28 • 𝐢𝐧𝐚𝐭𝐭𝐞𝐧𝐝𝐮

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. . ⇢ [𝑆𝑐𝑦𝑙𝑙𝑖𝑎] ˎˊ˗ ꒰ :👠: ꒱
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— Tu as raison ! Moi, je ne t'aime pas. Je suis tombé amoureux de Stefanie, déclare Luxian, sa voix ferme et déterminée.

— Quoi ? m'exclamai-je, incapable de cacher ma stupéfaction.

— Oui, je me marie avec toi juste pour qu'on arrête de publier des articles sur moi et mes fréquentations. Même si tu es très belle, tu n'es pas vraiment mon style. Stefanie, par exemple, elle est simple, douce, et elle ne vise pas la richesse comme toi.

Ses mots résonnent en moi, une douleur aiguë s'installe dans ma poitrine. Il a raison, d'une certaine manière. Je me sens trahie, piégée dans ce jeu où je ne suis qu'un accessoire.

Avec un soupir résigné, je me lève et commence à rassembler mes affaires, chaque geste chargé d'émotion. Je fais le tour de la pièce, les souvenirs de notre temps ensemble flottant dans mon esprit, mais je sais que je ne peux plus rester ici. Je sors, le cœur lourd, laissant derrière moi cette illusion de bonheur.

Je sors précipitamment sans rien prendre, mes pensées tourbillonnant dans ma tête. Je décide de prendre les escaliers pour dégourdir mes jambes. Chaque marche résonne sous mes pieds, et je respire profondément l'air frais du couloir.

Une fois au rez-de-chaussée, je jette un coup d'œil à l'extérieur et aperçois la voiture de Nohan, encore garée. Mon cœur s'accélère à l'idée de le voir. Je m'approche lentement, le ventre noué d'excitation et d'appréhension. En regardant à l'intérieur, je le vois endormi, la tête posée sur le volant. Son expression paisible me fait sourire.

Je tapote doucement sur sa vitre, le bruit résonnant dans la nuit silencieuse. Il se réveille en sursaut, les yeux écarquillés de surprise.

— драгоценный камень ?! Que fais-tu ici à cette heure si tardive ?

— Je peux rentrer ?

— Oui, bien sûr !

Il me sourit, et je sens un frisson d'espoir.

Je monte dans la voiture après qu'il ouvre l'autre portière. L'intérieur est familier, mais l'atmosphère est tendue.

— Je suis partie parce que Luxian est devenu fou, dis-je, ma voix trahissant mon agitation. Il a compris qu'on était ensemble et a commencé à m'insulter, tout en affirmant qu'il aimait Stefanie.

Nohan fronce les sourcils, visiblement agacé.

— Qu'il te rende ta liberté, me répond-il avec conviction.

Je hoche la tête, mais une pensée me traverse l'esprit, et un éclair de détermination s'allume en moi.

— La seule façon que je l'aie, c'est... je sais !

Je me souviens d'un détail crucial. Si Roberto est vraiment le frère jumeau de celui qui me menace, alors j'ai une possibilité de négociation. Mon cœur s'emballe à l'idée.

— Je vais marcher, déclare-je avec résolution.

Je sors de la voiture, le vent frais fouettant mon visage, et je commence à avancer rapidement, le regard fixé devant moi. Soudain, une main ferme m'attrape par le bras et me tire en arrière. La panique m'envahit alors que je réalise que quelqu'un me kidnappe.

Dans un état semi-conscient, je sens qu'on tente de me sortir de mon sommeil, mais je suis encore prise dans un brouillard lourd et épais, incapable de réagir immédiatement. Peu à peu, je commence à émerger, mes sens s'éveillent doucement.

Je prends enfin conscience de l'endroit où je me trouve et, en tournant la tête, je découvre Nohan, endormi tout contre moi, sa tête posée sur mon épaule. Cette proximité inattendue me surprend. Il est si paisible dans son sommeil, presque vulnérable. Je tente de bouger légèrement, et à mon premier mouvement, il se réveille brusquement, les yeux écarquillés par la panique.

— Ça va ?! me demande-t-il d'une voix anxieuse.

Je lui adresse un sourire rassurant, malgré l'agitation qui continue de battre sous ma peau.

— On peut dire ça, mais tant que je suis avec toi, tout ira bien, je réponds avec douceur, espérant l'apaiser.

Il me sourit à son tour, un sourire qui dissipe toute trace d'inquiétude. Nos regards se croisent, et l'instant semble suspendu, enveloppé dans une bulle de réconfort.

Soudain, une voix sarcastique brise le silence.

— Oh, que c'est mignon !

Je tourne la tête, surprise par cette interruption.

Oh, le sosie de Rob... non, attends, c'est plutôt son frère, non ?

Ma voix tremble un peu, mais je garde la tête haute.

— Vous nous voulez quoi ?! je crache, en le dévisageant, bien décidée à ne pas me laisser intimider.

L'homme en face de nous, avec une attitude froide et calculatrice, esquisse un sourire en coin.

— Ici, c'est moi qui pose les questions, réplique-t-il sèchement, mais je dois avouer que j'aime ton caractère. Quant au petit guignol à tes côtés, je ne veux rien de lui. On peut le relâcher, ajoute-t-il avec un geste dédaigneux de la main.

Je sens Nohan se tendre à mes côtés, mais il se redresse avec une résolution que je connais bien.

— Je ne partirai pas sans elle, déclare-t-il fermement, la voix grave et empreinte de défi.

L'homme éclate de rire, un rire glacial qui résonne dans la pièce.

— Haha, ici, c'est moi qui commande. Vous n'êtes plus dans votre petit monde doré, entouré de richesses. Ici, c'est moi le chef, et vous n'avez aucun pouvoir.

Je serre les dents, sentant la situation échapper à tout contrôle. Mon esprit tourne à toute vitesse, cherchant une issue.

— Si c'est de l'argent que vous voulez, je ne l'ai même pas vu passer sous mon nez, dis-je, tentant une approche plus pragmatique.

Il s'avance, un sourire mauvais sur les lèvres.

— Ton père m'a pourtant dit que tu allais me rembourser, répond-il d'un ton qui me fait frissonner. Ses yeux noirs semblent traverser mon âme, et une vague de tension s'installe.

L'air devient plus lourd, chargé d'une menace latente.

— Oh, le connard ! je lâche, furieuse.

L'homme en face de moi plisse les yeux, son ton devient plus tranchant.

— On ne parle pas de ses parents comme ça, grince-t-il.

Je croise les bras, résistant à l'envie de lui crier dessus, et réplique avec un mépris glacial.

— Pfff, tu ne sais rien sur moi, crachai-je, fixant son regard sans faiblir.

Il sourit, un sourire de défi, tout aussi amer.

— Et toi, petite furieuse, tu ne sais rien non plus, ricane-t-il, les yeux pétillants d'une sombre satisfaction.

Je me redresse, le cœur battant à toute vitesse. Je vais jouer le tout pour le tout.

— Ah, si ! je sais qui tu es... T'es le frère de Roberto !

Séduit moi si tu peux Où les histoires vivent. Découvrez maintenant