Chapitre 53

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PDV Annabella

Tuer la Reine. Tuer la Reine. Tuer la Reine. Tuer la Reine. Tuer la Reine. Tuer la Reine.

Ça fait cinq ans. Cinq ans que cette idiote est au pouvoir. Cinq ans qu'ils sont morts. Cinq ans que je répète cette mélodie.
Cinq ans que j'ai la haine.
Just like animals.

Faire du mal aux filles de la Reine et du Roi perdus ne m'intéresse pas. Leurs amis non plus ne m'intéresse pas.

C'est elle. Elle. Elle que je veux. Elle m'a prit tout ce que j'avais.

Je ne partirai pas sans l'avoir détruite. Je saurais la vérité.

Le temps des pleurs et des lamentations est terminé. À présent, c'est le temps de la vengeance. C'est l'heure de faire le mal. Ou plutôt le Mal.

Le Mal n'a aucun créateur. Aucune date de début. Le Mal a toujours existé. Et existera toujours.

Pas de début, pas de fin.
Simple.

... : Mlle Anna !

Un autre morveux qui m'appelle. Ils se croient tellement irrésistibles. Je ne compte même plus le nombre de fois que j'ai dit non à des propositions salaces.

... : Mlle Anna ?

Moi : Oui ? avec gentillesse

... : C'est Benjamin. La sauvage. Elle a été mise à l'écart. Très mal en point. Le professeur souhaitait que je vous prévienne.

Merde ! Je n'ai plus le temps pour un masque de bienveillance. Dire que je devais les surveiller. Qu'est-ce qu'elle nous a foutu encore l'autre !

Moi : Elle est où ?!

... : Ben...

Moi : OÙ PUTAIN !!!

... : Au sud de la forêt. apeuré

Moi : Merci mon chou.

J'espère ne pas trop l'avoir choqué. Junior, ou James fils, dit que je suis affreuse en colère. J'ai du sang de vélane. Je ne le lui dirai jamais.

Mais ça ne devait pas se passer comme ça ! Elle ne devait pas être mal. Si jamais elle meurt, je jure de la tuer ! Le plan ne peut être changé. Pas maintenant !

Je me met à courir, manquant de me casser la gueule tous les cents mètres. Putain.

J'arrive finalement à la cabane. C'est en fait un lieu qui a été fait pour soigner tous les cas majeurs à l'abri de tous regards. Pas le temps de regarder le paysage.
Il disparaitra sous peu de toute façon.

Prof 1 : Mlle Anna !

Moi : Oui ! Comment va-t-elle ?

Air inquiet, au point ! Finalement, son état me permettra sans doute de mieux les surveiller. Alors jouons la carte de l'hypocrisie. Encore une fois. Le plan ne sera peut-être pas tant changé que ça.

Prof 1 : Nous ne savons pas encore ce qui a déclenché ses crises. Nous ferons sans doute des examens plus approfondis.

Moi : J'espère que vous trouverez vite. Ce serait dommage de la faire retourner au bercail.

Prof 1 : S'il le faut, nous le ferrons.

Moi : NON ! Je veux dire, je sais que nous trouverons ce qui cloche. Ce serait dommage de la priver de ce voyage.

Twins but so differentsOù les histoires vivent. Découvrez maintenant