1 an après l'accident
Ma tête est agitée par une douleur intense, une pression qui me cloue à cet instant précis. Mon corps, lui, semble étrangement incapable de réagir, comme s'il avait décidé de me trahir.
Tout est sombre. Je n'arrive pas à distinguer quoi que ce soit, et le bruit qui me perfore les tympans est strident, presque insupportable.
Mes paupières sont lourdes, trop lourdes, et je me rends vite compte que je n'ai pas la force de les ouvrir. J'abandonne donc la bataille, me contentant de garder les yeux fermés.
Pourtant, je suis éveillée. Pas dans le sens habituel du terme, non. C'est un réveil brutal, un choc sans transition. C'est comme si j'avais été arrachée à un sommeil profond, un peu comme un élan qui m'a propulsée hors de ma torpeur sans que je n'aie le temps de m'ajuster.
Soudain, des fragments de mémoire me frappent, me perturbent, m'envahissent. Je me souviens de ce que j'avais ressenti hier soir, de ce moment où, avec une lenteur exaspérante, mes sens se sont remis en marche.
J'étais consciente, mais tout semblait flou, incompréhensible. Les mots me manquaient, et même avec l'ardoise que le médecin m'avait tendue, il m'avait été difficile de lui répondre, mes mains tremblantes incapables de saisir quoi que ce soit.
Je me souviens de la douleur lancinante dans mon abdomen, des fils qui m'enserraient, du cathéter dans ma jugulaire, de cette sensation d'étouffement. C'était comme si chaque centimètre de mon corps m'opposait une résistance insurmontable.
Le reste de mon corps était dissimulé sous un drap m'empêchant de voir les dégâts et je ne pouvais pas me déplacer sans être assisté ni même me retourner d'un côté sans aide.
Le médecin était passé, mais mon état justifié la difficulté que j'avais à comprendre ses questions et de tenir de mes mains tremblantes un feutre pour y répondre.
Je me sens du moins plus légère qu'hier, un peu plus lucide aussi et je remarque que je ne suis plus encombrée de tout ce que la veille me surplombé.
Une seule pensée me vient, je suis en vie.
Putain, je suis en vie.
- Je vais demander Éva en fiançailles ! Est-ce que tu y crois, toi ? J'aurais aimé que tu sois là à ce moment précis pour te moquer d'elle avec moi en voyant sa tronche se décomposer, se confie Matt en soupirant, depuis que tu es parti, le groupe et moi n'avons jamais eu autant de problèmes que cette année, tu étais un peu notre point central dans cette maison.
Matt marque une pause et c'est là que je décide d'essayer de tourner mon regard qui est resté fermé jusque-là, vers son beau visage.
Sa tête penché face au sol marqué par la tristesse, j'essaye de ramener ma main à lui, mais chaque membre de mon corps me semble impossible à déplacer.
- Le groupe s'était éloigné, Diana s'était rendue à San Fransico, tandis que Nash s'était enfui à Sacramento. déglutit-il avant de reprendre, Gabriella et Jonah n'ont pas cessé de se soutenir, même si Jonah avait rejoint Éva dès qu'il a eu une occasion dans un grand centre sportif international à San Jose et Eva, elle a été recrutée dans une école de danse non loin de lui, Gabriella a décidé de s'engager dans des projets humanitaires en Afrique du Sud, elle vit de son art, des tableaux qui se vendent des millions de dollars aujourd'hui mais à son appart pas très loin d'ici à Long beach. Puis moi, j'ai choisi de resté ici, en Californie à Los Angeles au domaine... j'avais aussi l'espoir que nous nous retrouvions tous, je suppose... Lovana, j'ai besoin de toi...
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DARKOFF
Romance« Respire, ton cœur bat trop vite, il ne faudrait pas qu'ils sachent que tu en as un » Après que le noble art est été réservé exclusivement à la gent masculine, elle s'est ouverte aux femmes qu'à la fin des année mille neuf cent quatre-vingt-dix et...
