C'est mon estomac qui me réveille. Je me tournemachinalement sur le côté à plat ventre et vide le contenu déjàvide de mon estomac. Je ne vomis en fait que des glaires et crache dela salive. Je sens des mains m'attraper violemment et me tirer sur ledos loin de mon vomit. C'est là que j'ouvre les yeux. Mes yeuxpapillonnent longuement avant de rester ouverts. La salle danslaquelle je me trouve est une chambre. Une chambre très chic. Unhôtel sûrement. Je suis assise contre le lit. Je tourne la tête,le cerveau encore un peu dans les vapes, et vois un homme ou plutôtune montagne de muscle. Les cheveux rasés, un air méchant sur levisage et une arme dans la main. Attendez quoi ? Je louche sur le gunqu'il tient pointé sur ma tête. Je sens des larmes monter à mesyeux. Le stresse s'empare de moi, je suis tétanisée. Il m'a violéeet maintenant il va me tuer ? Je ne suis pas prête à mourir. Jeregarde mes cuisses pour chercher la moindre trace de sang ou deviolence. Mais rien, je porte encore mes talons, ma robe et je sensma culotte sous ma robe. Je tourne le regard vers lui à nouveau. Ilme fixe sans bouger, sans trembler. Mes glaires et ma salives fromentune flaque à mes pieds, sur le beau sol de la chambre.
Qu'es...je fais...là ?dis-je la voix rauque dû à ma gorge asséchée.
Il ne me répond pas. Toujours droit, campé sur sespieds. J'avale ma salive et tente de mouiller ma langue. C'est un peumieux. Je tente de me redresser en pliant mes jambes sous moi maisune main se pose sur mon épaule et je sens le canon glacé de l'armese poser contre ma tempe. Je me fige effrayée. Mon cœur cesse debattre et mon corps entier cesse de bouger.
Bouge encore et je tire, me dit la montage dans un anglais parfait mais avec un fort accent.
Je me rassois donc sur le sol. Je monte mes genouxcontre ma poitrine et les entoure de mes bras pour en masquer letremblement. Il ne m'a pas l'air d'être e type de gars à rigoler.Des millions de questions tournent dans ma tête. La pièce estcomposée d'un grand lit, contre lequel je suis appuyée, d'un petitsalon avec des canapés en face de moi et d'une grande baie vitréesur ma droite qui donne sur la ville. Mon regard perdu s'égare surla ville illuminée en bas. On est encore la nuit, je ne sais pascombien de temps je suis restée dans les vapes mais il y a deuxoptions, soit j'ai dormi une journée et on est le jeudi ou vendredidans la nuit, soit je suis encore dans la nuit de mercredi à jeudi.Je me mets à imaginer divers raisons, divers scénarios de la suitedes événements. Je sens les armes couler sur mes joues. Je doisparaître faible mais je suis tellement en panique, stressée etsurtout effrayée que je m'en contrefous. Je n'ai qu'une envie m'enaller. M'échapper. C'est alors que la porte sur notre gauches'ouvre. L'entrée de la chambre. Le colosse pose une main sur monépaule et la serre à m'en faire mal. Je suis bloquée au sol. Jelève mes yeux brouillés par mes larmes vers les nouveaux arrivantsm'apprêtant à appeler à l'aide mais je croise ceux électriquesd'un grand blond. Je l'ai déjà vu lui. Trois personnes entrent dansla pièce. Ils saluent d'un signe de tête le colosse et vonts'asseoir dans les canapés en face de moi. Celui qui s'assoit leplus à droite, je le reconnais, c'est celui qui me fixait dans laboîte. Il s''installe confortablement dans le fauteuil et me regardeun petit sourire aux lèvres. Ma bouche ouverte est prise detremblement. Mes épaules sautent au gré de mes sanglots silencieux.Mes joues sont trempée. Et ma robe est remontée haut sur mescuisses à cause de mes genoux contre moi. Mais je m'en fiche qu'ilsaient une vue sur ma culotte. Les deux autres personnes dans la sallesont des hommes. Le premier est un vieux, cheveux poivres et sel, encostard et en mocassins. Le dernier semble être le plus jeune.Tandis que le vieux est resté debout et observe la vue depuis labaie vitrée, le jeune est bien installé dans son fauteuil, la têteappuyée contre le dossier d'un air décontracté et détaché. Jeles regardes tous les trois. Personne ne parle. La seul personne quime regarde en dehors de la montagne c'est câble électrique. Réflexeenfantin, donner des noms ridicules aux gens me rassure un peu. Jesuis toujours tétanisée et immobile. Je ne sais pas pourquoi jesuis là. Ni pour combien de temps encore je suis vivante ou en bonnesanté mais je sais que je suis dans la merde. Le pire c'est que cen'est en aucun cas ma faute. Je sens la colère monter en moi. Larage de ma situation critique. Je lance mon regard le plus haineux àcâble électrique. Il me sourit et sans me quitter des yeux lance :
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Le mafieux et la belle
RomanceAria, une jeune fille de dix-sept ans quitte sa famille, dans la seule complicité de sa meilleure amie, pour commencer une nouvelle vie à Phoenix. Seulement, là-bas elle est kidnappé par un réseau mafieux et donnée en cadeau au fils du grand patron...