Chapitre 26

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Suite Ânata 26

Dans une famille où règne le « chacun pour soi » gangrène le dur labeur et le revenu demeura faible .

Que nous soyons encore très jeunes, au sortie de l'adolescence ou adultes, nous sommes tous les enfants de quelqu'un. Il serait pratiquement impossible d'estimer le prix des quelques vingt années de soins, de travail, de dépenses et d'efforts fournis par les parents et dont la plus part d'entre nous ont fait l'objet des désintéressés depuis notre naissance.
En plus de toutes ces choses dont nous leur sommes redevables, nos parents nous ont transmis quelques choses qu'il nous est impossible de leur rendre . La vie .
Sans eux nous n'existerions pas .
Cette simple évidence devrait plus que toute autre raison, nous inciter à obéir à leur commandement.
Allah a dit dans son saint Coran « honore ton père et ta mère . Il ni y a de paradis plus proche que sous leurs pieds » . Bien que nous soyons redevables en premier lieu à notre Créateur, la source véritable de toute vie, de tout paradis se retourne envers nos parents.
On a beau parler de la vie, mais en réalité c'est quoi la vie ? C'est quoi réussir sa vie ?
Le prophète Mohamed ( Swt) nous a dit que toutes les richesses du monde ne peuvent acheter la vie . Car elle n'a pas de prix .
Un peu plus Loin il redit
« ne devez rien à personne, sinon de vous aimer les uns des autres » . La plus grande dette que nous devons envers notre prochain est celle créditée envers une mère . Notre mère .

Moustapha était couché dans sa chambre entrain de penser à sa vie . Il était heureux de tout ce qu'il venait de gagner mais il avait compris que le bonheur n'existe véritablement que lorsqu'il est partagé. Et personne ne peut partagé mieux un bonheur ou une réussite que le sourire et les rires d'une mère .
Cela faisait des mois qu'il avait arrêté toute intimité ou moments de joie entre lui et sa mère . Elle lui manquait et cet absence était déchirant .
Il avait lu dans le Coran que : notre cœur devrait nous pousser à continuer à aimer nos parents et à leur adresser la parole quelque soit le problème posé, à leur manifester cet amour aussi longtemps qu'ils vivront ou que nous vivrons . Ils peuvent nous énerver, nous crier dessus, nous faire du tort mais il faut toujours les aimer et les respecter.

Moustapha aimait sa mère Ânata même s'il ne le disait ou le manifestait plus . Il avait comprit que bien qu'il ne pouvait pas lui redonner une vie comme elle l'avait fait pour lui , il pouvait néanmoins faire quelque chose qui donne un sens à sa vie . Et ce sens c'était lui . Lui seul pouvait contribuer à sa joie et lui seul pouvait procurer à sa mère un sentiment de profonde satisfaction comme personne d'autre n'en serait sans doute capable, parce que ce il était son seul et unique enfant .
Alpha Oumar dormait déjà et la nuit était avancée.
Moustapha voulait parler à une personne mais personne n'était là . Il se leva alors pour aller voir sa mère .


On dit que la nuit porte conseil. Moustapha après avoir méditer sur les milles et une fois sur comment il allait convaincre sa mère qu'il a compris son geste même s'il s'était exprimé ce soir là  sur ce ton trop élevé, c'était sous l'effet de la colère.
C'est vers les minuits qu'il se leva et tapa à la porte de la chambre de sa mère, il écarta le rideau et la trouva assise sur sa natte de prière. Elle pleurait doucement. Moustapha s'assit tout près d'elle . Cette chambre et cet odeur maternelle l'avait énormément manqué .
Ils respiraient et chacun attendait les paroles de l'autre . Le moment était pesant . Moustapha de sa voix roque put difficilement ouvrir la bouche pour dire ce qu'il avait dans le cœur .

- Néné !! ? tu es ma mère, et tu dois souffrir que j'arrête de te parler de ce que je fais où que je te contredise . Je te comprends Néné et j'accepte mon sort . Il respira bruyamment et reprit la parole . Je suis un enfant né hors mariage et j'accepte cela . Je suis d'ailleurs fier de moi si cela peut te consoler Nené . Je suis désolé. Je suis désolé pour tout ce temps où Satan me côtoyait . Je suis désolé pour ces mois sans communication ni rien . Néné pardonne moi de t'avoir offensé et de t'avoir fait souffrir à tort .

Ânata Où les histoires vivent. Découvrez maintenant