Je fixais le fauteuilvide en face de moi, assise en tailleur sur le canapé, Shivahallongé sur mes genoux. La douleur était passée, il était auxenvirons de dix heures du soir. Je ne savais plus où j'en étais. Jecontinuais à vivre, à faire ce que l'on me demandait, alors que jen'avais aucune idée de ce que l'on attendait de moi. J'aimerais m'enaller. Partir, si loin d'ici. Partir avec Logan, visiter la France,la Bretagne. Je voudrais recommencer. Tout recommencer à zéro.
Mon regard se posa surles ustensiles de cuisine, posés aléatoirement sur le plan detravail. Une idée commençait à germer dans mon esprit embrumé.J'étais exténuée, aussi bien physiquement que mentalement. Je melevais, faisant fuir Shivah. Je m'avançais lentement en directiondes couteaux. Si ma magie ne pouvait me donner ce que je souhaitaissi ardemment, j'obtiendrais ce que je souhaitais d'une autre façon.Ma main tremblante s'empara du manche d'un long couteau à viande.M'appuyant contre le rebord de la table de bois, je retournais lapointe d'argent contre mon abdomen. Je fermais les yeux. Ma baguettene me sauverait pas, cette fois. Alors que j'allais pousser le manchecontre moi, une exclamation de surprise retentit derrière moi. Avantque je n'ai pu esquisser un quelconque geste, deux mainsm'agrippèrent, me faisant lâcher prise sur l'instrument de madélivrance. Ces bras m'entraînèrent vers le canapé, je m'ylaissais traîner. Je n'avais pas la force de lutter. On me fitasseoir, et deux mains fines agrippèrent les miennes. Je gardais lesyeux clos. Ces mains appartenaient à une femme. Je ne souhaitais pasaffronter le regard de Noami. Je ne voulais pas la faire souffrirencore une fois.
« Je suisdésolée Vava, fit la voix de celle qui m'avait empêché decommettre l'irréparable.
Cette voix... Cen'étais pas celle de Noami. Je la connaissait, mais je n'arrivaisplus à mettre un nom dessus. J'ouvrais doucement les yeux. Je crustout d'abord à une vision. Une chevelure noire et abondante. Desyeux onyx glacés. Un visage pointu. Un air de petite fille sage.
« ...Emy ? »
La vision sourit. Jeclignais bêtement des yeux. Je l'avais tuée, comment pouvait-elleêtre encore là ? Ou alors, j'étais morte, moi aussi.
« Tu pensais quej'étais morte, je suppose ? Demanda Emy avec un sourire désolé.
J'acquiesçais, bouchebée.
« Si tu veuxtout savoir, reprit-elle, le sortilège de Mort est passé à côtéde moi et a fait explosé la table derrière moi. J'ai étéassommée. »
Je ne savais que dire.Pour toute réponse, je la serrais dans mes bras. J'étais siheureuse de la retrouver. Je croyais avoir tout perdu, mais non, Emyétait là, elle était vivante, en chair et en os devant moi.
« Mais...Maiscomment se fait-il que tu sois revenue ici ?demandais-je.
- Et bien, j'ai pour ordre du Seigneur des Ténèbres de surveiller Logan jusqu'au bon vouloir du Maître.
- Cela veut dire que Logan...est... non... »
Toutavait fait tilt dans ma tête. L'absence de Logan au moment de lapose de ma Marque, sa réticence à m'envoyer près du Lord Noir, samanie de garder les manches longues, tout comme Severus. Logan... Desflash revinrent dans mon esprit. L'interrogatoire. Les mots deBellatrix. « Laréunion est terminée. Bella, Logan, je vous laisse continuer. »« Pour la fille de Rogue, je ne t'aurais pas pariée sijolie... » « Laisse-la, Logan, je te jure qu'ellene sait rien» « Oh mais je sais qu'elle ne sait rien. Toi, parcontre, tu sais quelque chose. » « Logan ! C'est bon,arrête, je vais parler, » « Pourquoi voudrais-tu priverLogan de ce qu'il voudrait faire, Severus ? Tu es cruel, tu sais. »
Jecomprenais mieux à présent pourquoi il n'était pas resté lorsquela venue de Severus avait été annoncée. Il avait violé mon père.Et s'était fait passer pour mort. Et dire que je lui avais accordéma confiance, lui laissant libre court sur mes pensées, théories,idées suicidaires...
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Mauvaise (Harry Potter Fanfiction)
FanfictionEvanna Evans, Serpentard, est confrontée à un curieux sortilège posé sur elle. Elle va apprendre l'existence de certains membre de sa famille, qu'elle croyait morts depuis longtemps... Demie-soeur du survivant, mais totalement son opposé, dans qu...
