Chapitre 68

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PDV Drew

Elle m’avait échappé.  Encore une fois. À croire que j’étais maudit. Les pâtisseries que j’avais dérobé s’écrasaient au sol en même temps que moi. J’étais définitivement tombé. Elle était partie. Elle m’avait promis. Et elle avait rompu sa promesse. Pourquoi ? Ne lui avais-je donc pas assez prouvé mon amour ? J’étais fatigué de me battre pour posséder le sien. Elle ne serait jamais restée pour moi.  Elle ne sera jamais mienne. Je devais m’y faire. Luna ne m’aimait pas. Je pensai même que la seule personne qu’elle aimait, c’était elle. Putain d’arnaqueuse voleuse de cœur. Et de rêves. Je me voyais déjà avec nos enfants dans une grande maison jaune. Pourquoi jaune ? C’est sa couleur favorite. Et puis, je lui aurais fait découvrir la Terre. Inde, Maroc, en passant par le Canada et les US… J’aurais fait d’elle une Reine. Mais pas n’importe quelle Reine.

Ma Reine.

 … : Alors beaux yeux, on rêvasse ?

Moi : Je ne sais pas qui vient me causer, mais je ne suis pas d’humeur. Alors commence pas à me les briser.

… : Bien.  Dans ce cas, je parlerai seule. Je m’appelle Lina. Et je suis venue afin de te kidnapper.

Moi : Fais ton travail.

… : Je m’attendais à plus de résistance.

Moi : Désolé de te décevoir.

… : Bien. Dans ce cas, je te banderai les yeux, et puis nous partirons.

Moi : À ton aise.

 Qu’elle fasse ce qui lui plaise. Je n’en avait plus rien à foutre.

Luna, je te déteste.

PDV Luna

 Moi : Ok Mel. Pourquoi m’as-tu kidnappé ?

Mélody : Pour te tuer. C’est la dernière fois que je te le répète.

Moi : Bien. Et tes yeux rouges ?

Mélody : Tu n’as pas besoin de savoir tout cela. Juste meurs et tais-toi.

Ça avait le mérite d’être clair. Elle m’avait emmené dans une sorte de forêt et jeté comme un sac à patate. Et à présent, elle flottait devant moi. Super. Que quelqu'un me tire une balle.

Elle dégaina une épée de je-ne-sais-où et me visa. Elle était donc sérieuse…

 Mélody : Je ne te louperai pas.

Moi : Fais de ton mieux. Car sœurs ou pas, je ne me laisserai pas faire.  

Après un sourire de sa part, elle vint sur moi rapidement. J’esquivai sa première attaque, mais elle abattit à nouveau son arme et m’entailla le bras. Ok. Je lui donnai par la suite un coup de poing, mais seule sa tête tourna. Elle émit un rire plus que diabolique, et me donna à son tour un coup de poing qui me fit voler.

Moi : je ne suis pas du genre à vouloir plaider ma cause. Mais si tu pouvais au moins me dire ce qui te pousse à faire cela ? Es-tu du côté des méchants pas beaux ?

Mélody : Je ne suis que d’un seul côté, le mien.

Elle s’agenouilla à mes côtés afin de me prendre par le coup, et me remonta en même temps qu’elle. Sa prise se serra un peu plus à mesure qu’elle me faisait monter. Je ne touchai déjà plus le sol.

Mélody : Quant à mes motivations… Disons que je n’ai plus envie de te voir.

Elle me sourit encore, puis m’envoya sur un arbre. J’étais sonnée.

Twins but so differentsOù les histoires vivent. Découvrez maintenant