Elsa Crenn, Commandant de police de 35 ans, revient à Nice après quinze ans d'absence pour intégrer la Brigade Criminelle en tant que directrice adjointe.
Dès son arrivée, une nouvelle enquête s'ouvre. Une femme a été retrouvée morte avec une mysté...
Après quelques minutes de route, toujours sous la tempête, nous arrivons à l'hôtel indiqué par le pompier. Le parking est plein à craquer et des voitures continuent d'affluer. Une fois garées, nous nous dépêchons d'entrer dans le bâtiment pour nous protéger de la pluie. A première vue, on est plutôt dans un hôtel miteux. Un style de motel avec du papier peint à fleur au mur et de la moquette au sol. Tout ce que je déteste.
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Marion et moi ne nous sommes pas adressées la parole depuis la voiture et je compte bien maintenir cette distance tant que nous serons ici. Nous sommes dans la file d'attente de l'accueil, il n'y a qu'un couple de cinquantenaires devant nous. Nous attendons notre tour patiemment, dans le silence. La dame de l'accueil leur donne finalement leur clé en leur indiquant l'ascenseur à emprunter ainsi que l'heure du petit-déjeuner pour le lendemain matin. Ils la saluent et partent en direction de l'ascenseur. La dame de l'accueil nous regarde et nous nous approchons du comptoir.
- Bonsoir mesdames. Vous avez de la chance, vous allez avoir la dernière chambre !
Je regarde Marion qui n'a pas l'air paniquée du tout, au contraire de moi.
- Pardon ? La dernière chambre ?
- Oui mais c'est une chambre avec un lit double donc vous y serez à l'aise, me répond la femme avec un large sourire.
- Vous êtes sûre qu'il ne vous reste pas une deuxième chambre ?
- Non, hélas avec la tempête, nous sommes complets.
- Et un bureau ! Vous avez sûrement un bureau non ? Je vous le paye comme une chambre.
- Non, désolée madame, me répond-t-elle, confuse.
- Un cagibi ?
- Non plus...
- Un canapé ?
- Madame...
- Ou alors un lit supplémentaire ? Vous savez, les petits lits à roulettes là ?
- Je suis désolée, ils sont déjà tous utilisés.
- Putain, c'est pas vrai...
La femme me regarde d'un air désolé. Marion réprime un fou rire de me voir dans cet état. Je dois bien avouer que je viens clairement de me ridiculiser face à cette pauvre femme qui n'a rien dû comprendre. Marion enchaine finalement en lui tendant sa pièce d'identité et sa carte bancaire.
- On va la prendre, merci.
- Très bien. Votre chambre est la 318, au 3ème étage. Vous pouvez prendre l'ascenseur juste à gauche. Le petit-déjeuner est servi à partir de 6h jusqu'à 10h. Bonne soirée, mesdames.