Chopper n'était vraiment pas dupe. Il avait probablement senti mon odeur sur le corps de Zoro, et avait vite fait le rapprochement quand il m'avait vue descendre de la vigie, fraîchement douchée. S'il avait pu rougir, j'étais à peu près sûre qu'il aurait été écrevisse.
Ussop, quant à lui, n'avait d'yeux que pour les quatre hommes gisants sur le pont.
Je les avais bien vite oubliés, ceux-là.
- Attends, attends, répète-moi encore une fois la bêtise que tu viens de me débiter, je ne suis pas sûr d'avoir bien compris, fît Ussop en pointant un homme transpercé de part en part.
- Je te l'ai déjà dit, soupira Zoro, je ne sais pas qui ils sont ni ce qu'ils voulaient, j'ai frappé avant de parler.
- Tu es au moins sûr que c'étaient des ennemis? Reprit le sniper.
- Non, mais c'est trop tard pour s'en soucier.
Chopper sembla sur le point de dire quelque chose, mais il se ravisa et m'observa avec de grands yeux ronds. Je lui souris. Il détourna promptement la tête.
- Qu'est-ce que tu avais de plus important à faire que de poser une simple question?
- On s'entraînait, répondit simplement le sabreur.
Il était certain qu'il avait fallut un certain cardio pour réaliser nos activités.
Chopper sembla s'étouffer avec sa propre salive et je ricanai. Ussop tourna immédiatement les yeux dans ma direction, les sourcils froncés. Il semblait terrifié à l'idée que ces hommes aient été envoyés par le gros bonnet des environs, et que ce dernier ne cherche à se venger, mais je en voyais pas de quoi il devait avoir peur. Nous étions au complet ici, et Law était tout près. C'était nous le gros bonnet des environs.
- Et toi alors, tu n'as pas pensé à demander?
- J'ai préféré laisser Zoro se battre pour nous deux. Tu sais ce que c'est.
- Ah, vous allez me rendre chèvre, tous les deux!
Le sniper s'éloigna en pestant, allant chercher le brancard pour descendre nos visiteurs à terre. Je tournai alors toute mon attention vers Chopper, et je fronçai les sourcils.
- Elle est où, cette barbe à papa? Demandais-je.
Il sursauta presque et cacha ses mains derrière son dos, camouflant ainsi très mal le bâton qui avait, jusqu'à il y a peu, soutenu une barbe à papa qui avait dû être délicieuse. Les lèvres du médecin de bord étaient d'ailleurs luisantes de sucre fondu. Il se tortilla timidement, cherchant le regard de Zoro pour qu'il lui vienne en aide. Alors, pour la première fois depuis que j'avais quitté les quartiers du sabreur, je lui accordai un regard. Les bras croisés, appuyé contre le mât, le sourire aux lèvres et un regard amusé posé sur le médecin, il semblait plus détendu que jamais. J'étais déjà courbaturée de partout et je luttais à chaque pas pour ne pas m'effondrer, mais il semblait en pleine forme. J'étais jalouse comme un poux.
- Je... C'est que..., balbutia Chopper.
- Aller, ne t'en fais pas, dis-je en ayant pitié de sa mine déconfite. On ira en chercher une autre ensemble, qu'est-ce que tu en dis?
Le médecin de bord hocha vigoureusement la tête et s'empressa d'aller rejoindre Ussop pour l'assister dans sa tâche. Nous nous retrouvâmes seuls. Mais le silence n'eut rien de pesant. Je me contentai de l'observer, ses cheveux en bataille, ses yeux lumineux, ses joues légèrement rosies. Il était plus beau que jamais. Est-ce que moi aussi j'étais éblouissante après le sexe que nous avions partagé? J'étais à peu près sûre que non.
VOUS LISEZ
Bien plus que ça
FanfictionDepuis le rassemblement de l'équipage, Robin ne pense plus qu'à une chose : Zoro. À ses mains sur son corps, à ses lèvres sur les siennes, à toutes ces choses qu'elle s'interdit pourtant. Qui sacrifierait le plus merveilleux des équipages pour un si...
