
꧁Les deux pieds dans la tombe꧂
𝐏𝐝𝐯: 𝐀𝐥𝐞𝐣𝐚𝐧𝐝𝐫𝐨
Luis s'est occupé de la loco qu'on a très facilement trouvés d'ailleurs. Sincèrement, qui d'aussi con s'aventure la nuit dans ce genre de quartier à cette heure ?
Cette gonzesse.
Assis dans la grande terrasse d'une des propriétés du jefe, je repense à toute cette merde dans laquelle mes gars et moi on s'est mis. Nous avons pas encore tout les détails de l'affaire mais je sens que ça va être chaud pour nous, en particulier pour Luis et moi.
Un joint dans la main, une première bouffé et je me sens planer dans les airs, tout les problèmes qui me colle à la peau s'envolent au fur et à mesure de l'altitude.
C'est comme si je vivait le meilleur orgasme de ma vie fois mille.
Et soudainement je me sens tomber comme un oiseau sans ses ailes en plein vol.
Le retour à la réalité ça fait mal, très mal.
Dans l'encadrement de la baie vitrée, Miguel un de nos gars qui s'occupe de nous donner des informations importantes.
J'ai toujours aimé ce mec.
Enfin pas comme ça mais- vous m'avez compris.
- T'a des nouvelles informations concernant l'affaire ?
- J'ai des informations concernant le fumier qui nous a mis dans la mierda.
Je mets mon joint à la bouche, la fumée s'envole et c'est magnifique.
Mais la c'est le moment de rester concentré.
- Ricardo José Martínez, un homme complètement paumé, chômeur et alcoolique depuis la triste mort de sa femme.
- Tragique. Répond une voix qui parvient de derrière.
Luis est arrivé en toute discrétion, adossé à la baie vitrée il me regarde fixement dans les yeux sourire sur le visage.
- Je t'aime Alejandro.
- Vete a la mierda cabrón.
(Va te faire foutre)
- Orh ta gueule.
- Bon soyez sérieux vous me fatiguez à un point inimaginable. Intervient Miguel.
Luis se pose sur le fauteuil près de moi et reprend son sérieux immédiatement. Il a tendance à être blagueur mais quand on passe aux choses sérieuses il reprend son visage impassible.
- T'as mis la niña au sous sol ?
- Sí mais on pourrait pas la mettre dans un lit beaucoup plus confortable à l'étage ? Réplique Luis.
-¿Me estás tomando el pelo Luis?
(Tu te fou de ma gueule ?)
- Je te parle sérieusement en réalité c'est pas elle qui est impliqué dans l'histoire et-
- Tout ce que tu viens de brailler n'a absolument aucun sens. Comment tu est sûr que la gonzesse n'a rien à voir avec toute cette affaire.
- Un point pour toi. Réplique Miguel.
- Tu la connais depuis à peine 2h et tu veux déjà la baiser ? Putain t'es chaud hein.
- J'ai ja-
- Dans tous les cas si Juan apprend que tu la mise dans une chambre confortable à l'étage comme tu dis, t'es clairement dans la mierda mais pas n'importe laquelle la-
- La diarrhée liquide ? Me coupe Luis.
- Tu me dégo-
- Bon, la fille est tranquillement au sous sol en train d'attendre son putain de sort, Luis tu ferme ta bouche et t'écoute, Alejandro tu sais quoi faire. Et s'il vous plaît que personne n'intervient.
Il nous engueule comme si on était des gamins et je déteste qu'on me fasse la leçon de morale même si je suis en tord.
- Comme je te disais tout à l'heure Alejandro, Ricardo José Martínez un homme totalement fauché, chômeur mais par dessus tout alcoolique depuis la mort de sa femme Maria Flores. Il est pas méconnu de la police bien au contraire il enchaîne les aller retour en prison et semble bien se débrouiller pour esquiver tout ça.
- Attend tu veux dire qu'il se débrouille parfaitement pour sortir de ce trou à rat alors qu'il est complètement fauché ? Dis-je complètement dans l'incompréhension.
- Il s'en sort bien financièrement en ce moment même grâce aux réseaux de prostitution.
Luis et moi ne sommes pas sous le choque, ici au Mexique c'est le quotidien de plusieurs femmes c'est pas du nouveau.
Les femmes pensent qu'elles vont aller travailler pour quelqu'un librement, la méthode la plus classique sont des fausses annonces d'emploi elles acceptent et tombent dans le piège du loup.
- Je pense que vous connaissez le principe. Continue Miguel. C'est un putain d'amateur qui veut prendre exemple sur nous il connaît absolument rien de tout ce monde.
- Il pratique ça depuis quand a peu près ? Répliqua Luis.
- Pas moins d'un mois avec ses potes ils ont des bons contacts, il s'en sort pas seul.
- Un mois ?! Dis-je sous le choque.
- Tu m'a très bien entendu, il est fort ce gros porc.
- T'a une photo de lui sur toi ou pas ? Réplique Luis.
Miguel sort de sa pochette une petite photo qui tend à Luis. Il s'agit d'un homme sans cheveux, sourcils broussailleux et une grosse barbe même pas entretenue.
- Mon Dieu qu'il est moche, je ne pense pas que ce soit le père de la beauté qui réside au sous sol.
Rétroque Luis.
- Il a l'air de puer l'alcool mélanger à de la pisse, sa pisse.
- J'aurai pas dit mieux. Replique Miguel en reprenant la photo.
Il a fait quelque chose qui peut nous coûter la mort les gars.
Je m'attends au pire car voir Miguel aussi sérieux subitement ne m'inspire rien de bon, j'ai un très mauvais pressentiment.
- Verónica Cazares.
La seule chose qui est sorti de sa putain de bouche.
- Developpe un peu plus arrête avec ton suspens à la con cabròn!
Hurle Luis.
- Ricardo et ses potes l'ont kidnappés dans la nuit, d'après les informations que je possède elle était au boulot en tant que serveuse dans la boîte de nuit Santa Rumba quand ce gros porc la repéré.
Je me lève pour faire les cent pas dans le grand salon, comment vous dire qu'ont est officiellement dans la mierda.
- On parle bien de Verónica Cazares ?
Dis-je complètement affolé.
- T'a très bien entendu Alejandro.
- Verónica Cazares, la sœur de Juan.
Sa protégée.
On est peut-être dans la merde mais pas autant que lui. Ce que Ricardo ne sait pas c'est qu'il vient de poser un pied dans le monde dans lequel nous vivons sans s'en rendre compte.
- Ce pendejo ne savait pas que s'était la sœur de Juan.
Retroquai-je.
- Non il ne le savait pas, il pansait que s'était juste une gonzesse normale.
Continua Miguel.
- Il vient de tomber dans son propre piège.
Il vient tout juste de poser les deux pieds dans ce monde sans s'en rendre compte.
Intervient soudainement Luis.
Et quand on pose les deux pieds dans ce monde, on met les deux pieds dans la tombe automatiquement...
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𝑹𝑶𝑺𝑨 𝑶𝑺𝑪𝑼𝑹𝑨
Romance- Ne t'aventure pas dans les profonds abysses de la vie Rosalia. Assise sur ce sable fin, l'océan en face une eau tellement transparente, sans défaut, calme. Elle aimerait que ce soit pareil pour son coeur mais c'est bien trop tard, il est désormai...
