En mémoire

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Ont dépose mes bagages dans la chambre d'Agostino, j'examine cette pièce des plus communes. Les murs sont peints en noir, au centre se trouve un lit immense habillé d'une parure sombre, deux commodes de chaque côté, une armoire et probablement le clic-clac dont les garçons mentionner. Pourtant, l'espace ne manque pas, la taille de cet endroit permettrait d'y aménager un salon complet. Son balcon est même plus captivant grâce à la vue.

En rentrant dans cette pièce, il est difficile de ne pas faire le lien avec lui, cela semble lui correspondre, si vide et si sans âme. Ce lieu n'a rien d'intéressant, je choisis donc d'explorer les différentes pièces de cette grande demeure.

J'ai de la chance qu'il y est un ascenseur qui desserve tous les étages, sans quoi on m'aurait certainement fourni un toutou pour me servir de guide touristique. Je n'hésite pas à essayer d'ouvrir toutes les portes qui se présentent. Les chambres sont facilement identifiables, car on doit entrer un code à quatre chiffres sous la poignée pour y pénétrer

Après avoir quitté le couloir qui fait office de dortoir, je me suis retrouvé dans une salle de réunions, puis une salle d'archive, un bureau, un second salon et une bibliothèque. Je suis monté au troisième étages et je suis tombé sur une pièce équipée d'un billard, d'un bar et de canapés de chaque côté. Je suppose qu'ils conduisent leurs clients ici pour marquer le coup des accords financièrement avantageux et des contrats très rentables.

Je descends au premier étage, je me retrouve immédiatement dans le grand salon, je passe devant la cuisine, le sellier et d'autre bureau. Rien ne semble indiquer où se trouvent les salles d'entrainement. Cependant, lorsque je monte à nouveau dans l'ascenseur, je remarque qu'il y a aussi un rez-de-chaussée. Moi qui étais sur le point de manquer ça, j'appuie sur le bouton et y atterris en un rien de temps.

La maison m'a étonnement surprise en étant complètement blanche, sauf pour la pièce réservée au chef d'équipe. Mais ici, les murs sont faits de pierre, il y a peu de luminosité et les allées rappellent des souterrains.

Dans chaque pièce, les portes et fenêtres sont équipées de vitres qui offrent une vue sur tout ce qui s'y produit. Il disposent d'une salle de musculation, un local de soin infirmiers, une salle d'entraînement, une salle de tir, une salle d'armement et d'équipement. Je fais demi-tour et reviens dans la salle de sport, face à moi, il y a une rampe près du miroir, je me hisse et j'essaie de me mettre debout. Bien que mes deux jambes aient tendance à trembler, je parviens à rester debout et à avancer progressivement vers la fin de la rambarde.Je répète et recommence, améliorant progressivement ma stabilité.

Je choisis de passé à un niveau supérieur et éloigne mon fauteuil pour éviter de m'appuyer dessus, puis je tente de marcher sans me tenir à quoi que ce soit, mais cela s'avère en réalité plus difficile que je ne l'avais anticipé. Avant même de faire quelques pas, je perds l'équilibre et je tombe lourdement sur le sol, la tête la première. Avec difficulté, je me retourne et je vois une corde enroulée à mon pied, chose que je n'avais pas remarquée en marchant.

- Foutu corde. Ralais-je, j'y étais presque.

Je tente de me redresser, mais j'ai le tournis. Deux bras se positionnent sous mes aisselles pour me soulever. Je dois réessayer.

- Essaie à nouveau. Intervient Agostino en me replaçant vers la rambarde

- Tu es là depuis combien de temps ? Demandais-je intrigué par sa présence

- Ce n'est pas important. Vas jusqu'à elle.

Il surveille mes jambes dans l'espoir qu'elle se déplacent, et je me lance dans la quête de retrouver mon équilibre. Un pas après l'autre, avec moins de tremblements, je tente de garder ma dignité en ne laissant rien paraître, mais je trébuche de nouveau.

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