Chapitre 3: Premier passage

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 Le lendemain de la réception du message de Jackson, à huit heure comme prévu, ce fut un beau groupe de militaire en uniforme officiel que William-Léandre rejoignit dans la salle de conférence, lui même en costume. Le général Hammond arriva pile à l'heure, salué par les militaires avant de leur autoriser le repos, les invitant à s'asseoir.

- Où est le capitaine Carter ? demanda le général.

- En route mon général, répondit un soldat.

- Carter ? interrogea O'Neill.

- Oui, j'assigne Sam Carter à cette mission, répondit Hammond.

- J'aurais préféré choisir mes hommes moi même, remarqua O'Neill.

- Pas sur cette mission désolé. Carter est notre expert de la Porte des Étoiles.

- J'ai un expert de la Porte, contra-t-il en désignant William-Léandre qui sourit.

- Sur le plan technique et physique colonel, ajouta le général. Je ne remet pas en question les compétences et les réussites du docteur Langford mais il n'est pas astrophysicien.

- Et on peut savoir d'où il débarque ? demanda-t-il alors.

- Elle débarque du Pentagone, répondit une voix féminine.

William-Léandre garda pour lui le rire se coinçant dans sa gorge lorsque certains militaires découvrirent la femme blonde en uniforme qui venait vers eux. Son aura était agréable, pétillante d'enthousiasme et de curiosité.

- Vous devez être le colonel O'Neill, remarqua-t-elle en venant se poster devant lui. Capitaine Samantha Carter au rapport mon colonel, salua-t-elle alors qu'il en faisait de même.

- Vous préférez vous faire appeler Sam ? s'amusa Kawalsky.

- Ne vous inquiétez pas major, répondit-elle avec aplomb, je n'ai plus joué à la poupée depuis mes dix ans.

- Oh, GI Joe, dit-il sans se démonter.

- Non, le major Matt Mason, dit-elle en amusant plusieurs présents par sa répartie.

- Oh. Qui ça ? demanda Kawalsky en regardant le soldat se retenant de rire à côté de lui.

- Le major Matt Mason, répondit-il. La poupée astronaute. Le modèle muni du petit parachute pour le faire voler.

- Merci messieurs, interrompit le général. Colonel, poussa-t-il alors que Carter prenait un siège.

- Pour ceux d'entre vous qui feront le voyage pour la première fois, commença-t-il, il faudra bien vous préparer.

- J'ai pratiquement mémorisé le premier rapport de la mission Abydoss, remarqua Carter. Je n'ai jamais été aussi bien préparé de toute mon existence, assura-t-elle.

- Ce que le colonel veut vous dire, intervint Kawalsky, c'est avez vous déjà pratiqué une simulation de bombardement à bord d'un F16 à plus de 8G.

- Oui, répondit-elle sur le champs.

- Oh, fit-il. Et bien c'est dix fois pire que ça.

- Au moment où vous passerez de l'autre côté vous serez complètement gelée, comme si vous étiez en plein blizzard toute nue, fit un autre soldat.

Cela sentait le machisme à plein nez pour William-Léandre. On ne le regardait même pas alors qu'il aurait été justifié de douter davantage du jeune civil que de la capitaine de carrière.

- Cela est due à la compression des molécules qui à lieu durant la milliseconde nécessaire à la reconstitution du corps, répliqua-t-elle.

- Oh ba voyons, soupira dramatiquement O'Neill. Encore une scientifique. Mon général, pitié.

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