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Deuxièmement, la trahison est la cause d'une grande douleur émotionnelle, une douleur intense qui ne te laisse pas tranquille. Je m'étais sentie trahie, humiliée, déçue et abandonnée par toi. J'avais également ressenti de la colère, de la haine et de la tristesse envers toi. Troisièmement, le manque de confiance en soi. La trahison peut nous amener à remettre en question notre propre valeur et estime de soi. Nous pouvons nous demander pourquoi nous avons été trahie.

Je me demandais si je le méritais et si toutes mes amitiés n'allaient finir qu'en échec. Il m'a fallu du temps pour comprendre que ce n'était pas de ma faute mais la tienne et que cette trahison n'était en aucun cas ma faute. L'étape la plus dure est se reconstruire et de guérir. La première chose à comprendre est que ce n'est pas de sa faute. Je n'avais pas mérité cela, je n'en avais jamais été fautive. La guérison après une trahison demande du temps et des efforts.

De plus, guérir signifie tirer la page sur le passé. Je voulais définitivement tirer une page sur notre passé commun alors, je pris la décision la plus logique : Effacer tout ce qui te concernait. Je cherchai tout ce qui était à propos de toi dans mon téléphone : nos photos ensembles, nos conversations, ton numéro de téléphone et j'avais aussi effacé les petits mots que j'avais écrit dans mon bloc-note à ton sujet. C'était comme si tu n'avais jamais existé. Chaque victime mérite la guérison et doit comprendre que ce qui a eu lieu n'était pas de sa faute.

Tu sais, pendant l'année de quatrième, ma haine envers toi grandissait de jour en jour. Te voir tous les jours dans la salle de la classe, devoir te donner quelque chose à la demande des professeurs, devoir te remercier lorsque tu me rendais une copie d'un de mes contrôles, te voir sourire et faire comme si rien ne s'était passé étaient des châtiments si horribles et torturants pour mon âme. Tu vivais tranquillement comme si tu n'avais jamais rien fait. Un jour, à la fin du mois de septembre, je t'avais vu sortir d'un des bâtiment du collège avec ma nouvelle amie. À ce moment, mon cœur se brisa. J'avais peur. J'avais peur. J'avais peur car, je ne savais pas pourquoi vous étiez ensemble.

Mon amie était tout ce que tu n'étais pas : douce, gentille, agréable, amusante et elle était une vraie amie. Elle était comme un ange, tel un rayon de lumière céleste dans mon désespoir, incarne la beauté et la grâce. Sa présence était comme une douce brise qui rendait mon cœur heureux. Son visage, d'une beauté angélique, était digne d'un tableau d'Elisabeth Vigée Le Brun puisqu'elle l'a peindra à la manière d'une reine ou d'une princesse faisant ressortir sa beauté angélique, illuminant les ténèbres de son sourire éclatant et de sa grâce sans égale.

Sa voix, douce, angélique et mélodieuse, résonnait dans mes oreilles comme une mélodie venue des cieux, m'apportant réconfort et espoir. Elle était un messager divin veillant sur mon âme égarée, la guidant sur le chemin de la guérison et de l'amour. Sa présence réconfortante est comme une étreinte céleste, enveloppant mon cœur blessé dans une chaleur réparatrice. Elle était le gardien de mes rêves et le gardien de ma guérison, veillant sur moi avec une bienveillance infinie. Elle, tel un poème vivant, était une ode à la beauté et à la bonté humaine. C'est elle qui m'a montré que finalement, les Hommes peuvent être bons et peuvent mériter une seconde chance. Pour moi, elle était un véritable ange; elle était mon ange.

Elle était tout l'opposé de toi, qui était, est et demeurera un véritable diable enchaîné, vil et féroce. Voir un démon et un ange était si bizarre. Ensuite, tu m'avais aperçu, tu avais vu mon choc et mon étonnement en vous voyant ensemble. Tu m'avais souri; pour me provoquer, pour m'énerver, je ne sais pas. En tout cas, je savais que tes intentions n'étaient pas bonnes.

