Au-delà des lignes de course Charles x Lando

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La tension était palpable depuis le début de la saison. Course après course, Charles Leclerc et Lando Norris s’étaient affrontés avec une intensité qui dépassait la simple rivalité professionnelle. Les médias avaient sauté sur l’occasion, alimentant le récit de leur duel comme celui des nouveaux gladiateurs de la Formule 1. Mais pour eux, c’était bien plus qu’une bataille de circuits.

Cette fois, à Abu Dhabi, la course avait tout changé.

Charles avait dominé les 50 premiers tours, repoussant chaque tentative de dépassement de Lando. Mais dans le dernier virage, alors qu’il défendait la ligne intérieure, Lando avait pris l’extérieur avec une audace presque suicidaire. Les deux voitures s’étaient effleurées, envoyant Charles légèrement hors piste. Lando avait franchi la ligne d’arrivée en vainqueur, tandis que Charles terminait quatrième, furieux.

Le paddock était en effervescence. Les fans de Charles réclamaient une pénalité pour Lando, tandis que les supporters de Lando célébraient sa victoire comme un chef-d’œuvre de pilotage agressif. Charles, lui, bouillait de colère.

Il quitta la zone des médias, ignorant les questions, et se dirigea droit vers la motorhome McLaren. Sans frapper, il ouvrit la porte, attirant les regards des mécaniciens et du staff. Lando était là, assis sur une chaise, encore en combinaison, une serviette autour du cou.

— Norris ! appela Charles d’une voix tranchante.

Lando releva la tête, surpris par le ton. Les discussions autour de lui cessèrent immédiatement. Il se leva et, après un soupir, fit signe à Charles de le suivre à l’extérieur.

Ils se retrouvèrent dans un coin tranquille, à l’écart des regards. Charles était le premier à parler.

— Tu comptes t’expliquer, ou je dois deviner pourquoi tu as jugé bon de me sortir ? lança-t-il d’un ton glacial.

Lando haussa les sourcils, mais garda son calme.

— Je ne t’ai pas "sorti". C’était un incident de course, Charles. Tu sais aussi bien que moi que c’était limite des deux côtés.

— Limite ? Tu plaisantes ? s’écria Charles, les yeux flamboyants. J’avais la ligne intérieure, tu savais que tu n’avais aucune chance !

— Et pourtant, j’ai gagné, répondit Lando, un sourire en coin.

C’était la goutte de trop. Charles s’avança, réduisant la distance entre eux, son visage à quelques centimètres de celui de Lando.

— Tu es tellement arrogant, Norris. Toujours à te croire meilleur que tout le monde.

Lando, loin d’être intimidé, soutint son regard avec défi.

— Et toi, tu es incapable d’accepter la moindre défaite. Peut-être que c’est ça, ton problème.

Le silence s’installa. Les deux pilotes se toisaient, leurs respirations rapides témoignant de l’intensité du moment. Mais sous la colère, il y avait autre chose. Une tension différente, plus profonde, qu’aucun des deux ne voulait encore admettre.

— Pourquoi toi ? murmura soudain Charles, presque pour lui-même.

— Quoi ? demanda Lando, surpris.

Charles détourna le regard, comme s’il regrettait déjà ses mots. Mais Lando ne le lâcha pas. Il posa une main ferme sur son épaule, forçant Charles à le regarder.

— Pourquoi ça t’énerve autant ? Ce n’est pas juste la course, hein ?

Charles resta silencieux, mais ses yeux trahissaient ses pensées. Toute la frustration, toute la rage qu’il avait accumulée contre Lando depuis des mois semblait se briser en ce moment précis. Avant qu’il ne puisse réfléchir, il attrapa Lando par le col de sa combinaison et l’attira vers lui.

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