Plus les minutes passent et plus mon angoisse monte en flèche. Je ne parviens pas à me calmer. Je me vide de l'entièreté de l'eau se trouvant dans mon corps tant mes larmes ne cessent de couler.
Je n'ai pas osé tourner le regard des vitres du trajet, qui me sembla par ailleurs infiniment long.
Ces révélations furent la goutte de trop. Je n'ai plus la force d'encaisser. J'ai été manipuler depuis le début de mon existence.
C'est comme si soudainement je voyais plus clair. Les souvenirs parsemés de mon enfance ont réapparu en un claquement de doigt et me font l'effet d'une balle en plein cœur. Ma conscience a tout effacé pendant tant d'années, mais désormais je me souviens.
Je me souviens de son sourire et de ses cheveux. Je me souviens de la douce voix d'enfant de mon frère.
Je me souviens de ma mère effondrée face à ce qui me semble être un inconnu mais qui se trouve être mon jeune frère, pointant une arme sur mon père. Je me souviens du visage de ma mère et de son sourire malgré les bleus couvrant son corps meurtris. Je me souviens du début de la maladie de mon père et de son regard empli d'amertume lors de notre départ pour la campagne.
Je me souviens de l'odeur du sang. Je me souviens apercevoir une arme dans le tiroir du bureau de mon père. Je me souviens des hommes devant notre maison que je disais être des status.
Je me souviens des paroles de ma grand-mère me confiant l'importance de notre sang et de notre lignée, me réservant un grand avenir.
Bien qu'ils soient flou et incertains, mes souvenirs se croisent et tout semble faire sens mais je refuse d'y croire.
Nous finissons pas arriver au pied de l'immeuble dont je me souviens vaguement et nous empruntons un passage souterrain qui mène à un parking privée. Des gardiens sont présents à l'entrée de l'étage. Nous pénétrons dans l'espace et tout le long des dizaines de voitures de sport sont alignés. La voiture s'arrête devant l'ascenseur, je n'ose pas bouger. Je ne veux pas continuer. Je n'ai pas la force.
Christian m'empoigne par le bras et me sort de la voiture.
- Tu vas le regretter amèrement.
J'aimerais crier, me débattre, faire quelque chose. Mais pour aller où? Il me retrouverait.
Tout à changé. Rien ne sera jamais plus comme avant. Je suis condamné à cette vie. Je n'ai plus d'espoir.
La voiture repart nous laissant presque seuls. Christian me tient fermement et avance dangereusement vite. La tension est à son paroxysme. L'air pourrait s'enflammer.
Je retiens mon souffle durant toute la montée de l'ascenseur. Même respirer me semble douloureux. Je sais ce qui m'attend ou du moins je l'imagine vaguement. Ce n'est pas comme si c'était la premier fois que je tentais de m'échapper. Mais cette fois, ce n'est pas ce qui m'attend qui me fais le plus peur mais l'après, quel est ce destin que l'on me réserve. A quoi ressemblera ma vie.
Est-ce que je reverrais mon frère un jour?
La pression de Christian sur mon corps me fait penser que s'il me lâchait je disparaîtrais en un coup de vent.
Je reconnais où nous allons et mes souvenirs de cette pièce me ramène à la réalité. Pour autant, je me sens toujours vide.
Arrivée devant la porte, Christian me plaque brutalement contre le mur.
- En ressortant d'ici, je te garanti que tu ne seras plus la même. Je vais m'en assurer, mi amor, me susurre t'il à l'oreille.
Il m'attrape violemment par le coup et me bascule contre le mur d'en face, tout en dégainant la clé de la pièce et en déverrouillant la porte. Je ne me suis même pas aperçu du moment où il a récupéré cette clé. Peut-être l'avais t'il toujours avec lui. Peut-être savait il exactement tout ce qui allais se passait depuis le début de cette soirée.
Il me pousse violemment à l'intérieur, je manque de tomber. Tel un prédateur devant sa proie, il semble se réjouir follement de la situation. Je ressens son excitation perverse. Il me regarde à quelques mètres de lui, sachant que je n'ai nul part où fuir. Je suis seule face à mon pire cauchemar.
- Que les choses soient clairs. Jamais plus tu ne me défieras comme tu l'as fais ce soir. J'ai essayé de te faire confiance, et de gagner ta confiance. Je t'ai montrer ce que je pouvais t'offrir, ce à quoi ta vie pourrait ressembler. Je me suis montrer tendre...
A mesure qu'il parle, le son de sa voix s'accentue et et il s'approche...
- et doux. J'ai tenté de ne pas te blesser, de me montrer tolérant et compréhensif...Je t'ai même accordée la vérité. MAIS TOI QU'EST CE QUE TU FAIS. SAIS-TU SEULEMENT LES CONSÉQUENCES DE TES ACTES ?
Son cri me fait sursauter et à l'effet de rappeler la peur à mon esprit.
Il se tient devant moi, me dominant de 2 têtes au moins. Je n'ose pas même respirer. Sa colère est palpable.
- Tu vas réparer tes erreurs. A partir de maintenant, tu vas te montrer docile et obéissante. Finit les pleurnichages, finit les questions. Tu n'a rien à comprendre. Tu m'appartiens et c'est tout.
Il m'attrape le menton brutalement et me vole un baiser. Il force sa langue dans ma bouche et mort ma lèvre avant de me pousser à nouveau. Je me heurte à la banquette au milieu de la pièce. Le sol se dérobe sous mes pieds endoloris par mes escarpins et je vacille au sol.
- TU VAS ME RENDRE FOU BORDEL.
Le poing de Christian s'écrasant violemment contre le mur me fait sursauter à nouveau et à cet instant la peur me submerge.
- Lève toi.
Je tente de me relever mais mes pieds semblent ne pas répondre à ma demande.
Christian me relève de force. Je lui tourne dos. Il commence alors à me caresser les hanches et remontent vers ma poitrine.
- Tu ne voudras plus jamais me quitter après ce que je vais te faire.
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Excusez-moi pour la longue absence, j'espère que ce chapitre vous plaira en cette nouvelle année!
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Captive
Teen Fiction"- FERME TA PUTAIN DE GUEULE. TU CROIS QUE TU AS UN PUTAIN DE DROIT DE PAROLE. TU ES À MOI C'EST CLAIR. TU AS SIGNÉ CE CONTRAT ET MAINTENANT TU M'APPAPARTIENS." Lorsque Sacha, une jeune étudiante russe se fait licencier de son job étudiant à Paris...
