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La matinée a déjà bien commencée et je suis assoupie sur mon bureau, un petit répit avant de reprendre les recherches. Mon corps est paisible, envahi d'une douceur ensommeillée lorsque je sens une main dans mon dos et un baiser dans mon cou. Je me réveille d'un coup, paniquée et voit Marina qui me sourit.

- Ben alors Amore, on dirait que tu as vu un ours, dit-elle avec humour.

- Pardon, j'ai eu peur, je ne savais pas qui c'était..., lui dis-je, mes pensées encore endormies.

- Parce qu'il y a quelqu'un d'autre que moi qui pourrait te réveiller comme ça ?, me dit-elle avec humour mais avec un soupçon de suspicion dans la voix.

Très vite, je reviens à moi et me rends compte de l'énormité que je viens de sortir. Une phrase de ma sœur me revient « Parfois je me demande comment tu peux être si intelligente et débile à la fois. ». Sur le coup, elle n'aurait pas tort. J'essaye de me rattraper comme je peux.

- Hein ? Non, pardon je suis fatiguée. Je n'ai pas beaucoup dormie et tu sais comment je suis quand je manque de sommeil.

Elle se radoucie.

- Oui et j'adore ta tête de porc-épic quand tu te réveilles..., me dit-elle, le regard amoureux.

Elle pousse ma chaise et se met à califourchon sur moi, un sourire lubrique apparaissant sur son visage. Non non non, pas maintenant, pas après ce qu'il s'est passé hier soir, je peux pas faire ça.

- Qu'est-ce que tu fais ?

- Je dis bonjour à ma femme que je n'ai pas vue depuis presque deux jours...

Elle m'embrasse le cou et le mordille. La vague de culpabilité monte à nouveau en moi, ça me fait mal dans tout mon corps. Je m'écarte un peu.

- Marina, pas ici...

- Ça ne te dérangeait pas avant. Et puis comme tu me l'as dit, ce bureau a l'air très solide...

Elle continue de m'embrasser le cou puis remonte vers ma mâchoire pour ensuite venir m'embrasser langoureusement. Mon corps est partagé entre l'excitation et la douleur, empreinte de cette culpabilité qui résonne en moi. Je réponds finalement à son baiser et pose une main sur sa joue et l'autre dans son dos. Marina entreprend des mouvements de bassin suggestifs lorsqu'on entend quelqu'un toquer à la porte et entrer directement.

Marion est près de la porte, choquée, les yeux écarquillés. On dirait qu'elle a vu un fantôme. J'ai l'impression que le ciel vient de me tomber sur la tête. Je sens la colère monter dans le corps de Marina qui ne bouge pas de dessus moi, elle veut marquer son territoire. Je la pousse un peu pour pouvoir me lever, elle me lance un regard noir. Marion brise ce silence plus que gênant.

- Euh...désolée, je pensais que tu étais seule. C'était pour t'amener les rapports d'autopsie, dit-elle comme si elle avait quelque chose de coincé dans la gorge.

- Et on ne t'a pas appris à attendre d'y être invitée avant d'entrer dans une pièce ?, dit Marina d'un ton extrêmement froid.

- Marina, c'est bon, lui dis-je.

Je me dirige vers Marion et récupère les papiers qu'elle me tend. Elle me regarde droit dans les yeux, je peux y voir des larmes qui menacent de couler. Il y a à la fois de la tristesse et de la colère dans son regard. Je baisse les yeux, la voir comme ça me fend le cœur. Qu'est-ce qu'il m'arrive putain ? Une nouvelle vague de culpabilité s'empare de moi, plus forte cette fois car elle concerne à la fois Marina et Marion.

Non, je n'ai rien oubliéDes histoires addictives. Découvrez maintenant