!! Ne pas lire si vous n'avez pas fini le livre !!
Pour les autres, vous connaissez Alex et Laure, si vous n'avez pas envie de lire une scène pimentée, ne le faites pas ^^ !
ALEXANDRE
Je regarde les aiguilles de ma montre toutes les quinze minutes. Déjà trois heures qu'on est planqués ici. Un vingt-quatre décembre. Ok je n'ai jamais été un grand fervent admirateur des fêtes de fin d'année. C'est généralement un truc de famille, le moment où je bosse le plus et où mon chef est très content de me trouver pendant que ceux avec femmes et enfants vont se farcir un chapon. Mais cette année c'est différent.
Cette année y'a Laure. Et j'ai autre chose à foutre justement !
On intervient à Noël parce que le type est portugais, que la tradition familiale c'est sacrée pour lui. C'est le moment de l'année où il a pas la bougeotte ; on sait à peu près où le trouver sans qu'il s'en doute. Et effectivement, je vois sa caisse se garer en bas de l'immeuble. Sa maman va pas pouvoir faire un gros bisous à son fiston cette année ! Et moi je vais enfin pouvoir rentrer...
– On l'intercepte avant l'entrée dans l'immeuble, ordonne mon chef à nos gars dans le talkie.
Les équipes d'intervention sont en place. En quelques ordres, le gars est plaqué au sol, maîtrisé, voulant jouer les gros durs mais encerclé de flicards ; il fait moins le malin. La plupart des mecs portent des casques. C'est donc sur moi que ses yeux tombent quand on me l'emmène à la voiture. Le type est même pas encore assis, qu'il me lance le regard révélateur d'une connerie à venir. Dès les premiers mots, un frisson désagréable dévale ma colonne vertébrale.
– Au fait...ta copine va bien ? Elle est bonne je suis sûr. Un mec comme toi ça doit coucher qu'avec des salopes bien gaulées.
Mauvaise pioche...
Autour de moi, tout le monde retient son souffle. C'est évident que le type joue avec mes nerfs et bluffe sauf que je vois rouge. Il a un grand sourire de connard, les habits de connards, l'attitude vicieuse du connard. J'attrape la portière et la rabat sur son crâne. Un fois. Deux fois. A la troisième, le gars est assommé et on vient me tirer en arrière. Je lui balance mon pied dans la gueule.
– Lieutenant ! Maîtrisez-vous !
– Il a menacé ma femme !
– Il pourrait menacer votre mère que ça me ferait rien agent Delfort.
Ma mère ? Quelle mère ! Ce con ne sait pas de quoi il parle ! Je me dégage des bras qui me retiennent. Que l'un d'eux me touche encore et je lui colle mon genou dans les couilles pour le faire reculer.
– Vous avez pas intérêt à le lâcher ! continué-je sur le même ton, en désignant la crevure qui gît sur la banquette de la voiture de flic. Sinon vous aurez affaire à moi !
– Vous me menacez Delfort ?
– Oubliez pas que je suis votre meilleur élément.
– Je n'ai aucun compte à vous rendre.
– S'il arrive quoique ce soit à Laure, c'est pas une portière qu'il se prendra dans la face.
Je ne reste pas plus longtemps sur les lieux de l'arrestation. Il y a assez d'agents capable de faire la paperasse. Mon chef baragouine un truc dans mon dos, et je suis à deux doigts de lui dire d'aller se faire foutre quand je pense à Laure qui m'attend. Vingt deux heures. Soirée de réveillon merdique.
...
Ils sont tous au studio de tatouage. Au premier étage, champagne, petits fours et chocolats sur la table. En débarquant, je me prends leur visage souriant en pleine ligne de mire. Le regard amoureux de Laure. Je me détends pour la première fois de la soirée.
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Make me Bad [Publié chez Hugo Poche]
RomansAncienne version de l'histoire avant édition. Retrouver «Make me Bad» 1 et 2 (La condamine) en vente sur les plateformes de téléchargement légal ! En version poche dans vos librairies ;) --- "Bien sûr que c'est une mauvaise idée. Très mauvaise. Et...