27 • Mensonges...

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. . ⇢ [𝑆𝑐𝑦𝑙𝑙𝑖𝑎] ˎˊ˗ ꒰  :👠: ꒱
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— Je comprends que ça te surprenne, dit Nohan avec un soupir. Je sais que j'ai l'air d'un bourreau de travail, mais j'ai aussi une vie à l'extérieur. Oui, j'ai un enfant qui s'appelle Angel, et il a sept ans.

— Wow... il est encore si petit, réponds-je, impressionnée par cette révélation.

— Je peux comprendre que ça te fasse peur, continue-t-il, son regard devenant sérieux. Je ne te demande pas d'être sa mère.

— Non, ce n'est pas ça, dis-je en secouant la tête. C'est juste que, comme tu l'as dit, ça m'a vraiment surprise. J'aimerais beaucoup le rencontrer. Un petit toi... ça serait tellement mignon.

— Oui, il est adorable, acquiesce-t-il avec un sourire tendre. C'est l'être que j'aime le plus au monde.

Nohan prend délicatement ma main, ses doigts chauds s'enroulant autour des miens, et il plonge son regard dans le mien.

— Et maintenant, il y a toi, dit-il avec douceur. Je t'aime tellement, et je suis sûr qu'il va t'adorer, tout comme moi je t'adore.

— Je l'espère vraiment, réponds-je, une chaleur se répandant dans ma poitrine à ses mots.

Je sors mon téléphone de ma poche pour vérifier l'heure et remarque immédiatement plusieurs appels manqués de Luxian et de ma mère. Mon cœur se serre un peu.

Mon téléphone ne cesse de vibrer, chaque notification résonnant comme un tambour dans le silence. Les messages affluent, que ce soit des textos, des appels ou des alertes de messagerie.

— C'est quoi tout ça ? demande Nohan, son regard se posant sur mon écran.

— Je suis dans de sales draps... Luxian et ma mère n'arrêtent pas de m'appeler, réponds-je, l'anxiété montant en moi.

Nohan scrute son propre téléphone, son expression changeant rapidement.

— Eh merde... Luxian m'a également appelé plusieurs fois, dit-il, l'inquiétude se lisant sur son visage.

— Merde ! Je crains qu'il ait des doutes sur nous en plus ! murmuré-je, la panique s'intensifiant à chaque seconde qui passe.

— Quoi ?! Vite, allons-y ! s'exclame Nohan, son expression passant de la surprise à l'urgence.

Nous grimpons rapidement dans la voiture, la tension palpable entre nous. En route vers chez Luxian, mon nouveau chez-moi, le paysage défile sous nos yeux. Après une demi-heure de trajet, nous arrivons enfin. À peine sortis de la cabane, il faisait déjà presque nuit, et maintenant, les étoiles scintillent dans un ciel profond, illuminé par la lune. C'est d'ailleurs d'une beauté saisissante.

Je jette un coup d'œil à Nohan et lui offre un sourire, tentant de cacher mon anxiété. Nous montons rapidement les escaliers de l'immeuble, atteignant le dernier étage. En entrant, je réalise avec horreur qu'une soirée est prévue. Mon cœur s'emballe alors que je réalise l'ampleur du désastre qui m'attend.

Je passe la soirée à l'écart de Nohan, ressentant son absence comme une douleur lancinante. Les regards de Luxian me scrutent avec une intensité désagréable, et je ne peux m'empêcher de triturer mes doigts, cherchant à apaiser ma nervosité. Ma mère, toujours aussi intrusive, enchaîne les remarques acerbes, chacune me poussant un peu plus à bout. Son ton critique résonne dans ma tête, aggravant mon irritation.

À la fin de la soirée, alors que les invités commencent à quitter les lieux, je ressens un besoin urgent d'échapper à cette atmosphère pesante. Je me dirige rapidement vers ma chambre, espérant trouver refuge et solitude. Mais, juste au moment où je tente de fermer la porte, une main ferme se pose sur la poignée, m'empêchant de fuir. Je suis poussée à l'intérieur, et mon cœur s'emballe.

Luxian se tient là, la frustration se lisant sur son visage.