En me voyant, l'ange se précipita vers moi, t'abandonnant devant les marches des escaliers. « Oh mon dieu, tu ne sais pas ce qu'elle m'a raconté sur toi » avait-elle murmuré en me faisant signe de la suivre pour que tu ne nous entendes pas. Elle m'avait fait un récit détaillé de tout ce que tu lui avais dit sur moi, autrement dit « ce que je t'aurai fait ». Selon tes dires, je t'aurai accusé de vol, je t'aurai menti, j'aurai répandu des rumeurs sur toi, j'aurai divulgué tout tes secrets et je serai allée voir tous les professeurs pour leur raconté tout un tas d'atrocité sur toi.

Mais, dis-moi, ma chère, est-ce que je le méritais vraiment ? « J'ai essayé de lui pardonner mais, elle faisait toujours quelque chose de plus qui me rendait triste. Tu n'imagines pas le nombre de fois où j'ai pleuré à cause d'elle. Elle a définitivement trahie ma confiance. Je m'en remet doucement... Je te préviens pour que tu ne fasses pas les mêmes erreurs que j'avais faite » lui avais-tu également dit. Mais, dis-moi, ma chère, est-ce que je le méritais vraiment ? Quand on est coupable, on doit assumer ses torts, et ne pas mentir et inventer une toute autre histoire. La réponse est non, je ne le méritais pas. Tout ce que tu disais était tout ce que tu m'avais fait mais, sous une toute autre version inventée.

« Elle nous a vraiment déçue moi et ma meilleure amie. C'est pour ca que nous ne sommes plus amies avec elle » avais-tu également dit. Je ne savais pas ce qui était le pire. Qu'est-ce qui était le pire ? Le fait que tu mentes comme un arracheur de dents ou que j'ai pu te faire confiance un jour ? Tu ne peux pas imaginer le sentiment qui s'était emparé de moi quand j'avais appris ce que tu avais dit. Dégoût, honte, haine, aversion, tristesse... C'était trop vague pour exprimer ce que j'avais pu ressentir. Hélas, à ce moment-là, je n'aurai pas su décrire ce que j'avais ressenti.

Laisse-moi donc, avec le recul et maintenant, mettre des mots là où je ne pouvais pas en mettre. C'est une situation qui m'a profondément blessée. Tout d'abord, j'ai été submergée par une tristesse me plongeant. Toi, qui te prétendait mon amie, avec qui j'ai partagé tant de moments heureux, des moments de complicité et de joie, a choisi de me trahir en mentant sur ma personnalité à ma nouvelle amie, comme si tu t'acharnais à mettre des bâtons dans mes roues. Je me sens trahie et abandonnée, comme si notre amitié n'avait jamais eu de valeur à tes yeux, comme si tu t'en ai toujours moquée de moi, comme si je n'avais jamais compté à tes yeux. Mon amitié est morte il y'a bien longtemps - c'était aussi ton amitié. C'était aussi ton amitié, ô ma chère, dommage que tu l'aies oublié. Les larmes coulent sans cesse dans mon cœur et je me demande comment j'ai pu être si aveugle quant à qui tu étais vraiment, quant à ta vraie personnalité, quant à la vraie toi. Ensuite, je ressens une colère brûlante, brûlant l'entièreté de mon âme.

Comment as-tu pu être aussi méchante ? Je me sens trahie et enragée par tes agissements et ce que tu as fait. J'ai l'impression de n'avoir été qu'utilisée, comme si notre amitié n'était qu'un simple vestige du passé. Cette colère me consume et me brûle de l'intérieur, et je lutte pour ne pas la laisser me consumer et me brûler complètement jusqu'à la moelle. Mais au-delà de la tristesse et de la colère, je ressens également une profonde déception. J'avais placé ma confiance en toi, toi et uniquement toi. Je t'avais ouvert mon cœur et partagé mes joies, mes secrets, mes pensées, mes états d'âmes et mes peines. Je pensais que notre amitié était solide, inébranlable, impossible à détruire, à l'épreuve du temps. Mais aujourd'hui, je réalise que j'ai été naïve. La déception me pèse même une année après. Mon amitié est morte il y'a bien longtemps - c'était aussi ton amitié. C'était aussi ton amitié, ô ma chère, dommage que tu l'aies oublié.

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Mon amitié est morte il y'a bien longtemps - c'était aussi ton amitié. C'était aussi ton amitié, ô ma chère, dommage que tu l'aies oublié.

Lettre à l'OppresseurDes histoires addictives. Découvrez maintenant