Chapitre 65
Face au décret de Dieu.
Trois jours ont passé, trois jours silencieux avec des visages fermés et des pleurs, Alioune est décédé, il a laissé derrière lui une femme et deux petites filles, des jumelles, rien que d'y penser ça m'serre le cœur.
Il est parti le jour même où ils devait fêter le retour de la Omra de son cousin, un jour qu'était censé être joyeux un jour de retrouvailles mais au lieu de ça Allah en a décidé autrement pour lui, d'après ce que j'ai compris de la version de ma mère et tout ce que j'ai pu entendre à gauche à droite tout s'est passé dans leur appartement, ils étaient entrain de se préparer pour aller à la fête celle de Mohamed-Saïd et puis d'un coup il a commencé à s'plaindre de douleurs au cœur et avant même que quelqu'un réalise vraiment ce qui s'passait il s'est écroulé il est tombé et ma mère m'a dit qu'elle avait surgi après avoir entendu un cri, celui de sa femme Imani ou Amani j'crois, ils ont essayé comme ils ont pu position latérale massage cardiaque ils ont tout tenté mais ça a pas suffit ! ça veut dire qu'ils ont appelés pompiers samu mais le temps qu'ils arrivent c'était déjà trop tard il avait rendu l'âme depuis un moment déjà et bref après les versions se sont multipliées ils on dits qu'il avait des soucis au cœur depuis longtemps qu'il faisait une dépression sévère sans jamais rien laisser paraître qu'il était fatigué du cœur depuis la mort de son premier amour franchement j'en ai entendu des vertes et des pas mûres sur sa mort après seulement 3 jours mais au fond peu importe c'que je sais c'est que ce jour là j'étais anéanti et il s'est jamais relevé, qu'il est parti un jour où il devait célébrer le retour de la Omra de son cousin de son meilleur ami de son frère ! parce qu'Alioune et Mohamed Saïd c'était les inséparables, ils faisaient tout ensemble toujours collés, et que si j'ai connu Mohamed-Saïd et que j'me suis mariée avec lui c'était en partie grâce à Alioune, que sans lui y'aurait jamais eu de nous, eh non franchement j'effacerai jamais Alioune de ma mémoire, je l'oublierai jamais même s'il y a eu des tensions avec ma mère pendant que j'étais à Montpellier, parce qu'il était gentil il avait le cœur sur la main il parlait pas il s'montrait pas il faisait tout en discrétion, toujours dans l'ombre toujours à vouloir arranger les choses sans faire de bruit, eh je sais même pas quoi dire je suis juste traumatisée de son départ.
Aujourd'hui c'était la salât janazza, elle était à 14h et le monde qu'y'avait pour lui franchement, ça disait tout ! ça prouvait juste que c'était quelqu'un de bien, mais après la prière j'ai pas vu Mohamed-Saïd, en vrai j'l'ai pas vu depuis son retour de la Mecque et j'ose même pas imaginer l'état dans lequel il est, mais je sais juste qu'il court partout depuis l'décès entre les papiers les démarches les trucs à régler, je sais qu'aussi qu'il va pas tardé à aller en Guinée pour l'enterrement avec le reste de sa famille mais ouais.. je l'avait pas encore vu, appart ça il étais actuellement 18h y'avait un recueillement en face chez lui, y'avait la famille les proches et les amis même ma mère y était, elle aidait pour la nourriture pour servir pendant que moi j'étais ici avec Rahim, j'avais pas trouvé la force d'y aller et faire face à tout ce monde, j'me disais que j'irai après peut être ce soir mais là j'en étais incapable donc j'suis restée là avec mon fils contre moi, et m'dire que j'étais censé être là que pour un week-end mais finalement ma mère m'a supplié de resté encore un peu et j'pouvais pas lui dire non, parce qu'elle était en état de choc avec trop de peur en elle trop d'émotions donc j'étais resté pour la rassurer.
Moi - T'a faim ?
Rahim - Non ...
Moi - D'accord mon cœur, • en l'embrassant le haut de la tête,
Je soupire toujours en regardent dans le vide pendant que lui regarde son dessin animé quand la sonnerie retentit, j'me lève pour aller ouvrir et tombe sur Tarek, j'le laisse entrer dans la maison et referme, le monde qui se trouvait dans le hall woaw,
