▫▫▫ Dix ans se sont écoulés depuis le départ de son meilleur ami et Jisung ne cesse de se rappeler des moments passés avec lui. Après tout ce temps, les seules choses encore intactes dans son cœur de garçon romantique sont les sentiments qu'il lui p...
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— Juillet 1995 —
L'après-midi était paisiblement passée et les deux jeunes hommes étaient restés ensemble, parlant de tout et rien, écoutant un peu de musique, racontant des anecdotes, leur vie, leur joie ou peine récente. Pourtant, il était venu un moment où il avait fallu qu'ils se séparent. Que le marin quitte son rivage, que le bateau quitte le port. Que Minho rentre chez lui, chez ses parents et ne parte loin de son phare. Il se sentait si bien en compagnie du brun qu'il n'aurait jamais voulu lever l'ancre et rester ici toute sa vie s'il l'avait pu, bercer par le son de la douce voix de sa sirène, accompagné de cette guitare qui aurait pu être semblable au bruit des vagues.
— N'hésite pas à repasser si tu en as envie.
Minho sourit doucement et Jisung ouvrit la porte de son appartement, un peu à regret tout de même.
— Ouais merci, c'était cool.
— Oui vraiment, c'était très cool.
Ils se regardèrent quelques secondes dans les yeux, voulant prolonger le temps qui leur était offert ensemble encore un peu.
— Tu as un téléphone portable ? Je n'en ai pas mais ce sera plus simple pour se joindre au cas où.
Minho pinça les lèvres, regrettant amèrement de ne pas l'avoir pris avec lui pour ses vacances.
— J'en ai un qui me sert pour le boulot mais je ne l'ai pas pris. Et puis, je ne l'allume presque jamais en vérité. Je n'en voit pas vraiment l'intérêt et puis, je suis sûr que ça sert à nous pister...
Jisung pouffa un peu, Minho le suivit aussi. Il reconnaissait bien son ancien meilleur ami dans ses paroles.
— Désolé de ne pas l'avoir pris du coup.
— Non pas de soucis, on a les fixes et puis, au pire, on peut s'envoyer des lettres.
La nostalgie le frappa d'un coup mais il se contenta d'afficher un petit sourire masquant ce qu'il ressentait vraiment, tout au fond de lui.
— C'est sûr. Comme à l'époque.
— Ouais, comme avant...
Les deux garçons étaient un peu tristes à présent, leur passé ensemble leur manquant beaucoup et le temps perdu encore plus flagrant en ce moment même.
— On se revoit vite ?
— J'allais te dire la même chose.
Quelques secondes passèrent avant que Minho ne tourne les talons, ne sachant pas quoi faire ou dire de plus, et ne commence à sortir de l'appartement du brun. Pourtant, il n'eut pas le loisir de le faire car ce dernier l'attrapa par le bras, le retenant et lui intimant de rester encore un peu près de lui.