Chapitre 19

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April

Orvia avait raison, ce pouvoir me rend dingue.

Je meurs d'envie de me gratter les bras à sang, j'ai l'impression d'être folle tant ce nouveau poison me brule les veines, j'ai l'impression de mourir de l'intérieur.

Cependant je ne crois pas que je devrais rester jusqu'à demain matin, je pourrais être utile, surtout dans cet état...

C'est sûrement pour ça qu'elle m'a enfermé, pour ce genre de réflexion.

Les effets secondaires ne dure pas longtemps, peut-être parce que je ne suis pas née ici, après tout ce serait logique que je n'ai pas la même réaction, je viens d'un autre univers..

- Ovria ? Je peux sortir ? Je me sens bien.

Aucune réponse.

- Ovria ?

- Chut ! me répond la voix d'Asal, qui se situe visiblement derrière un mur.

Je me retourne et déplace le lit afin de me coller à la parois.

- Je vais t'ouvrir, je vais faire un trou, ensuite cours de toutes tes forces, si tu veux te battre c'est le seul moyen.

- Entendu.

Pendant qu'Asal taillade la parois d'une façon tellement discrète que je l'oublie, je déchire le bas de la robe que l'on m'a donner afin de pouvoir courir, je récupère mon couteau et son étui, j'accroche le tout à ma hanche au moment ou la tête de la princesse traverse le bois.

- Si vous voulez bien.

Je me faufile tant bien que mal dehors, une fois sur mes deux pieds je fais un clin d'œil à ma sauveuse et part en courant, j'arrive devant la cabane et voit Orvia, qui me hurle de m'arrêter.

Je continue de courir, je suis rejoint par Ghost qui hennit en me désignant son dos d'un coup de tête, je saute sur lui et il quitte le village en galopant le plus vite qu'il le peut.

Il reprend son apparence quasiment transparente en cours de route, il semble savoir où il m'amène bizarrement. J'aperçois des troupes mélanger, qui se saute dessus, je vois aussi Elias et le Roi ainsi que le fils de la reine Mélusine.

  Ghost continue sa course pendant quelques mètres pour s'arrêter au pied d'une petite colline où se tient un homme assis, dos à moi, les mains dans les poches, son visage caché par une capuche, je reconnais la tenue des soldats du royaume de l'éclipse.

L'équidé qui m'accompagne me pousse à y aller d'un coup de tête dans le dos.

- Oui, j'y vais j'y vais...dis-je en caressant son encolure.

J'avance prudemment, main sur mon arme, je ne sais pas à quoi m'attendre.

- Que faites-vous ? osais-je demander.

Il se tourne juste assez pour que je vois ses yeux, d'un gris hypnotisant, d'un gris métallique, mais on y retrouve aussi des note de noir et de doré, je n'ai jamais vu de tels pupilles.

Il se lève alors, il est plus petit que Silius et pourtant plus impressionnant, sa présence est imposante voir étouffante.

- Je devrais vous poser la question.

Son ton se veut autoritaire, sa voix remplie de gamètes graves, il possède une des voix les plus viriles que j'ai pu entendre.

Il se penche pour ramasser un cailloux, c'est alors que je remarque ses mains et ses bras, il pourrait me casser le bras seulement en l'entourant de sa main.

L'Empire de cendreOù les histoires vivent. Découvrez maintenant