▫▫▫ Dix ans se sont écoulés depuis le départ de son meilleur ami et Jisung ne cesse de se rappeler des moments passés avec lui. Après tout ce temps, les seules choses encore intactes dans son cœur de garçon romantique sont les sentiments qu'il lui p...
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— Août 1985 —
La valise de Minho était prête alors, il n'avait plus qu'à attendre l'heure du départ. Ses parents venaient d'organiser une petite fête avec ses amis pour que chacun puisse lui dire au revoir comme il se devait alors, une fois seul dans sa chambre, il ne s'était jamais senti si abandonné. Là-bas, en ville, il ne connaîtrait personne, devrait se débrouiller seul dans un appartement vide, prendre le métro pour la première fois, aller faire des courses... Vivre comme un vrai adulte en somme. Il n'avait pas peur, Minho, il avait même plutôt hâte d'un côté mais pourtant, c'était la solitude qui l'angoissait.
En vérité, il ne l'avait jamais vraiment connu, la solitude. Jisung avait toujours à ses côtés, du plus loin qu'il se souvienne, alors il avait du mal à s'imaginer sans lui. Il avait mal au cœur, Minho.
— Minho ?
La douce voix de sa mère l'interrompit dans ses pensées alors, il releva les yeux pour la regarder. Elle était appuyée dans l'encadrement de la porte et regardait son fils, un peu tristement tout de même. Savoir que son enfant unique allait quitter le cocon familial lui faisait bizarre. Elle n'était pas triste, juste inquiète pour son fils. De plus, elle voyait bien qu'une chose l'affectait. Elle voyait et savait que Minho avait peur de partir ou plutôt, de partir sans Jisung. Elle savait bien que, même si les deux garçons n'avaient jamais mis de mots sur leur propre relation et même s'ils étaient persuadés du contraire, ils étaient bien plus que de simples amis. La manière dont ils se regardaient, leur facilité à être ensemble, leur constant besoin de l'autre... Cela voulait tout dire et pourtant, ils ne se l'avouaient pas.
— Comment tu vas ?
— Je... Ça va ouais.
La femme acquiesça, retenant tant bien que mal les quelques larmes qui menaçaient de s'échapper de ses yeux.
— Tu ferais bien de dormir, demain on part tôt tu sais ?
— Ouais je sais...
Minho se leva et s'approcha de sa mère pour la prendre dans ses bras.
— Si tu as besoin de quoique ce soit, n'hésite pas à m'appeler. D'accord ?
— Merci maman. Je t'aime.
Madame Lee sourit en embrassant le haut du crâne de son fils. C'était rare, qu'il lui offre ces mots-là.
— Je t'aime aussi Minho. Bonne nuit mon ange.
— Merci maman, toi aussi.
Ils se détachent après encore quelques secondes plus tard puis la mère de Minho ferma la porte de la chambre de son fils pour le laisser dormir ou du moins, lui laisser un peu d'intimité. Minho se mit dans son lit pour essayer de s'endormir mais pourtant, il ne sombra pas pour autant dans les bras de Morphée. Ce soir-là, elle se faisait attendre et désirer.