CHARLES
Je dois prendre une douche et vite, froide, glacée même... cette femme à la concession, si elle n'était pas si insolente et hautaine je l'aurais prise sur son bureau en bois lustré en face des grandes baies vitrées avec vue sur les buildings voisins. Mais elle a sût me faire taire et je n'apprécie pas ça. Elle n'est pas très grande je dirais dans les 1 m 60 mais avec ses talons facile de se tromper, ses yeux verts m'ont fait perdre mes mots, heureusement pour moi elle n'a pas l'air de l'avoir remarqué... Je n'aurais pas dû mal lui parler mais c'est la première fois qu'une fille me fait perdre mes couilles en un regard, d'habitude c'est les femmes qui n'osent rien dire devant moi mais elle, c'est différent, sa prestance et son aura pourrais faire tomber chaque hommes qui aurait une discussion avec elle. Bordel.
J'arrête les jets de la douche et enroule une serviette autour de mes hanches. Quand j'arrive dans la cuisine pour boire ma bière lâchement délaissée sur le comptoir j'aperçois mon colocataire et fidèle ami qui essaie de cuisiner des œufs.
- Ça va mec ? Demande-t-il sans regarder dans ma direction.
Puis son regard croise le mien.
- Va t'habiller putain. Je ricane.
Je le regarde faire sachant très bien que son plat étoilé est en train de cramer.
- La vue te plaît pas beau gosse ? Tu te sens menacé par ce corps de rêve ? dis-je un sourire mesquin sur les lèvres.
Il ricane et lève un doigt dans ma direction.
- Voilà, avec tes conneries c'est carbonisé ! Je vais commander pizza ou me trouver une femme pour qu'elle me fasse à manger.
- Ta femme n'est pas ta mère Loan, débrouille toi un peu, lui lancé-je.
Je cuisine plutôt bien donc je n'ai pas ce problème, c'est ma mère qui m'a tout appris. Loan et moi on s'est connus au lycée, je sortais avec sa sœur, mais quand il l'a appris, il à voulu me péter la gueule après ça on est devenu pote, des vrais potes. Incroyable mais vrai. Je descends ma bière et regarde mon téléphone, mon père a tenté de m'appeler trois fois aujourd'hui, mais je ne réponds que si il y'a urgence.
- Encore ton père ? Demande Loan.
- Ouais, mais je n'ai pas envie de traîner dans ses magouilles en ce moment.
- Mais ce sont ses magouilles qui te payent.
C'est vrai que sans mon père je n'aurais sûrement pas cet appartement de 100 m2, ni les belles voitures dans le garage.
- Et cette voiture ? Tu as trouvé ton bonheur ?
Il fait référence à mon rendez- vous de cet après-midi. Miller... Je ne connais même pas son prénom. Tu n'es qu'un client évidemment qu'elle ne te donne pas son prénom.
- J'ai trouvé quelque chose de pas mal, une M4 compétition ça devrait aller pour ce que j'ai à faire.
Il me regarde attentivement et il sait que quelque chose d'autre que la voiture me travaille.
- Qui t'a conseillé une M4? Cette personne s'y connaît en course, c'est une bonne bagnole. Son sourire taquin ne passe pas inaperçu.
Je repense à elle, à son sourire insolent et sa façon de me faire face.
- Je ne pense pas qu'elle s'y connaisse en courses mais elle connaît son métier ça c'est certain.
Il hoche la tête et m'explique qu'il part en rencard ce soir, je vais donc avoir l'appart pour moi tout seul, pour mon plus grand plaisir. J'acquiesce et rejoins ma chambre pour enfiler un jogging gris et un t-shirt de sport noir. Je sors fumer une cigarette quand je reçoit un appel d'un numéro inconnu, je répond:
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Lonely Lanes
RomanceSon passé n'a jamais été un frein à sa réussite, elle possède tout. Alix est une femme indépendante qui vit son rêve: avoir sa propre concession automobile. Mais quand la lumière de la lune pointe le bout de son nez, c'est sur la ligne de départ qu'...
