Chapitre 7

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Je me fais brusquement réveillé par quelque chose de mouillé sur mon bras. Je me retourne vivement vers la source, et je vois Night qui secoue de la queue. Je soupire de soulagement, ça aurait pu être n'importe quoi. Night viens se coller à mon bras et je lui gratte la tête. Après un moment, je me lève et je vais m'appuyer contre le garde-fou pour admirer le paysage.

Je n'y vois pas très clairement, puisque la Lune est encore la maîtresse du ciel. Même s'il n'y a pas de vent, il fait froid et je me demande comment j'ai fais pour dormir dans cette fraîcheur.

J'aimerais bien aller me promener en bas, mais le froid insensé pourrait me faire beaucoup de dommages. Je me résigne donc à rentrer à l'intérieur, en faisant le moins de bruit possible pour ne réveiller personne. Je me fais du thé grâce à mon ancien poêle au butane et je le bois tranquillement assise à une table.

La boisson chaude me réchauffe et me fait un bien fou. En arpentant la cabane du regard, je me rend compte que je ne suis pas seule de réveillé. Couché à côté de Kayla dans son sac de couchage, Matthieu regarde quelque chose qui repose au creux de sa main. En apportant ma tasse, je m'approche doucement du garçon en chuchotant son nom. Il se retourne lentement, et me fait un grand sourire. Tout en m'assoyant côté de lui, il m'adresse un sourire enjôleur. Je fais semblant de ne pas l'avoir vu, car il m'énerve avec son air de tombeur.

-Qu'est-ce que c'est? Chuchotais-je à l'intention de l'objet.

-Une vielle montre qui a appartenu à mon arrière grand-père, me répondit-il du même ton.

-Je peux voir?

Matthieu me tend la montre avec réticence, comme si j'allais la briser. Pour lui prouver ma bonne fois, je la prend tout doucement. Elle est assez lourde pour une montre de poche. Je caresse doucement la vitre, et je sens sois mes doigts des gravures sur le rebord. Il n'y a par contre pas assez de lumière pour que je puisse les lire.

-Je ne pourrais pas te dire qu'elle est belle, dis-je en gardant une voix basse, mais elle à l'air unique.

-Ouais, à cause des gravures. Se sont les 12 signes du Zodiaque avec ceux de ses enfants entourés.

-C'est lui qui a fait ça?

-Non, c'est sa femme, elle travaillait dans une joaillerie. Elle en avait fait plusieurs des montres uniques, elle sont tous exposer au Musée Des Siècles Passés en Europe.

-Tu viens d'où au fait?

-De la Roumanie toi?

-De l'Irlande.

Le garçon prend un air pensif avant de dire autre chose.

-J'aimerais bien savoir pourquoi tu as appris le français et pas l'anglais.

-Je pourrais te poser la même question, répliquais-je.

-Des parents Français.

-Tu parles sans leur accent.

-Des français québécois alors!

Je ris légèrement. C'est un peu ridicule de s'obstiner pour cette banalité.

-Tu n'as toujours pas répondu à ma question, reprend-t-il.

-J'habite au Québec, durant l'été, dans cette cabane.

-Ça explique rien.

-Et c'est tout ce que tu sauras, conclus-je en me levant.

Je n'aime pas beaucoup parler de moi, surtout à quelqu'un que j'ai rencontré il y a de cela trois jours. Je finis mon thé et je vais le porter dans un bac où il y a d'autres vaisselles sales.

À rienOù les histoires vivent. Découvrez maintenant