Chapitre 9 : Progenitor or Devil

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CHARLES

Je me mets debout et rejoins Lana, elle quitte les genoux de Jane sans se faire prier. Je prends ses poignets dans mes mains et les enroulent autour de mon cou, elle me regarde avec des yeux de biche, mes mains se retrouvent des deux côtés de sa tête. Jane à l'air fou de rage, ce n'est que le début connard. Mes lèvres s'approchent alors que les siennes sont déjà prêtes à m'accueillir. C'est trop simple. Mais je ne l'embrasse pas, je place mes mains sous ses fesses et la soulève, elle entoure ses jambes autour de ma taille et semble impatiente. Mes mains caressent son dos, elle gémit doucement.

- Lâche là Charles, ça va mal finir. 

Jane est à présent debout mais je ne lui réponds pas tout de suite, je profite du spectacle.

- Pas si elle en a envie... Tu en as envie bébé ? Ce surnom est immonde. Sans hésitation elle hoche la tête et n'attend plus que je pose mes lèvres sur les siennes, elle se les humidifie, je fais de même mais au moment de me rapprocher je lui chuchote:

- Je ne vais pas faire ça. Il n'y a qu'une bouche que je souhaite et ce n'est pas la tienne...

Je la repose à terre, elle semble en colère, humiliée sûrement. Mon téléphone vibre, j'en profite pour m'éclipser sous le regard meurtrier de Jane, le sourire de Loan et les regards remplis d'incompréhension des deux femmes. 

Je prend mon téléphone et voit son nom, malgré tout je répond:

- Qu'est ce que tu veux ?

- J'ai besoin de toi, ce soir, un de mes gars m'a lâché. 

Mon père, je ricane.

- Donc, tu appelles ton fils pour faire le sale boulot ?

Mon père met quelques secondes avant de répondre, "quel fils indigne" doit-il se dire.

Juste un sac à déposer chez John.

Je réfléchis, c'est un ancien mec qui travaillait pour mon père, ils étaient proches, je ne savais même pas qu'ils continuaient à se côtoyer. Je finis par accepter, ce sera rapide.

- Il attend où ? Je tourne dans ma chambre.

- Il est au square du Times, il est seul. 

 Le Times est un quartier que je connais pour ses différents bâtiments abandonnés, il n' y a jamais grand monde.

- Ok, j'arrive pour prendre le sac.

La conversation prend fin, je m'habille rapidement, un sweat noir par dessus ma tête et mes baskets.

Les invités sont toujours dans le salon, Loan me fixe avec un regard interrogateur, il finit par comprendre et retourne à sa discussion.

Je prends ma voiture, la nuit à L.A m'accompagne toujours, les routes sont presque vides, ça m'apaise toutes ces routes solitaires... Un des gars de mon père dépose un sac dans mon coffre, je démarre au quart de tours en direction du square. Plus j'avance et moins la route est éclairée, ce quartier à une réputation qui ne plairait à personne, il à été laissé à l'abandon parce qu'il était trop dangereux, des gangs y passaient leur temps et ça faisait beaucoup de problèmes. Je vois une voiture garée, sûrement celle de John. Je m'arrête en face de celle-ci, je peux voir John donc je sors le sac du coffre, il à l'air seul. Je m'avance vers lui.

- Apparemment c'est pour toi. Alors voilà. Je dépose le sac à terre.

- Le fils Burton, ça fait un moment que je ne t'ai pas vu, tu n'étais pas aussi grand.

- Ça s'appelle la puberté John, bref, tu as ce que tu voulais, je n'ai plus rien à faire ici.

John n'est pas très grand, il est légèrement plus jeune que mon père dans la quarantaine, ses cheveux grisonnent et il est plutôt maigre. C'est ça de se droguer à longueur de journée, ça m'étonne qu'il ne soit pas en bad. Un mec arrive, il n'est pas venu seul, merde. Je regarde à tour de rôle les deux hommes. J'espère qu'ils ne vont rien tenter, je ne suis pas d'humeur.

Lonely LanesOù les histoires vivent. Découvrez maintenant