle pendant que deux autres la tenait fermement par les épaules. L'homme armé pris un de ses bras, posa délicatement la lame sur sa peau et d'un coup précis et minutieux lr lui entailla. Kristal cria et elle sentit le sang chaud, dégouliner jusqu'à son poignet pour tomber par terre.
- Comme je n'ai plus le temps de m'amuser avec toi je vais recourir aux grands moyens. Alors vas tu parler maintenant ?
Kristal pour signifier que non cracha par terre à côté d'elle. Exaspéré le leader fit un signe de la main et son bourreau prit son deuxième bras entre ses mains pour lui faire une même entaille à celle de son bras gauche. Elle retint son cri et ne sortit qu'un gémissement étouffé, mais on pouvait voir qu'elle souffrait d'une douleur cuisante à ses haletements.
- Je reviens cet après midi j'espère que tu sera plus coopérative.
Et il sortit suivi des ses copains.
Kristal laissa reposer sa tête sur le mur. Elle sentait son coeur battre à tout rompre dans ses tempes. Il fallait qu'elle se repose pour lui tenir tête cet après-midi, même si elle doutait de lui résister bien longtemps.
Le moment tant redouté arriva bien trop vite au goût de Kristal. Le leader venait, suivit des ses trois compagnons. Il prit une chaise et s'assit en face d'elle.
- Plus disposée à parler ? Je ne vais pas répéter la question, tu sais ce que veux savoir.
Kristal ne bougea pas d'un pouce comme indifférente à ce qui pouvait lui arriver. La séance d'entailles recommença donc. Il lui reprit les bras et fit une deuxième entaille sur son bras gauche. Il allait faire la deuxième sur le bras droit quand Kristal dit :
- Stop. Arrêtez.
Le leader fit un geste de la main arrêtant son bourreau.
-Vous avez sûrement vu les trois autres personnes qui sont apparus avec moi ? Et bien j'étais avec eux avant d'apparaître.
- Ne me prend pas pour quelqu'un de la dernière pluie, tu n'y était que quelques mois pas plus. Je parle d'avant ça.
- Comment savez vous…
- Nous savions leur existence. Nous les voyions parfois revenir dans leurs souterrains. Nous les avions à l'oeil ces personnes que tout le monde croyait disparues. Mais d'un commun accord nous avons décidé de ne pas les déranger. Après tout ce ne sont que des jeunes qui volent pour survivre.
- Vous vous trompez. Ce sont des personnes exceptionnelles qui ont chacune une qualité hors du commun et ils forment une famille, vraiment comme une vraie. Chacun se préoccupe beaucoup des autres.
- D'accord mais ceci ne m'intéresse aucunement. Maintenant dis moi où tu étais avant d'être recueillis par cette bande.
Kristal hésita et pendant ce temps là son bourreau reprit son bras dans l'intention de le couper une nouvelle fois.
- Non ! Je vais vous le dire. Mes parents m'ont déposé dans le centre d'accueil de Paris et peu après, un homme m'a adopté et m'a entraîné tous ce temps où j'étais isolée du monde. Il m'a fait devenir un être incapable de sentiments. Il m'a enseigné à réagir promptement, à réfléchir vite et bien, tout ça pour me sortir de n'importe quelle situation sans laisser mes sentiments interférer. Je l'ai fait brûler avec sa maison quand j'ai découvert que ce n'était qu'un criminel et encore pire, quand j'ai découvert qu'il n'était pas mon véritable père. Après m'être rendue compte de mon crime j'ai voulu m'oter la vie et la bande de jeunes qui veulent juste “survivre” comme vous dites, on toujours été à mes côtés employant parfois les grands moyens pour m'empêcher de me tuer, me remettant au fur et a mesure sur pied, me faisant redécouvrir mon humanité perdue et donc les sentiments. Après ça j'ai été à la recherche de mes parents biologiques et vous connaissez la suite de l'histoire.
- Bien, très bien. Qui est cet homme ?
- Je n'en sais rien. Il ne m'a jamais révélé son prénom.
- D'accord. Bon comme promis tu as répondu à ma question alors dis moi deux choses que tu aimerais sachant ce que tu ne peux pas demander ce qu'un ravisseur ne t’accordera jamais.
- Je voudrais aller au toilettes.
- Comme tu n'a pas l'air de l'avoir remarqué, je vais te le dire. La pièce n'est pas si petite que tu le crois, regarde par là-bas il y a dans un petit retranchement des toilettes.
- Merci. Mais comme je ne peux pas marcher il me faut l'aide de mes mains pour y aller. Dit elle après avoir réfléchi en les tendant devant elle.
Le leader tendit sa main et le garde armé de Kristal lui remis un poignard après un instant d'hésitation et un regard d'appréhension :
- Tu as une arme non ? Alors pourquoi t'inquiéter d'autant qu'elle ne peut marcher. La seule chose dont elle peut se servir c'est de ses bras.
Il s'approcha de Kristal et minutieusement, plaça son couteau entre ses poignets et tira d'un coup sec, faisant tomber tous ses liens au sol. Kristal par réflexe se massa les poignets qui étaient écorchés. En même temps ils n'avaient été de main morte, ils avaient très bien serrés, tellement que le sang ne passait plus très bien. Elle enleva aussi les nœuds nouant des chevilles et fut étonné qu'il ne réagisse même pas.
- Quoi d'autre ?
- Une couverture s'il vous plaît. Les nuits sont très fraîches à ce que j'ai pu remarquer.
- Effectivement, bien réfléchi. Apportez lui en une.
Un de ses trois compagnons qui était parti chercher la couverture revint et la jeta à côté de Kristal.
- Bon j'en sais assez pour te laisser tranquille le reste le reste de la journée et même demain. Sur ce je te laisse en bonne compagnie de tes deux anges gardien. Blagua t il.
- Merci.
- Mais merci à toi.>>
Et il sortit, les trois autres hommes à sa suite.
Kristal, avant de se coucher car elle était fatigué, à l'aide de ses mains se leva sur sa jambe valide. Si elle ne pouvait marcher sur deux jambes elle pouvait marcher à cloche pied sur celui dont elle avait encore parfaitement l'usage. Ses deux gardiens la regardait inquiets. Ils avaient peur d'elle, remarqua Kristal.
Pas envie de penser plus à eux elle alla vers les toilettes et revint quelques minutes plus tard vers la couverture et se laissa tomber assise à côté. Ce n'était que la fin d'après midi mais elle était tellement épuisée qu'elle allait se coucher tout de suite. Elle avait décidée de se reposer tout le temps où il ne l'interrogeait pas.
Elle prit la couverture et la plaça sur son dos. Elle replia sa jambe valide contre elle et prit la deuxième avec ses mains pour la ramener contre elle également, et croisa ses bras autour de ses jambes pour ne pas laisser celle blessée retomber et afin de garder le maximum de chaleur.
Elle rajusta avec ses mains la couverture pour qu'elle recouvre le plus de son cors possible. Ainsi, elle posa sa tête sur ses genoux et ferma les yeux. Elle était recroquevillé sur elle même comme empaquetée dans un cocon. Elle s'endormit très vite malgré la position inconfortable et la faim qui lui tenaillait le ventre.
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Révélations ( suite de Perdue)
Acción⚠ Lire le premier tome d'abord intitulé Perdue. Kristal et son frère se sont disputés. Kristal, fâchée et vexée, partit de la maison en n'écoutant pas les conseils de son frère qui la sait en danger. Plus tard, elle pris pleinement conscience de so...
