Chapitre 15: Même Pas Peur

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꧁Même pas peur

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Même pas peur...꧂

L'homme le plus dangereux du Mexique se trouve à quelques centimètres de mon visage. À l'instant où il s'est approché de moi, mon corps s'est mit à trembler tel une pauvre petite feuille.
J'ai bien eu la confirmation de son identité, Juan.
Il m'impressionne en fin de compte.

Rien qu'à son regard je peux deviner qu'il a un vécu différent des gens normaux.
À partir du moment où quelqu'un décide de prendre la vie à un humain, il n'est pas concideré comme humain.
C'est pourtant logique, mais lui c'est un cas particulier.
Il tue des personnes, c'est pas pour autant qu'il me fait peur. Il est juste... Captivant.

La salle ne sent plus le sang et la pisse, elle est camouflée par l'odeur du tabac. Il m'avait fixé pendant plus de 30 secondes puis, il s'est mit à rouler un joint. Cela fait plus de 5 minutes que j'attends par terre, je sens qu'il me jette quelques regards méfiant parfois mais je n'y prête pas attention.
Il a de gros problèmes psychologique le pauvre.

Comme me l'a dit Marco, Juan est un homme mystérieux car il ne laisse absolument rien paraître. Sa carrure est impressionnante, il dégage un sentiment de puissance et de supériorité. Il tire une taffe de son joint en prenant une grande inspiration, la salle manque de luminosité donc on distingue beaucoup plus nettement la fumée qui s'y dégage. Quand il relâche son bras, ses veines sont mis en avant.
Je trouve ça vraiment attirant mais le problème c'est que les hommes sont tous des cabróns.
Y compris lui.

- Deja de mirarme o te tumbo, intervient-il soudainement.
(Arrête de me regarder ou je t'en colle une)

Je ne m'étais pas rendu compte que je le reluquais littéralement et puis de toute façon c'était pas ce que j'étais entrain de faire.

- Je t'ai pas regardée.

Il retourna subitement sa tête dans ma direction, on dirait un hibou. C'est fou comme il ne fait pas très peur pour un chef de cartel.

- Ah ouai ? Et je peux savoir ce que t'étais entrain de faire alors ?

- J'attendais et j'attends toujours ma mort.

Il tire une autre taffe en regardant la fenêtre, enfin, si on peut appeler ça comme ça...
Il détache son regard de la fenêtre pour le poser sur moi, il s'approche de plus en plus. Arrivé à quelques mètres de mon visage, il y pose ses deux mains de chaque côtés.

- La mort elle est devant toi idiota...

- Tu me fais pas peur.

Je soutiens son regard comme je peux, je sens qu'il veut jouer au duel des regards.
Il ne me connaît pas...
C'est le domaine que je maîtrise le plus normalement mais ses yeux d'un noir plus sombre que mon avenir me fixent avec une forte intensité.

- No me jodas, je vais te reposer la même question que tout à l'heure et j'espère que ce qui sortira de ta bouche sera le lieu où se trouve ma sœur actuellement comprendes ?!

- Écoute, ta sœur je sais pas où elle peut se trouver, je sais même pas pourquoi je suis ici en train de taper la discute avec un chef de cartel donc comment veux-tu que je le sache putain ?!

Il me prend la mâchoire et la serre avec une force indescriptible, dans ses yeux je peux distinguer des flammes tellement ils sont perçant.

- Ton putain de père de mes couilles est actuellement en train de vendre ma sœur et je sais que t'a quelque chose à voir la dedans,donc parle et grouille !

Mon père...
Il est donc à l'origine de mon kidnapping, de mes crises d'angoisses, de mes envies suicidaires, il me tue chaque jours...
Et puis... Attendez, vendre ? Comment ça vendre ??
Juan me relâche avec tant de douceur que j'en tombe par terre, ma tête cogne sur le mur et ça fait extrêmement mal.
Même le mur est contre moi !

- Je veux savoir le lieu où se cache ton père de mes deux et grouille putain !

- Mais puisque je te dis qu-

Il m'envoie un gros coup de poing en plein milieu du visage, du sang coule le long de mes narines. Il enchaîne avec plusieurs coups de pieds dans le ventre, la douleur est atroce. Je ne sens plus mon corps et pendant un instant me défendre m'a traversée l'esprit, mais c'est comme se battre contre la mort.
On perd dans tous les cas.

- Quand je reviendrai j'espère pour toi que ton putain de trou de mémoire passera, tu t'es clairement mise dans la merde chica et cette même merde te poursuivra six pieds sous terre crois moi. Il s'approche de moi et se baisse à ma hauteur, il s'empare de ma mâchoire fermement. Sourcils froncés, il poursuit: je veux ma sœur devant moi et vivante t'as jusqu'a demain où je te brûle vivante et prends ma menace au sérieux.

Il relâche ma mâchoire brutalement et part en prenant soin de claquer la porte de ma cellule, un gardien la referme aussitôt.
Je suis à présent seule face à mon putain de sort.

Une chose est sûre, je n'en sortirai pas vivante...

Pdv: Juan

J'ai besoin de baiser.
C'est tout ce dont j'ai besoin pour le moment, cette chica m'a gonflé à parler pour ne rien dire. Ma demande est pourtant simple non ? C'est une attardée du cerveau cette gonzesse, même pas capable d'aligner deux mots avec un minimum de sens.
En attendant j'espère vraiment qu'elle fera marcher son putain de cerveau, on parle quand même de ma sœur mierda !

Je compte me bourrer la gueule toute la nuit pour oublier mes problèmes, c'est ça la vie.
Arrivé dans mon bureau Luis et Alejandro s'y trouvent déjà... Putain.

- Alors ?

- Elle a parlée avec le vent.

Alejandro tourne sa tête subitement dans ma direction Luis de même, ils ont normalement l'habitude avec mes expressions.

- Elle a parlée avec le quoi ?
Répliqua Luis.

- Orh ta gueule Luis j'ai mal à la tête.

- Non mais je veux comprendre parce-que parler avec le vent c'est la même chose que par-

- Je crois qu'il voulait dire parler avec le mur parce-que ça fait plus vra-

- PUTAIN VOS GUEULE ! Quand je veux dire parler avec le vent c'est qu'elle parle pour rien dire elle a une case en moins cette chica elle peut pas répondre à une question simple c'est clair maintenant ?!

- Et ducoup c'est quoi le plan ?
Rétroque Luis qui n'a visiblement rien à foutre de ma remarque précédente.

- Si le lieu ne peut pas sortir de sa putain de bouche on ira le trouver tout seul...

𝑹𝑶𝑺𝑨 𝑶𝑺𝑪𝑼𝑹𝑨 Où les histoires vivent. Découvrez maintenant