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Chapitre 61
Amour sous surveillance.



Après être sortie du magasin je marche jusqu'à l'arrêt de bus avec les sacs qui tirent sur mes doigts et jette un coup d'œil à l'écran y'avais cinq minutes d'attente ça va,
Aujourd'hui c'était mercredi, j'avais bossé toute la journée et après j'ai enchaîné directement avec les courses, rien de fou, juste que ce matin j'avais déposé Rahim chez sa nounou et entre temps c'est l'autre qu'est parti le récupérer vers les coups de dix, onze heures avec mon autorisation, on avait décidé que ça se passerait comme ça et c'est tout.

Sinon depuis l'altercation d'hier soir on s'est pas reparlé autrement que pour Rahim, même un ça va de sa part j'ai pas eu, juste des messages rapides secs et techniques genre à quelle heure il passe ce qu'il faut mettre dans le sac ou ce qu'il doit mangé, c'est tout et donc là j'pense qu'il devait déjà être chez moi vu l'heure et le temps qu'il faisait mais ouais, là j'avais qu'une envie c'était de rentrer vite fait et retrouver mon fils, bref le bus arrive enfin j'monte et cale mes sacs comme je peux, l'trajet ce fait en même pas dix minutes et quand j'arrive à mon arrêt j'descend en ayant cette boule dans l'ventre parce que j'me répétais que j'avais juste hâte de retrouver Rahim mais c'était faux du moins pas totalement parce que mon fils c'est ma vie hein ! mais la vérité aussi c'est que j'appréhendais de l'voir, j'pouvais dire ce que j'voulais jouer la meuf détachée ou froide mais dès que j'savais qu'on allait être dans la même pièce ça me déstabilisait de fou, parce que Mohamed-Saïd c'est Mohamed-Saïd, toujours beau, toujours attirant et donc j'peux mentir à tout le monde sauf à moi même, et ça m'fatigue même parce que le simple fait d'imaginer son regard croiser l'mien ça m'retournait l'estomac, j'faisais la distante la dure devant lui mais c'était qu'une façade.

Il me manquait, peut être encore plus que ce que j'ose admettre, mais tout ça là c'est dans ma tête de toute manière parce que dans la réalité c'est plus possibles mais bref c'est mieux, j'avance vers la porte mets la clé dans la serrure et soupire avant d'ouvrir et de faire entrer les sacs de courses un à un sans même retirer ma veste, j'referme derrière moi cale les sacs contre le mur et avance doucement vers le salon et là mon regard tombe directement sur eux ! lui et Rahim assis tous les deux sur le canapé collés l'un à l'autre devant la télé, mon fils entrain de manger un menu enfant les doigts plein de sauce et lui qui l'surveille du coin de l'œil tout en piquent dans son propre fast-food bref une scène grave simple mais qui me frappait grave en plein cœur,


Moi - ... • reste figée pendant quelques secondes avant de dire, salam'aleykûm, Rahim bébé, t'es entrain de manger quoi .. • en retirant ses chaussures tout en le regardent de loin,


De là j'le sans lever les yeux vers moi mais j'détourne vite fait mon regard autre part,

Mohamed-Saïd - wAleykoum'salam tu vas bien, t'a passé une bonne journée,

Rahim - Maman • en se lèvent du canapé et d'aller vers elle pour l'enlacer la jambe,

Moi - Oui merci, ça va mon cœur, t'es entrain de manger quoi là ? vas-y retourne manger j'arrive j'vais ranger les courses, j'arrive

Rahim - D'accord • en souriant,

Mohamed-Saïd - Hamdoullah alors.

J'récupère tout les sacs pour les mettre dans la cuisine en faisant mine d'être occupée puis quand je reviens vers le salon pour récupérer mon fils y'a quelque chose qui attire mon regard dans le fond de la pièce et auquel j'ai même pas fait attention en rentrent hein !

Rahim - • en revenant vers elle, regarde maman les fleurs, pour toi • en souriant,

Sur la table y'avait posé en évidence un bouquet d'fleurs et pas un petit bouquet vraiment un vrai bouquet ! beau propre et arrangé et vas-y dans le fond j'étais surpris un peu mais je laissais rien paraître du tout !

Cœurs entrelacés Des histoires addictives. Découvrez maintenant