Chapitre 81
Une vie suspendue.
Il est 23h, j'suis allongée sur le lit des urgences mon corps il est secoué par mes sanglots incontrôlables et vraiment je tremble de la tête aux pieds en étant en état d'choc de fou ! j'ai les larmes qui brouille complètement ma vue et mes deux bras qui sont entourés de bandages blancs et y'a la douleur physique qui commence à s'réveiller mais vas-y, c'est vraiment rien à côté de la scène qui tournais en boucle dans ma tête.
Quand j'l'ai vu foncer sur moi avec le couteau mes jambes elles se sont paralysées direct, impossible de bouger et c'est Mame qu'a eu le réflexe de sa vie en s'interposent entre nous et en hurlant de toutes ses forces pour essayer de la stopper, moi j'ai juste eu le temps de lever mes bras pour m'protéger d'elle et de surtout couvrir mon fils avec tout mon poids qui dormait à mes côtés et c'est là elle a commencé à frapper à l'aveugle, j'sentais la lame m'entailler, et c'est en entendant nos cris qu'ils ont débarqué en furie dans l'salon pour se jetés sur elle et lui arracher le couteau des mains mais c'était déjà trop tard, y'avait du sang de partout sur le tapis le canapé les meubles ils étaient renversés et elle au milieu de tout ça c'est comme si elle était possédée par un djinn en s'débattant, elle hurlait ses yeux braqués sur moi que ouais "c'est elle qu'a tué Sira c'est d'sa faute" et cette phrase c'était pour m'achevée j'vous promets.
J'continue de suffoquer comme une malade en continuant de pleurer toute seule dans cette chambre vide et froide quand la porte s'ouvre doucement enfin, j'essuie mes larmes en espérant voir Saïd entrer mais c'était l'médecin qu'avait le dossier à la main et surtout un visage grave sérieux presque figé.
Médecin - Bonsoir madame Maïga , comment vous vous sentez ? .. les points de suture sur vos bras tiennent bien, l'hémorragie a été stoppée.
Moi - J'commence à avoir mal mais ça va, • en essuyant sa dernière larme,
Médecin - Bien ..
Mes yeux plonge direct vers son dossier et à ce moment là, j'pense même plus à elle ni aux cris au sang ou mes mes bras, genre tout c'qui comptait c'était le bébé qui grandissait en moi et que j'tentais de protéger mentalement depuis le début, mais j'sais pas, à son expression faciale je redoutais tellement au pire ! j'l'entends prendre une grande inspiration et posé le dossier sur la table de nuit avant de s'assoir sur le tabouret à côté de moi et il pose son regard sur le mien et c'est là que j'comprends, que c'est mort, c'est fini j'l'ai perdu,
Médecin - On a fait des examens complets et des analyses de sang à votre arrivée et .. le choc psychologique, le traumatisme de l'agression et la chute de tension brutale que votre corps a subis ... malheureusement la grossesse n'a pas survécu ... vous avez fait une fausse couche madame Maïga ... je suis navré pour vous .....
J'reste silencieuse et c'est comme si pendant quelques secondes le temps s'était arrêté, donc ce bébé que j'venais à peine de découvrir dans le train et qui m'faisait peur y'a encore trois heures et que j'm'apprêtais à peine à réaliser n'était plus là, mes larmes recommence à couler et c'est là que j'me rends compte qu'elle m'avait pas seulement blessé les bras mais elle venait de m'arracher un morceau de mon futur wAllahi, genre là c'était fini y'avait plus de bébé, genre j'ai même pas eu l'temps d'assimiler que j'portais la vie que tout s'était déjà arrêté ! je me remets à pleurer silencieusement en tentant de la calmer mais c'était impossible ! j'étais inconsolable à l'instant, c'est après que le médecin soit parti en m'laissant seule que quelques minutes plus tard il apparaît toujours avec les vêtements tachés de mon sang et c'est quand qu'il croise mon regard qu'il panique complètement, snif je sais même pas comment lui annoncer.
