Chapitre 16 : Good or bad boy ?

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CHARLES

Deux jours sont passés depuis la bagarre au club, deux jours depuis que je n'ai pas réussi à me contrôler, que la colère de mon inconscient à pris le dessus sur mon libre arbitre. Quand le vigile m'a mis dehors, Loan sur les talons, j'ai cherché Alix dans la rue, mais elle était déjà partie... Elle était complètement tétanisée quand je suis arrivé, je ne sais même pas si elle s'est rendu compte de ce qu'il se passait. J'ai frappé sans réussir à m'arrêter, ce genre de comportement ne me ressemble plus, mais je ne suis pas déçu de l'avoir fait, ce mec est un sale bâtard, qui comptait lui faire du mal, j'espère qu'il à compris et qu'il ne sera plus un danger pour aucune femme. Malheureusement, ce genre de spécimen ne change jamais. Je sors de mes pensées et place mon flingue dans mon dos. Je n'ai pas pu échapper à mon père plus longtemps, il compte sur moi pour voler une Maserati dans une villa de bourge près de la plage, en gros , l'endroit le plus risqué pour choper une bagnole, mais bon, il s'en fout de tout ça, le principal c'est l'argent. Je met une cagoule dans ma veste et entre dans l'ascenseur. En attendant d'atteindre le sous sol, je sors mon téléphone, je n'y ai pas touché depuis "l'incident", je vois plusieurs notifications dont des messages de Loan, de toute façon, je ne parle qu'à lui et il n'est pas revenu à l'appart depuis quelques jours.

Loan

Hier, 17 h 33: Je ne rentre pas ce soir, et peut-être pas demain. Ne pète pas un câble stp.

Je me contente de lui lâcher un pouce en l'air, et regarde les autres notifications. Instagram:

Alix <3 (@Miller_Alix) a demandé à vous suivre.

Mon visage reste de marbre, mais quand je clique sur son profil, je ne peux retenir un grand sourire. Elle est magnifique putain...Le son unique de la cloche m'apprend que je suis arrivé et que les portes sont ouvertes, j'avance juste assez pour sortir mais je continue de fixer son profil. Et finalement j'appuie sur s'abonner, juste comme ça. J'ai d'autres messages mais je les regarderai plus tard, j'ai un truc à finir. Je monte dans la BMW et sort du garage, il fait nuit noire, il est déjà trois heures du matin. La route est sûrement le moment le plus calme et paisible de cette soirée, tout dépend de son déroulement. Seul problème, c'est que je ne me concentre pas, mes pensées ne cessent de divaguer vers la demande de Miller. Madame cache bien son jeu, elle m'a trouvé rapidement pour quelqu'un qui à l'air de détester les hommes jusqu'à la moelle. Une de ses photos l'a montre au volant de sa Porsche, et là, je me sent comme une merde, putain mais je suis qui pour enlever aux gens ce qu'ils ont parfois mis des années à avoir ? C'est juste parce que c'est elle mec, le reste tu t'en bat les couilles.

Un jour, tu te lèveras et elle sera de nouveau là, juste le temps que je reprenne le contrôle de ma vie merdique. Je chuchote pour moi même, une promesse, qu'elle soit entendue ou non reste une promesse après tout, non ?

Je me gare en face de la villa concerné, moteur toujours en route, et déverrouille mon téléphone pour y trouver les infos nécessaire, mais je suis resté sur son profil, je clique sur une story à la une et j'ai l'impression qu'une partie de ma masculinité va prendre un coup devant cette image:

Elle, en maillot de bain, pendant ses vacances à Bali. Fait chier Miller. C'est pas le moment de me déconcentrer, ni de me faire bander. Je quitte le réseau social et tente de me remettre dans l'ambiance. Je frotte mon visage et enfile ma cagoule, je reprends la route pour garer ma voiture un peu plus loin. Les caméras seront désactivées par un agent de mon père dans quelques minutes, j'attends plus que le bon moment pour rentrer dans le garage. Je fume une cigarette, quand je reçois le message que j'attendais, ni une, ni deux je sors et m'avance tout en regardant de chaque côté de la rue si personne n'est présent. Merci, ce genre de bourges s'éloignent de la population et sont donc dans des quartiers calmes, avec principalement des résidences secondaires. Nous avons quand même coupé le courant de la rue, au cas où une caméra voisine me verrait. Je lève les yeux face à la structure moderne et prends mon courage à deux mains, c'est bientôt fini maman, je te le jure... L'électricité ne passant pas par les circuits de sécurité, la porte n'est pas verrouillée. Je referme derrière moi et remarque malgré que tout soit sombre que la décoration n'est pas bien extravagante, au contraire, tout est blanc et noir, avec des pièces énormes et peu remplies. Le garage se trouve à gauche avant la cuisine, je dois me faire discret, car la chambre est en face de l'escalier d'après le plan que j'ai étudié un peu plus tôt dans la journée. Une fois dans la pièce qui nous intéresse, je repère tout de suite la Maserati et me dirige vers celle-ci, je colle quelques fils ensemble et la voiture démarre, je dois vite me casser maintenant. Mais le bouton pour ouvrir la grande porte ne fonctionne pas. Putain, putain, pas maintenant ! Je vois une petite LED allumée , signe qu'un alternateur se trouvait ici et à pris le relais sur le compteur principal, la sécurité est activé. Je ne réfléchis pas plus et je cours en direction de la porte par laquelle je me suis immiscé, sauf qu'un homme en robe de chambre me voit et hurle:

Lonely LanesOù les histoires vivent. Découvrez maintenant