— Tu étais où ? s'écrie-t-il, sa voix tremblant d'émotion.

— Je ne suis pas encore ta femme, ça ne t'intéresse pas, rétorque-je, m'efforçant de garder mon calme.

Il s'avance, menaçant, et je sens une montée de colère en lui.

— Ne me pousse pas à bout !

D'un geste brusque, il m'attrape par la gorge. Étrangement, je n'éprouve pas vraiment de peur. J'ai appris à naviguer dans le danger depuis mon enfance.

— Je. Ne. Vais. Rien. Te. Dire ! lui assène-je, chaque mot claquant dans l'air, déterminée à ne pas céder.

— Toi, petite insolente !

Je ne reconnais pas Luxian. Son regard est chargé de colère, et son comportement est si différent de celui que je connaissais. Est-ce que l'amour peut vraiment transformer quelqu'un à ce point ? Jamais je ne l'avais vu sous cet angle. Il s'avance vers moi avec une intensité troublante, puis commence à m'embrasser avec une passion brutale, ses lèvres mordant ma peau. La douleur s'installe, et je me sens comme piégée dans un cauchemar, complètement à l'opposé de la magie de la journée que je viens de vivre.

— Tu sens son parfum ! s'écrie-t-il, sa voix tremblant d'angoisse et de rage. Je te dégoûte, mais en même temps, tu m'excites tellement. Pourquoi avec lui et pas avec moi ? Qu'est-ce qu'il a de plus que moi ?

Chaque mot qu'il prononce est chargé d'une jalousie palpable. Je le vois lutter avec ses émotions, sa confusion s'intensifiant alors qu'il cherche désespérément des réponses.

Je sais que je dois jouer le jeu, que je ne peux pas laisser mes émotions prendre le dessus. Je me rattrape, consciente que tout ce que j'ai construit est en jeu. Mon objectif premier est de devenir une femme accomplie, et je réalise que le seul moyen d'y parvenir passe par Luxian.

Alors, je m'adoucis. Je prends une profonde inspiration et tente de maîtriser mon agitation intérieure. Je fais de mon mieux pour garder mon calme, même si mon mauvais caractère menace de refaire surface. Chaque geste est calculé, chaque mot pesé. Je veux paraître sereine et déterminée, malgré la tempête qui gronde en moi. Cette performance devient essentielle, car je suis convaincue que, pour avancer, je dois faire preuve de tact et de finesse.

Je me colle à lui, sentant la chaleur de son corps contre le mien, puis je passe mes mains autour de son cou, cherchant à établir une connexion plus intime. Lorsque je l'embrasse, il se laisse faire, répondant à ma proximité avec une intensité palpable. Ses mains s'enroulent autour de mes jambes, que je glisse autour de sa taille, créant ainsi une étreinte qui nous unit.

Je sais qu'il est attiré par moi, et cette certitude semble le rendre à la fois fou et vulnérable. Pourtant, je peux aussi sentir son trouble, une tension sous-jacente qui pèse sur nous deux. Notre futur mariage, que tout le monde voit comme une belle promesse, n'est en réalité qu'un arrangement, une façade soigneusement construite pour le monde extérieur. C'est une question d'image, de marketing, et je réalise que, malgré l'étincelle entre nous, nous sommes pris dans un jeu bien plus complexe que de simples sentiments.

Il me plaît, c'est indéniable. Physiquement, il est vraiment séduisant, et je réalise que faire semblant pour une femme est bien plus simple que pour un homme. Je manœuvre habilement, lui montrant chaque facette de ma personnalité pour qu'il tombe complètement amoureux de moi. Je veux qu'il devienne fou de passion, alors je fais tout pour lui prouver ma valeur.

Lorsque nous sommes tous les deux épuisés, le souffle court après nos échanges passionnés, je laisse échapper un sourire satisfait. Je me tourne vers lui, le regard pétillant, et je déclare avec assurance :

— Tu sais ce qu'il a ? Eh bien, il m'aime d'un amour sincère et pur !

Mon ton est à la fois espiègle et sérieux, et j'observe sa réaction, cherchant à capter chaque nuance de ses émotions.

Séduit moi si tu peux Où les histoires vivent. Découvrez maintenant