Chapitre 75

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PDV Cassandra


Je me sentais vraiment mal. Entre ce château empli d'ondes négatives, Kimberley qui me lançait des regards meurtriers et Mélody qui  me regardait d'un air dégoûté, j'avais mon compte. Même Éva faisait comme si je n'étais pas là. Oui j'avais fait n'importe quoi. Mais je le regrettais. Il fallait absolument que je fasse quelque chose afin de me faire pardonner, ou au moins, que ce sentiment d'être la merde des merdes disparaisse. Éva brillait doucement, ce qui faisait qu'on pouvait voir sans être trop visibles. Plus on avançait, plus je voyais derrière les épaisses toiles d'araignée et d'autres choses bizarres une décoration de qualité et de goût, transpirant le luxe et l'oppulance. Je connaissais cet endroit pour l'avoir assez vu dans les livres de l'orphelinat.

Moi : Que fait-on dans l'ancien château ?

Personne ne me répondit. Mais il était hors de question que je n'ai pas de réponses à mes questions.

Moi : Oh ! Je vous parle ! Je suis entraînée dans une histoire de fous, la moindre des choses, c'est de me répondre ! OH !

Kim : La ferme petite avant que je t'encastre dans un mur. Je n'ai pas besoin de te rappeler ta part d'implication dans cette histoire.

Moi : Je veux juste savoir.

Éva : James père doit avoir des comptes à régler. L'histoire a commencé dans ce château. Il veut sans doute la terminer au même endroit. Mais je pense qu'Annabella et cette Rosalinda ont aussi des comptes à régler avec lui. En clair, on est dans la merde, donc je dois rassembler tout le monde afin de vous protéger. Je ne sais pas qui est le réel ennemi, contre qui je dois me battre.

Mélody : Ce qui est clair en tout cas, c'est que la vilaine bête au milieu du chemin est tout sauf notre ami, vu son regard.

Une tête. Un buste. Quatre bras terminés par de longues griffes et deux jambes lui servant de pattes. Telle une araignée, la bête se tenait devant nous, patiente. Ses cheveux noirs et ternes traînaient à terre, encadrant un visage délicat. Visage qui contrastait avec l'aura noir qui se dégageait du monstre. 

Kim : C'est le défilé des horreurs.

La bête fit un pas, ou plutôt trois, et Éva se plaça devant nous. Un petit sourire orna le visage du monstre, et ni une, ni deux, j'attrapai la main de Kim, tandis qu'Éva prit celle de Mel, et nous partîmes, comme des malades, dans le sens inverse. Éva se retournait de temps en temps afin d'envoyer des jets de glace vers le monstre, la ralentissant elle et Mel, tandis qu'avec Kim, on s'éloignait.

Arrivées à un carrefour, je pris sans hésiter celui de droite, celui d'où on ne venait pas. La peur me guidant, je continuais à courir, jusqu'à ce que Kim me tire d'un coup sec, stoppant ma course.

Kim : On l'a semée. A vrai dire, on a semé tout le monde.

Elle se prit la tête entre les mains, et fit plusieurs allers-retours. Je crois que j'ai encore fauté.

Kim : Bon sang ! Cass, on s'est éloignées des filles !

Moi : Je sais. Je suis désolée. De tout.

Elle soupira, puis s'approcha de moi jusqu'à poser ses mains sur mes épaules.

Kim : Tu n'es pas une méchante fille Cassandra. C'est juste que tu fais mal les choses. Mais ce n'est pas à moi qu'il faut s'excuser.  Nous allons revenir sur nos pas. Si nous ne croisons pas les filles, c'est qu'elles ont pris le tunnel de gauche. Nous le prendrons et nous les trouverons.

Moi : Tu es tellement sûre de toi contrairement à moi...

Kim : Méfies-toi des apparences Cass, je dois être aussi voire plus terrorisée que toi, mais je ne me laisse pas aller. Je n'ai pas l'intention de me laisser abattre comme un lapin, alors en route !

Twins but so differentsOù les histoires vivent. Découvrez maintenant