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Dommage. Ils avaient vu Maxime sortir en trombe, presque en larmes aussi, prendre sa voiture et s'enfuir. Valentin avait fuit des yeux le départ de Maxime. Touché, encore. Il avait peur, bien peur de ce qui pourrait arriver au jeune homme. Cyril lui, s'demandait comment il allait rentrer. 

Le voilà ici, arrivé dans ce lieu que sa vie à vue détruire. Comment dire que Maxime, aujourd'hui avait pris une décision nocive. Arrivé là bas, il ne se priva pas d'aller voir ce gars qui, la première fois lui avait donner ce qui l'avait fait partir. 

"-Maxime, te revoilà, j'pensais ne jamais te revoir ! 

-J'pensais aussi, mais j'arrive plus à bien penser sans, apparement. 

-J'te fais un prix, aller !

-Merci mec."

Le voilà repartit, notre brun, en direction de chez lui. Il s'enferme, s'renferme aussi. Les volets se ferment, le briquet s'allume et innonde de sa chaleur ce que Maxime tiens entre ses lèvres. Il soupir, ça y'est. Sa tête tourne,  enfin, puisse t-il s'enfuir loin. Il le voulait, et il savait, qu'de toute façon, foutue pour foutue, valait mieux qu'ça l'fasse délirer plutôt qu'rester. Si Valentin voyait ça. Il rigola, amèrement. Ses pensées virevoletaient, volaient, sortant d'sa tête. Il chantait. Il chantait d'une voix enjouée, d'une voix perdue, fatiguée et pourtant presque heureuse. Il riait. Les étoiles dansaient devant ses yeux alors que la nuit n'était pas tombée, loin de là. Une odeur forte planait dans son appartement. Il planait aussi. Avec les étoiles, avec ses pensées. Il entendait tout, son coeur battre, ses larmes couler, sa vie cassée. Il alla dans la salle de bain, croisant son reflet, il regarda ce corps, ce dos abîmée. Il ria jaune. Il se changea, enfilant un jogging et un t-shirt, pour dissimuler l'horreur de ce souvenir qui le hantais tellement qu'il recommançais ses conneries. Il se dirigea cette fois dans sa chambre, ordonnant à Google de mettre une chanson, qu'il conaissait bien, qu'il aimait particulièrement. Il retourna dans le salon, s'affalant sur le canapé. Sa voix brisé, chantait encore. Il riait, riait, pleurait, volait. Il termina c'qui détruisait son coeur et qui faisait délirer son esprit. Aussitôt, sans vraiment se soucier de c'que la morale pouvait en penser, il en roula un autre. La chanson cette fois, entama un autre couplet, ses yeux rougissaient à vue d'oeil. Il s'envolait, de plus en plus haut, sentant la raison quitter son corps. Il était bien, là. Il ne regrettait pas, il oubliait, là. Le poids d'la vie, d'la culpabillité, du viol, de c'qu'il avait vécu, c'qu'il avait perdu, se dissoudait en même temps que la fumée qui elle, dans les aires, semblait emporter ses putains de problèmes. Il leva la tête vers l'plafond, il lui sembla d'ici, pouvoir voir le ciel. Et il se dit que, bordel, c'était quand même super dommage que les étoiles ne se montrent que la nuit. Il se dit aussi qu'heureusement lui, savait comment les faire venir plus vite. Il compta les étoiles, à l'aide de ses doigts, il y en avait 24, et 12 nuages volaient autour. C'était drôle, parce que ces chiffres formaient une date, celle qu'il voulait oublier, il ne savait plus pourquoi. Mais c'qu'il était encore capable de savoir, c'est simplement qu'il ne pourrait jamais s'en défaire et que c'est pour ça qu'aujourd'hui il avait arrêter de lutter, faible. Il se leva, d'un bond. Faible. Il était sacrément faible, les pensées revienrent en lui, le percutant violemment, il eu un vertige. Il était faible. Et coupable de son petit écart, il savait qu'il allait finir par le regretter, le lendemain sûrement. Ou bien quand ses conneries lui auront fait perdre Valentin. D'une voix coupé par les sanglots, il chantait en boucle. 

"-Marié jeune à Marie-Jeanne. Amoureux je ne l'était pas. Et ma rage est née, la 'te-pu' de Marie-Jeanne est là depuis"

Wake Up (Vodkmixem)Où les histoires vivent. Découvrez maintenant