Chapitre 25

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Nickolas

Respire. Putain mais respire tocard !

Mon torse était immobile. J'avais l'impression d'être gelé sur place alors qu'elle était juste en face de moi.

Je me sentais à nouveau devenir ce petit garçon qui pleurait à s'en brûler les paupières. Qui suppliait à s'en irriter la trachée.

J'avais fait partir Hazel parce que je refusais qu'elle entende quoi que ce soit de la bouche de cette dégénérée mentale.

- Nickolas.

Entendre mon nom dans sa bouche me fit me tendre comme un arc alors que je secouai la tête pour me concentrer.

- Ne prononces pas mon putain de nom. Crachai-je avec le plus de venin que j'étais capable de faire sentir.

Parce qu'à l'instant j'étais à un seul putain de cheveux de lui briser la nuque. Ça c'était le vrai Nick. Pas celui que Hazel aimait tant. Non, c'était celui faisait terriblement mal.

Aux autres et à moi. Parce que je détestais ce Nick là.

- Je suis ta tante. Tu me dois un minimum de respect. Rétorqua-t'elle avec le même ton que moi.

Elle me haïssait et ce depuis ma naissance. Pourquoi ? Je n'en avais pas la moindre idée.

- À ce que je vois tu as choisi la voie du mal et de la débauche. Je n'en suis pas étonnée.

Je levai les yeux au ciel jusqu'à m'en faire mal.

- Il faut croire que tes sévisses ne m'ont pas fait rentrer dans le moule de cette famille de dégénérés. Ricanai-je en tentant de masquer ma voix enrouée.

Je ressentais la douleur.

Quand elle me plongeait dans la baignoire remplie de glaçons. Quand elle me brulait le torse avec son cigare. Quand elle me faisait dormir enfermé dans l'armoire de ma chambre. Quand elle me fouettait le dos jusqu'à me créer des cicatrices qui ne partiraient jamais. Hazel les avaient vues mais une seule œillade de ma part lui avait fait comprendre de ne rien demander. Je refusais de parler de ça.

C'était sa faute si je détestais me déshabiller devant les autres, même mes meilleurs amis. J'avais honte, d'avoir été faible devant elle.

- Oh je t'en prie Nickolas, j'ai fait tout ça pour toi et pour ta mère. Dit-elle en faisant un pas dans ma direction.

Je reculai de trois pour palier à ce problème.

Je n'avais pas de mère. Je n'en avais plus depuis que cette « mère » que j'étais censée aimer avait laissé sa soeur me faire subir les pires atrocités dans le but de me « purifier ».

J'en avais des frissons rien qu'y penser.

Elle laissait cette folle me torturer avant de venir dans ma chambre pour me border comme si de rien était.

Quand les blessures étaient trop graves, c'était Mathilde qui me soignait. Elle aussi, je la haïssais. En vérité je les détestais tous.

Parce qu'ils savaient. Et qu'ils n'avaient rien fait.

- Tu sais, j'ai longtemps regretté de ne pas t'avoir tué cette fois-là. J'aurais tellement aimé te voir te vider de ton sang comme un putain de porc puis brûler ton corps ou alors... peut être que j'aurais du le conserver pour lui pisser dessus quand l'envie me prendrait. Récitai-je en réfléchissant tout haut.

Elle ce crispa sous mon ton presque fou.

C'est à ce moment que je remarquai les tics nerveux qui me parcourraient. Ma mâchoire, ma jambe. Ma lèvre se mit même à saigner à force de la mordre mais je n'y fis pas attention.

My little DollOù les histoires vivent. Découvrez maintenant