ENTRE SENTIMENTS ET VIRAGES Lando x Carlos

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Acte I : La parenthèse avec Charles

Les premières journées passées à Monaco avaient été un doux répit pour Carlos. Avec Charles, tout semblait simple. Ils partageaient les mêmes plaisirs : les longues balades en bateau, les entraînements rigoureux, et des dîners dans des coins discrets où le monde extérieur semblait loin.

Mais un soir, alors qu’ils étaient seuls sur la terrasse de Charles, la légèreté habituelle de leur échange prit une tournure plus intime.

— Parfois, je me demande si je fais les bons choix, murmura Carlos en fixant l’horizon.
Charles, assis près de lui, tourna la tête, intrigué.
— Tu parles de quoi ? De la course ? Ou d’autre chose ?

Le silence qui suivit était éloquent. Et dans ce moment suspendu, Charles posa une main sur l’épaule de Carlos, son regard adoucissant l’intensité de la confession. Cette nuit-là, ils franchirent une limite qu’ils n’avaient jamais abordée auparavant.

Mais même dans cette proximité, Carlos sentait que quelque chose manquait. Charles lui apportait stabilité et réconfort, mais ce n’était pas l’étincelle qu’il cherchait.

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Interlude : La sagesse de Fernando

Le lendemain, Carlos sentit le besoin de s’isoler pour réfléchir. Ses pensées tournaient en boucle, et il avait besoin de clarté. Un appel de Fernando Alonso, son ancien coéquipier et mentor, lui offrit une opportunité inattendue.

Fernando proposa de se retrouver sur un circuit privé, loin des regards curieux. Les deux hommes passèrent la journée à rouler, à échanger des conseils techniques, mais, comme toujours avec Fernando, les conversations profondes ne tardèrent pas à émerger.

Assis dans les stands, après des tours intenses, Fernando brisa le silence :
— Alors, Carlos, qu’est-ce qui te tracasse ?

Carlos haussa les épaules, hésitant.
— Rien d’important. Juste… des trucs personnels.

Fernando le dévisagea avec un sourire mi-sarcastique, mi-sage.
— Tu me prends pour un débutant ? Je te connais, Carlos. Quelque chose te travaille.

Carlos soupira et baissa les yeux.
— C’est compliqué.

Fernando prit une gorgée d’eau, patient.
— La vie l’est toujours, mais tu es du genre à tout garder pour toi. Parfois, parler aide.

Après un moment de réflexion, Carlos céda.
— J’ai des sentiments pour quelqu’un. Mais ce n’est pas aussi simple que ça.

Fernando arqua un sourcil.
— Charles ?

Carlos ouvrit grand les yeux, surpris.
— Comment tu sais ?

Fernando éclata de rire.
— Parce que c’est évident. Vous avez toujours eu une connexion particulière. Mais… c’est ça qui te trouble ?

Carlos secoua la tête.
— C’est plus que ça. Ce que j’ai avec Charles, c’est… c’est confortable, mais ce n’est pas ce que je veux vraiment.

Fernando posa une main sur son épaule.
— Et qu’est-ce que tu veux ?

Carlos hésita, puis murmura presque :
— Lando.

Fernando resta silencieux un moment, avant de sourire doucement.
— Alors pourquoi tu perds ton temps ?

Carlos releva les yeux, perplexe.
— C’est plus compliqué que ça. J’ai peur de gâcher notre amitié, de tout détruire.

Fernando hocha lentement la tête.
— Écoute, Carlos. Je ne suis pas un expert en relations, mais ce que je sais, c’est que la vie est courte. Tu te mets toujours la pression, sur et en dehors de la piste. Mais parfois, il faut juste foncer, comme dans un virage serré. Si tu attends trop longtemps, tu rates ta chance.

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