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Valentin était bien réveillé, lorsque Maxime s'en alla. Cependant, il ne chercha pas à le retenir, puisque dans sa tête raisonnait le reste de paroles qu'il avait dit il y a de ça quelques jours. "On ne peut pas s'aimer, quel amour tragique et alors, on se détruit puis, on est encore moins heureux, seulement, je suis fatigué de tout ça.." C'était quelque chose dans le genre. Et, Val  aussi, était fatigué. Il était fatigué de tout, et pourtant.. Et pourtant, quand Maxime était là, tout semblait s'apaiser en lui, cependant, ouais, ils étaient néfaste, l'un pour l'autre. C'était trop risqué de retenter quelque chose, mais pourtant, ne pas le faire ne semblait rien arranger.. Il ne savais pas, et son cerveau était endormi par la morphine, alors, il ne parvenait pas à avoir les idées claires, son cerveau était enveloppé dans une douce brume qui l'arrangeait peut-être, finalement.. 

Notre jeune garçon se mit assis dans son lit, et passa ses mains sur son visage. Il pourrait faire n'importe quoi, pour Maxime. Il en était bien conscient, et c'était presque effrayant, vous savez, lorsque vous aimez quelqu'un à un tel point que vous ne contrôlez plus rien. Il était de ceux là, depuis qu'il avait compris ce qu'il ressentait pour le brun, c'est à dire, depuis un petit moment déjà. En attendant, il était là, en slip dans son lit, tandis que Max devait être dans le canapé.. Et il mourrait d'envie d'aller le voir, vous savez. Il mourrait d'envie de lui rendre son baiser, et bien plus encore, de le rendre fou, de l'aimer. Il rêvait d'entrer dans le salon, un peu déboussolé, et de trouver son brun, tout aussi troublé. Il voulait le retrouver, sur le canapé, dans ce canapé. Retrouver la folie de son corps, la douceur des baisers, et tout ce qu'il ne pense jamais retrouver. Il rêvait de se lever, de venir le chercher, de prendre son regard, et de lui dire tout ce qu'il y avait dans son coeur, mais n'était-ce pas trop tôt ? Ou trop tard ? Une vague de regrets le consumait, le consumerait, s'il n'y allait pas tout de suite. Il risquait de ne jamais être en paix avec lui même. Mais il avait peur. Peur de quoi cependant ? Lui même, sûrement, ce qu'il ressentait, ce qu'il pourrait faire, pour que les cicatrices du brun s'effacent.

Il saurait tout faire, si il le pouvait, il irait même jusqu'à se détruire lui même, pour le protéger. Pour l'aider, pour revoir ce putain de sourire disparu. L'aider : c'était en quelque sorte ce qu'il faisait déjà, en le préservant, il les préservait d'un amour trop compliqué. Mais pourquoi l'était-t-il ? C'est là qu'était le noeud. Y avait t-il un réel soucis, ou juste de simples barrières, de simples idées misent en tête ? Peut-être que c'était un peu des deux, des trois. Mais si il voulait un jour revoir le sourire de Maxime, il valait mieux ne pas jouer avec le feu, jouer avec ce qu'ils avaient là, dans la poitrine et qui cognait parfois trop fort. Mais vous savez, ce n'est jamais facile, de savoir aimer. Il n'a jamais sut, personne n'a jamais sut, et c'est pour cette raison que le malheur s'acharne sur ceux qui, par amour, ne réfléchisse plus. Mais visiblement, aussi sur ceux qui ne cesse d'y penser. Ah, je vous le dis, c'était compliqué, et il était dans une drôle de situation. Pour autant, et alors qu'il était en pleine réfléxion, il fut pris d'une envie de boire, et, sans trop réfléchir, il se leva. Sur son chemin, bien entendu, il trouva Maxime, qui ne dormait pas. Il ne dormait plus beaucoup, notre jeune brun. Il le vit, sur le canapé, les bras au dessus de la tête, en train d'fixer l'plafond. Alors, doucement, sans faire trop de bruits, il s'approcha. La télé passait en fond sonore une chanson qui peut-être, se prêtait que trop bien à la situation. "Scorpion-Still Loving You". 

Valentin observait Maxime, qui n'avait toujours pas remarqué sa présence, qui chuchotait les paroles, qu'il semblait connaître plus que bien. Comme si sa vie avait été bercé par cette chanson, comme si il avait grandit avec et que, maintenant elle décrivait un peu sa situation. D'ailleurs, si on y regardait attentivement, une larme unique roulait le long de la joue du brun. Larme, que Valentin ne vit pas, et grand bien lui fasse, puisque qu'il n'aurait sûrement pas supporté de voir ça. Il était dans le flou, tandis que, le chanteur répétait "I Still Loving You" c'était un peu ironique, ne pensez vous pas ? Moi je trouve, un peu. Même si ça n'a rien de drôle, ça à tout de beau, de romantique, presque. En fait, ce serais romantique si leur coeur ne se brisais pas à chaque mots. Ce serait romantique si, là, dans la pénombre, Valentin prenait la main de Maxime, pour lui murmurer que, oui, il l'aimait encore. Qu'il serait là, toujours là, qu'il ferait n'importe quoi, qu'il attendra le temps qu'il faut. Qu'il pourrait tout faire pour lui décrocher un sourire. Tout faire, même si ils finiraient par se détruire. 

Mais pourquoi répéter en boucle un discour qui fait mal ?
Pourquoi ne pas, pour une fois, prendre en coupe dans ses mains le visage du brun, l'embrasser, l'aimer. L'aimer, et le montrer,  le temps d'une soirée, d'un baiser, pour le réparer, juste un peu. Et murmurer enfin, lorsque les corps se réchauffent et que la lune éclaire doucement leur douce étreinte, qu'il l'aime encore. Qu'il l'aime toujours.

Et c'est ce qu'il fit.
Puisque, évidemment, il l'aime encore.

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Difficile à écrire ce chapitre,  j'ai galéré de fou en vrai

joyeuse saint-valentin les copains, c'est mon cadeau pour vous <3 

Wake Up (Vodkmixem)Où les histoires vivent. Découvrez maintenant