17 • Discussion

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. . ⇢ [𝑆𝑐𝑦𝑙𝑙𝑖𝑎] ˎˊ˗ ꒰ :👠: ꒱
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Alors que notre désir mutuel s'intensifie, la pièce est soudainement interrompue par le bruit d'une toux. Nohan et moi échangeons un regard surpris, nos respirations saccadées et nos cœurs battant à toute allure. Il me chuchote à l'oreille, sa voix basse et teintée d'inquiétude :

— Tu as entendu ça ?

Je murmure en retour, un mélange de panique et de discrétion dans la voix :

— Oui, chut !

Nous restons immobiles, figés dans cette position, comme si le moindre mouvement pouvait trahir notre présence. La pièce est silencieuse, à peine perturbée par les bruits de la toux venant de l'extérieur. Soudain, un éclair de mémoire me frappe : ma mère vit maintenant chez moi. Je pousse Nohan doucement mais fermement en arrière, le faisant reculer pour qu'il s'éloigne de moi.

— C'est ma mère ! Il faut que tu sortes d'ici, vite !

— Quoi, ta mère ?

Je prends une profonde inspiration avant de répondre, encore secouée par la situation :

— C'est une longue histoire. Je te raconterai tout demain, si tu as un moment pour qu'on puisse se voir.

— D'accord, je t'enverrai un message avec le lieu du rendez-vous.

Il se dirige vers la porte, la prend doucement pour sortir de chez moi. Je ferme la porte derrière lui, appuyée contre celle-ci, et me laisse glisser le long du mur, encore bouleversée par l'interruption soudaine. Si ce bruit ne nous avait pas arrêtés, qu'aurions-nous fait ? Cette pensée me tourmente. Je me dirige rapidement vers la salle de bain et me verse de l'eau froide sur le visage, espérant que le choc me permettra de me recentrer et de clarifier mes pensées.

Je fais couler un bain, ajustant la température de l'eau pour qu'elle soit parfaitement chaude. Une fois la baignoire pleine, je m'installe dedans, m'enfonçant dans l'eau jusqu'à ce que je sois complètement immergée. Je laisse le calme me envahir et me donne du temps pour réfléchir à ma vie et à son sens. Les pensées tourbillonnent dans ma tête, et je soupire profondément, laissant des larmes silencieuses couler le long de mes joues.

Lorsque je me sens prête à sortir, je me redresse et éteins l'eau. Je me sèche rapidement avec une serviette, l'enroulant autour de moi, et me dirige vers mon téléphone. Je rédige un message pour Stefanie , essayant de me concentrer sur autre chose que les émotions qui m'assaillent.

<- — Bien rentrée ?

— -> Oui, même si Monsieur Regard Intense a essayé de me faire du rentre-dedans.

Je ris doucement en lisant la réponse de Stefanie. Je ne suis pas surprise, sachant que Luxian a cette réputation de séducteur invétéré. Il a toujours été connu pour sa manière de charmer les femmes.

— ->  Oui, mais moi, je ne touche pas aux mecs de mes amis.

Je décide de répondre pour clarifier les choses :

<- — Il n'y a rien de sérieux entre lui et moi, je te le promets.

— -> Oui, j'ai remarqué. Toute la soirée, tu as vu le petit Marvellous, monsieur scotché à son téléphone. J'imagine qu'il le garde même pendant l'action.

Je ris en entendant cette remarque et je me laisse tomber en arrière sur mon lit, le téléphone toujours en main. Je soupire en pensant à Nohan et à sa manière d'être. J'ai découvert une facette différente de lui, celle de l'épisode "Nohan sans son fidèle compagnon, le téléphone". C'est un homme cultivé, passionné par les livres, surtout ceux de romance, qui ne juge pas, qui est courageux, admirable, et beau, pour ne citer que quelques qualités. Bien sûr, je garde ces détails pour moi. Stefanie est une vraie pipelette, et il vaut mieux que ce genre d'informations ne se répande pas devant Luxian ou sa sœur. Je finis par m'endormir sans même m'en rendre compte, bercée par mes pensées.

