- Ne t'aventure pas dans les profonds abysses de la vie Rosalia.
Assise sur ce sable fin, l'océan en face
une eau tellement transparente, sans défaut, calme. Elle aimerait que ce soit pareil pour son coeur mais c'est bien trop tard, il est désormai...
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꧁𝑴𝒐𝒎𝒆𝒏𝒕 𝒅𝒆 𝒇𝒂𝒊𝒃𝒍𝒆𝒔𝒔𝒆꧂
Arrivée devant mon club de boxe, je repense aux remarques de Mme Alba.
Et figurez vous qu'elles ne m'ont pas atteinte une seule fois... Enfin juste quelques fractions de seconde, des secondes qui m'ont permis de me sentir comme une moins que rien.
Je ne vais pas m'attarder éternellement sur ce sujet, j'ouvre la porte et putain ça fait un bail que je ne suis pas rentrée dans cette salle. Elle a été rénovée de partout, les murs sont entièrement peint d'une couleur qui ce rapprocherait du noir je dirais du gris noir. Ils ont même achetés de nouveaux punching-ball, sac de frappe et haltères.
C'est juste magnifique. Il y'a que moi pour être fan des rénovations. C'est super satisfaisant en fait.
Au loin je vois Marco mon coach, il ne m'a pas encore vu et j'ai vraiment envie de courir pour lui faire un gros câlin parce que j'en ai vraiment besoin. Mais il y'a énormément de mecs ultra stock ce qui est gênant. En plus de ça je ne montre pas mes émotions, ils sont enfermés en moi et ils ne risquent pas d'exploser de si tôt. Donc je me doit de rester forte.
Il discute avec un de ses collègues donc en attendant je me rends dans les vestiaires pour me préparer. Je jette un coup d'œil aux douches pour voir si il n'y a pas d'éventuelles rénovations mais je tombe nez à nez avec un mec beaucoup plus âgé que moi avec sa serviette qui cache son intimité.
- Bah alors on s'est perdu ?
- Dégage.
Je peux paraître parfois aggressive mais au moins j'ai mes raisons.
- Calme toi c'est juste que t'es dans les douches des mecs d'où ma question, m'agresse pas.
Je reste choquée par la douceur de sa raiponse j'ai vraiment pas l'habitude... Et je me sens tout de suite très gêné.
- Désolé je... Je savais pas.
- C'est rien, les douches des meufs sont un peu plus loin à gauche si tu veux savoir. A moins que ton but était de voir des torses nue.
- Heum... Non, non pas du tout je... J'y vais par la super, merci.
Super, merci ? Oh putain je suis tellement gênée que j'en perds mes mots, et on va pas se mentir son corps d'Apollon en est la principale cause. Pour un mec de quarante ans, d'après mon estimation, il est franchement bien bâti. Malgré les quelques rides sur son visage il est vraiment pas mal, si j'avais été un peu plus vieille ça aurait peut être marché entre nous.
Je me dirige donc vers les vestiaires afin de me changer. Je sors mon short et mon sweat de mon sac et je vais dans les cabines pour me changer. Je mets jamais de short d'habitude c'est juste qu'ici je me sens bien, cet endroit m'a tendu la main pour éviter de couler dans les profonds abysses de la vie. C'est chez moi.
Je termine par mette mes baskets et poser mon sac dans les casiers du vestiaire. Je sors pour aller dans la salle principale, elle est juste immense d'ailleurs ils ont achetés un nouveau ring et il le fallait bien car l'ancien était vraiment dans un sal état.
En parcourant la salle des yeux je vois un homme qui m'est pas inconnu, c'est un des participants de l'année dernière aux combats de boxe illégaux ça se passe près de Nuevo Laredo située dans l'état de Tamaulipas, où se situe l'un des cartel les plus sanglant du Mexique; le cartel de La Muerte. Concideré comme le cartel criminel le plus violent du Mexique. Et c'est tout ce que je sais à ce sujet mis à part la corruption qui est majoritairement présente.
Quand un pied est mis dedans, les deux pieds sont automatiquement mis dans la tombe.
Je connais ce gars parce qu'il y'a pas longtemps, j'ai voulu jeter un coup d'œil au combat sans savoir qu'il était illegal. Résultat, il m'ont repérés puis m'ont fait combattre avec un homme ultra balaise ce qui m'a value de nombreux hématomes plein le corps, le visage et j'en passe. J'ai réussi à m'échapper de cet endroit pendant que certains hommes se mettaient à rigoler. C'était beaucoup trop gênant..
Ne pas rentrer dans des endroits qu'on ne connaît pas, c'est noté.
Marco est toujours en train de discuter avec cet homme, jusqu'à que je rentre dans son champ de vision. Sourire scotché au visage même quand il y'a la pire des galères, Marco reste positif a longueur de journée. Toujours vêtu d'un sweat et d'un jogging, vous ne le verrez jamais sans un ensemble de sport.
- Bella como estas? J'ai eu l'impression que tu évitais cet endroit à tout prix.
- Marco tu m'a vraiment manqué. Dis-je avec mon sourire collé jusqu'au oreilles.
- Toi aussi bella, tu as toute tes affaires ?
- Oui on commence quand tu veux.
- Super tu commence avec le sac de frappe, vas à ton rythme ça fait un bon bout de temps que tu ne t'est pas entraînée.
J'enchaîne des coups de plus en plus fort en oubliant mes gants de boxe.
Mais quand je repense à tout ce qui ce passe en ce moment dans ma putain de vie, les coups se multiplient et sont beaucoup plus intense. La douleur est présente mais la haine l'emporte, elle engloutit la douleur tel un trou noir.
Les viols à répétition.
Un sois disant père qui me fait sentir plus bas que terre.
Le lycée.
Et j'en passe. Actuellement, je me sens vide. J'ai comme l'impression que les bouts de mon cœur qui restent, menacent de s'envoler à tout moment. Ou que je passe quoi que je fasse, partout où je vais; je laisse des choses brisés. Des choses en moi. Je suis un bout de ce monde mais pas dans ce monde...
Soudain je sens deux mains me tirer du sac de frappe, j'étais tellement dans mes pensées que j'en ai presque oubliée ma propre présence.
- Doucement Rosa, tu vas te péter les phalanges en plus t'a pas mis de gant mierda. Dit-il calmement. Étant donné qu'il a l'habitude de ce genre de crise à répétition, il sait que me crier dessus ne fera qu'empirer la situation.
- Lo siento, lo siento lo sien- (Désolé)
- Sientate, esta bien no te preocupes bella.(Assis toi, c'est rien ne t'en fait pas.)
Je m'assois sur le banc près du sac de frappe, mes phalanges sont pleins de sang.
- Respire et inspire comme moi.
J'exécute ce qui me dit de faire et putain ça fait un bien fou de respirer, j'ai l'impression de suffoquer en permanence.
- Merci Marco...
- De nada bella. (Derien)
Je le sers de toute mes forces dans mes bras, ça j'en avais terriblement besoin. De l'affection, j'en avais cruellement besoin.
Plus le temps passe et plus mon masque se fissure, en voici un exemple car d'habitude je ne montre jamais mes émotions mais la c'était plus qu'urgent.
Mi abuelita et Marco sont les seuls personnes de cette putain de terre en qui je donne une importance particulière.
Je ne veux pas les perdre, il faut qu'ils restent encore un peu le temps que je me remette de mes blessures.