Chapitre 56

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PDV Brian

Siana : Brian ?!

Moi : Siana vas-tu arrêter de me faire chier deux minutes ?

Quelle plaie cette fille, mais quelle plaie ! Je pensais pourtant l'avoir semée. J'étais passé par la cime des arbres afin de me déplacer. Et ce fût une bonne surprise de la voir m'attendre au pied de l'arbre lorsque je redescendis, avec un petit sourire aux lèvres. Très bonne surprise. Je l'avais alors injuriée de tous les noms possibles et inimaginables, et elle était partie. En colère.

Moi : Pourquoi tu es là putain !

Siana : J'allais pas te laisser like that. Il en faut plus pour me décourager.

Moi : Je ne te connais pas, et tu ne le connais pas. Alors dé-ga-ge !

Elle s'approcha de moi avec un grand sourire. Je le lui ferai bouffer son sourire moi !

Siana : La forêt est à tout le monde coco. J'ai le droit d'être là. Écoute, je sais que l'état de ton amie de préoccupe beaucoup. Mais c'est pas pour cela qu'il faut envoyer tout le monde chier.

Moi : Je n'envoie pas tout le monde chier. Je t'envois toi chier.

Siana : C'est de la discrimination !

Moi : Porte plainte.

Je me mis à courir, m'enfonçant un peu plus dans la forêt. Très peu de personnes savent qu'il y a une rivière en son centre. Et j'espère qu'à la vue de la noirceur qui se fait, mon harceleuse s'en ira.

Je m'enfonce de plus en plus, en prenant toujours plus de vitesse. Je laisse tous mes soucis derrière moi. Seul courir compte. Ça m'aide à m'évader. Je me sens puissant. Invincible.

La rivière se montre rapidement, et je baisse ma cadence. Elle est là. Tranquille. Elle miroite à travers la forêt. Rien que sa vue me donne un sourire idiot.

Siana : C'est magnifique !

Moi : Putain.

Siana : T'es pas obligé d'être aussi chiant.

Moi : Et toi aussi collante.

Je me déplaça afin de m'asseoir auprès de la rivière. Le clapotis de l'eau sur les pierres m'apaisa. Mes yeux se fermèrent, et mon corps commença à se balancer tranquillement.

Siana : Ça doit être vraiment dur. J'ai déjà eu quelqu'un d'important dans le coma. D'ailleurs elle y est toujours...

Je tourne la tête et la regarde. Ses yeux regardèrent le vide. Elle représentait à ce moment la tristesse. Mon cerveau faisait ‛attention’, mais mon coeur disait ‛arrête de faire le con’.

Moi : Qui est-elle ?

Siana : Ma soeur. La meilleure personne qui fut. Celle pour qui mon coeur bat tous les jours. Celle pour qui je vis.

Moi : Ah.

Que dire face à ça ? Je sais, enfin je connais la force d'un amour fraternel. C'est l'un des amours invincibles, et éternels. Increvables en clair.

Siana : Bon ! Je prendrai bien un bain moi !

Moi : Genre t'as ton maillot sur toi là tout de suite ?

Siana : Qui a dit que j'avais besoin d'un maillot ?

Elle me regardai avec un petit sourire. Ses yeux brillaient de malice, et d'autre chose. De l'envie.

Twins but so differentsOù les histoires vivent. Découvrez maintenant