Ce matin, je me réveille de bonne humeur en chantonnant.

— Qu'est-ce qui te met dans cette si bonne humeur ? Serait-ce ce petit Luxian ? Il est vrai qu'il est très charmant, remarque ma mère avec un sourire malicieux.

J'ai envie de lui dire : "Maman, celui qui me rend si joyeuse, c'est Nohan." Mais je préfère ne rien révéler.

— Et comment peux-tu en être si sûre ? Tu ne l'as même pas rencontré, je réponds en essayant de rester naturelle.

— Eh bien, je regarde souvent la télévision, et il y passe régulièrement, dit-elle en haussant les épaules.

Je ris doucement et prends un cookie que ma mère a préparé. Ils sont encore tout chauds, un véritable délice.

— J'imagine, dis-je en haussant les épaules.

Je reçois un message et me précipite sur mon téléphone. Je vois ma mère sourire, sans doute en imaginant que c'est Luxian qui m'a écrit.

— Il ne va pas s'échapper, rassure-toi. Et puis, tu es rentrée seule hier soir ?

Je sens mon visage s'empourprer à cette question. L'heureux élu de la soirée, Nohan, m'a envoyé l'adresse du lieu où nous devrions nous retrouver.

— Tu as perdu ta langue, chérie ? continue ma mère, un sourire amusé aux lèvres.

— Non, je, je n'avais pas entendu ce que tu m'avais dit, mais je suis bien rentrée seule. Je me suis endormie rapidement après.

— Je vois, dit ma mère, son regard trahissant une légère incrédulité.

Je sais qu'elle n'est pas entièrement convaincue, mais je ne peux pas lui dire : « Non, maman, je sors avec un homme, mais je pourrais aussi sortir avec un autre. Le pire, c'est que les deux sont mes anciens patrons. »

— Bon, je dois partir, maman. Je vais me préparer, annonce-je en me levant.

Je me dirige vers ma garde-robe pour choisir l'une des nouvelles robes que Sandra m'a offertes. C'est une robe blanche en dentelle légèrement transparente, d'une élégance délicate. Elle coûte précisément douze mille dollars, donc je fais attention à ne pas l'abîmer.

Je prends une douche en prenant soin de bien frotter le savon contre ma peau, profitant de chaque moment pour me détendre. Ensuite, je m'habille avec soin, enfilant la robe avec délicatesse. Je prends mes écouteurs sans fil, les branche et lance une musique de bachata. Cette chanson me parle profondément : elle raconte l'histoire d'une femme briseuse de cœurs, ambitieuse au point de se détruire elle-même. Elle est avec un homme, mais désire un autre et le trompe. Les paroles comparent ses actions à celles d'Adam et Ève, soulignant les péchés universels. À la fin, elle se retrouve sans personne et se prostitue pour survivre.

Alors que la chanson se poursuit, des larmes commencent à couler sur mes joues. La mélancolie et la tristesse des paroles résonnent en moi, et je me sens connectée à cette femme, ressentant son vide et ses souffrances comme si c'étaient les miens.

Je m'essuie le visage avec un mouchoir en papier, puis commence à me maquiller avec soin. Je choisis un maquillage subtil qui met en valeur mes traits sans en faire trop. Ensuite, je me parfume avec une touche délicate de mon parfum préféré. Je sélectionne une paire de chaussures à talons élégantes et les enfile soigneusement, avant de prendre mon sac à main assorti.

Je vais dans la cuisine, dis un rapide au revoir à ma mère, et quitte l'appartement.

À l'extérieur, je commande un taxi et lui donne l'adresse que Nohan m'a envoyée. Je suis consciente des risques : si on me voit seule avec Nohan, sans justification valable, cela pourrait très mal passer. Une telle situation pourrait rapidement se retrouver dans les journaux et surtout, être portée à l'attention de Brown, ce que je veux éviter à tout prix.

Séduit moi si tu peux Où les histoires vivent. Découvrez maintenant