Calista & Hector
Quand cette jeune photographe stagiaire va croiser son chemin, leurs vies vont changer à tout jamais.
A travers cette rencontre, chacun va découvrir la possibilité et de renaître au delà des blessures.
Pour le meilleur et le pire...
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Hector Fort, Barcelone, Espagne.
6 ans plus tard.
Je poussais la porte d'entrée de ma maison, soufflant de bonheur en me sentant enfin chez moi.
Deux semaines que j'étais parti de Barcelone pour des raisons professionnelles, et le temps m'a jamais paru aussi long. Je détestais être loin de ma petite famille.
-Bébé ? Appelais-je en ne voyant personne dans le salon.
À peine quelques secondes plus tard, je vis une petite tornade de cheveux bouclés courir vers moi avant de littéralement me sauter dessus.
-PAPAAAAA, cria-t-elle, visiblement très heureuse de me voir.
Je plongeais mon nez dans son cou, pour sentir son odeur de bébé qui m'avait terriblement manqué.
Je me relevais avec ma fille dans les bras. Je souriais en voyant ma mère qui était restait un peu plus loin.
-Coucou mon fils, me salua-t-elle en s'approchant doucement de nous.
-Ça va maman ? Maïa a été sage j'espère ? Lui demandais-je, en l'attirant dans une étreinte avec mon bras inoccupé par ma fille.
-Tu la connais, hein, sage comme une image, me répondit-elle avec un grand sourire, en pinçant le nez de ma fille qui rigolait de son petite rire de bébé qui me rendait fou.
-Encore merci de l'avoir gardée, je ne sais pas comment j'aurais fait sinon.
-T'en fait pas fils, c'est toujours un plaisir de la garder. Sinon c'était comment à Milan ?
-Épuisant, je vais dormir pendant deux semaines au moins, rigolais-je en m'asseyant sur mon canapé, suivi de ma mère.
Je vis Maïa bailler à s'en décrocher la mâchoire, et en regardant l'heure sur ma montre, je me rendis compte qu'en effet il était très tard pour elle. Alors après un dernier bisous à sa mamie, j'allais la coucher, avant de revenir au près de ma mère toujours sur le canapé.
- Je suis passée sur sa tombe hier matin avec Maïa lui déposer des fleurs, elle voulait à tout prix y aller, j'espère que cela ne te dérange pas, me demanda-t-elle soucieuse. Je sais que tu n'aimes pas trop l'emmener là-bas, mais elle a insisté pour lui rendre visite et pour pouvoir lui parler de ses amis et des exploits de son super papa.
-Nan t'en fais pas maman, ça me dérange pas, si ça lui fait plaisir. Je comptais y aller demain matin de toute façon.
Je soupirais, en rejetant ma tête en arrière, c'était toujours aussi dur de parler de son décès, j'avais encore du mal à l'accepter.