Calista & Hector
Quand cette jeune photographe stagiaire va croiser son chemin, leurs vies vont changer à tout jamais.
A travers cette rencontre, chacun va découvrir la possibilité et de renaître au delà des blessures.
Pour le meilleur et le pire...
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Barcelone, Espagne Calista Moreno
La lumière du matin filtrait doucement à travers les rideaux de la chambre, dessinant des reflets dorés sur les draps en désordre. J'ouvrais les yeux lentement, encore enveloppée dans la chaleur rassurante du lit. Je sentis immédiatement les bras d'Hector autour de ma taille, ses doigts légèrement refermés sur le tissu de mon t-shirt.
Je souriais malgré moi à cette vision de bonheur. Il avait cette habitude de s'accrocher à moi dans son sommeil, comme si je risquais de m'évaporer à tout moment. Cette pensée me réchauffait, mais une autre sensation plus urgente commençait à se manifester.
Fallait vraiment que j'aille aux toilettes là.
Doucement, je tentais de me dégager de son étreinte, mais Hector resserra son emprise sur moi. Il marmonnait quelque chose d'incompréhensible, enfouissant son visage dans mon cou.
-Hector, chuchotais-je amusée mais un peu désespérée. Lâches moi, s'il te plait. -Non, grognait-il de sa voix encore rauque de sommeil. Tu bouges pas.
J'étouffais un rire. Un vrai gosse.
-Si, je bouge. C'est une urgence. -Pas grave. Restes là. Murmura-t-il.
Je roulais des yeux en tentant une nouvelle fois de me libérer. Mais il était bien trop fort pour moi, même à moitié endormi.
-Hector ! Râlais-je exaspérée.
Finalement, il ouvrit un œil, son expression ensommeillée et boudeuse.
-Pourquoi tu veux me laisser ? Demandait-il d'une voix trainante, comme un enfant à qui on refusait un caprice. -Peut-être parce que j'ai une vessie pleine. Lui répondais-je en riant.
Il me fixait pendant une seconde, puis soupirait dramatiquement avant de finalement son emprise.
-Ok mais tu reviens vite Cali.
Je me levais donc, encore secouée de rires silencieux et filais rapidement. Quand je revenais dans la chambre quelques minutes plus tard, Hector était encore allongé, mais ses yeux grands ouverts cette fois, et il m'attendait les bras tendus.
-Allez, viens là mon cœur. Ordonnait-il avec son fameux sourire charmeur.
Sans attendre, je le rejoignais, me glissant à ses côtés dans le lit, où il m'attrapait rapidement pour me coller à lui.
-T'es insupportable, t'es au courant de ça ? Plaisantais-je en me blottissant contre lui. -Insupportable mais irrésistible, non ?
Je levais les yeux au ciel, mais je ne pus m'empêcher de sourire. Il était même terriblement irrésistible, et ça c'était indéniable.