AGOSTINO
— Je ne te pensais pas capable de tenir tête à ton paternel.
— Notre relation est différente de la vôtre. On ne se voit pas comme père et fils, mais plutôt comme associés.
— Ok, je vois.
Les portes de l'ascenseur s'ouvrent. Elle s'engouffre à l'intérieur, sans hésiter, se frayant un chemin. Je la suis en silence, les pensées encore floues. Pourquoi l'ai-je emmenée avec moi ? Je n'en suis pas sûr. Peut-être qu'elle commence à déteindre sur moi, à modifier ma façon d'agir sans que je n'y prenne garde.
— Tu vois, t'as déjà ta première histoire à raconter. Parfois, ne pas suivre les règles te permet de te créer des souvenirs uniques.
Elle lance ça avec fierté, comme si elle venait de découvrir une vérité fondamentale. Du haut de sa petite taille, elle se tourne pour me faire face. Lova plisse les yeux, l'air déterminée, comme si elle tentait de m'envoyer un rayon laser. Je retiens un rire. Même quand elle prend des airs sérieux qui ne lui vont pas, elle reste elle-même : incroyablement belle.
Cette situation ne m'aide pas à retenir mon rire. Nous sommes tous les deux dans cet ascenseur, après que Monica a annoncé nos fiançailles pour éviter le contrat entre la famille de Madalena et moi. Je réalise que nos vies sont vraiment déjantées pour considérer ce genre d'imprévu comme normal. S'asseoir à une table pour vendre l'un des enfants adoptés pour des raisons d'affaires, ce n'est pas très courant. En réalité, je pense que Darkoff savait que, que ce soit moi ou Lovana, si elle avait su dès le début ce qui se tramait, nous aurions réagi d'une manière ou d'une autre.
Je souffle, un léger agacement traversant mon esprit, et secoue la tête pour chasser cette pensée. Il y a encore quelques mois, si quelqu'un m'avait dit qu'elle serait là, qu'elle serait vivante et en chair, face à moi, je l'aurais pris pour un fou. Mais voilà, Lova est bien réelle.
— Alors, tu me réponds ?
Je réalise que je suis perdu dans mes pensées, déconnecté de la conversation.
— Tu peux répéter ta question ?
— Je te demandais qui était Madelene.
— Madalena, je la corrige, un sourire en coin, savourant ma petite victoire de la voir jalouse.
De mon côté, il n'y a pas de doute : cette fille me rend dingue depuis trop longtemps. D'habitude, je garde mes émotions bien à l'abri, mais elle, c'est comme si elle avait un accès direct à mon âme. Ses regards, chargés de curiosité et d'intensité, semblent explorer des recoins de moi que j'avais soigneusement verrouillés. Chaque fois qu'elle me fixe, elle réveille une attirance brûlante, une flamme que je croyais éteinte. Dans l'étroitesse de cet ascenseur, la tension est palpable, presque électrique. L'air est lourd, et je sens chaque battement de mon cœur résonner comme un défi. Ses mots glissent dans l'espace comme une invitation à franchir une limite, et je ne peux m'empêcher d'y penser. Ce désir qui émerge en moi n'est pas qu'une simple pulsion physique ; c'est une vague irrésistible qui menace de balayer tout sur son passage. Je suis là, partagé entre l'envie de me laisser happer par cette attraction dévorante et la peur de perdre le contrôle. C'est une danse dangereuse, et je sais qu'elle en joue avec une expertise troublante. Cette connexion, je l'avais ignorée, mais maintenant, elle me consume, me hante. Mais je mentirais si je disais que, là, maintenant, je n'avais pas envie de fondre sur ses lèvres. C'est presque indécent d'être aussi belle, et ça me fait sourire avec une arrogance que je peine à masquer. Elle a ce petit quelque chose, une étincelle, qui me pousse à vouloir jouer avec elle, à la provoquer juste pour voir jusqu'où elle irait. Chaque fois qu'elle croise mon regard, c'est comme si elle lançait un défi, une provocation silencieuse qui me donne envie de tout détruire sur mon passage. Je pourrais prétendre rester distant, mais soyons honnêtes : qui pourrait résister à une tentation pareille ? S1 bouche semblent crier "embrasse-moi".Il y a une tension si palpable qu'elle pourrait enflammer l'air. Peut-être que je devrais lui faire comprendre que je suis le genre d'homme qui n'a pas peur de jouer avec le feu. Qui sait ? Après tout, elle est fascinante, et l'idée de me brûler les ailes un peu avec elle ne me déplaît pas.
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DARKOFF
Любовные романы« Respire, ton cœur bat trop vite, il ne faudrait pas qu'ils sachent que tu en as un » Après que le noble art est été réservé exclusivement à la gent masculine, elle s'est ouverte aux femmes qu'à la fin des année mille neuf cent quatre-vingt-dix et...
