Chapitre n°23

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Calista Moreno,Barcelone, Espagne

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Calista Moreno,
Barcelone, Espagne.

Je me retournais une énième fois dans mon lit, essayant de trouver une position qui n'allait pas appuyer sur mes multiples blessures.

Trois semaines. Trois semaines interminables depuis ma rupture avec Hector. Et trois semaines que je n'étais plus que l'ombre de moi-même.  Mon cœur battait encore douloureusement rien qu'en pensant à lui, mais une douleur différente me tiraillait chaque fois que je bougeais : celle de mes côtes, celles que mon père avait probablement cassées.


La violence de mes parents n'avaient cessé de croître. Je crois même que j'avais quelques unes de mes côtes cassées, vu la douleur qui me lançait à chaque fois que je faisais un mouvement. Mon corps était devenu une carte des violences qu'il me faisait subir. Chaque bleu, chaque marque me rappelait que je n'étais qu'une prisonnière dans cette maison. Une prisonnière dans ma propre vie. Je ne mangeais plus. Je ne dormais plus. Et chaque journée ressemblait à la précédente : un vide oppressant.

Je n'avais aucune nouvelle d'Hector. Il avait dû m'oublier et c'était sûrement mieux ainsi, je n'étais qu'un poids en plus pour lui qui allait sûrement lui compliquer sa carrière de footballeur. Je continuais à suivre ses matchs avec nostalgie. Me souvenant de quand j'étais au bord du terrain avec mon appareil photo. Je n'avais jamais été aussi heureuse qu'à cette période.

Mais tout est fini.




Je me retournai une fois de plus, cherchant désespérément le sommeil. Mais il ne venait jamais. Et pourquoi viendrait-il ? Même mes rêves s'étaient transformés en cauchemars. Je soupirai en me levant doucement, veillant à ne pas réveiller mon père, dont la chambre était juste à côté.

Je traversai ma chambre sur la pointe des pieds et attrapai mon ordinateur sur mon bureau. Peut-être qu'écrire ou simplement lire quelque chose m'aiderait à m'évader un peu. Alors que je me retournais pour rejoindre mon lit, un bruit sec retentit, m'immobilisant sur place.

Un bruit. Sur ma fenêtre.

Mon cœur battit plus fort. Était-ce le vent ? Ou pire, mon père qui vérifiait que je n'étais pas endormie ?

Mais le bruit recommença, plus net cette fois. Intriguée, je posai l'ordinateur sur mon lit et m'approchai doucement de la fenêtre, écartant légèrement les rideaux pour voir ce qui se passait.

Et là, je le vis.

Mon souffle se bloqua, mon cœur rata un battement.

Hector.

Il était là, debout dans mon jardin, les mains dans les poches, le visage levé vers ma fenêtre. Mon Hector. Même dans l'obscurité, je pouvais voir l'intensité dans ses yeux, la manière dont ses cheveux étaient en désordre comme s'il avait couru jusqu'ici.

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