Chapitre 66
Quand la mort rappelle l'essentiel.
Maman - Tu vas partir la bas ?
Moi - Ouais j'vais allé lui faire mes condoléances et l'assister un peu même si je l'a connais pas.
Maman - Oui faut partir, faut aller l'aider un peu c'est pas facile pour elle.
Moi - Hum.. j'te laisse Rahim, de toute manière si y'a un problème tu m'bipe sur mon téléphone stp.
Maman - Oui oui, laisse-le ici avec moi.
Moi - Ouais,
Je soupire avant d'aller vers la chambre pour m'habiller et met une djellaba avec un foulard sur la tête.
Le lendemain, on était vendredi en début d'après-midi, il devait être aux alentours de 14h et j'm'apprêtais à aller en face pour me recueillir auprès de sa femme et lui apporter un minimum de soutien, mais pour être honnête j'appréhendais grave parce que j'avais encore jamais vraiment parlé avec elle, je la connaissais à peine voire pas du tout j'avais entendu pas mal de choses à son sujet, comme quoi elle était mauvaise mais vas-y là en vrai c'était pas le moment, surtout qu'Alioune c'était pas n'importe qui et quoiqu'il en soit elle venait de perdre son mari le père de ses filles donc fallait que j'y aille.
À part ça cette nuit j'avais pas réussi à dormir, j'arrêtais pas d'penser à Mohamed-Saïd et la scène d'hier, parce qu'être dans ses bras ça m'avait tellement manqué, mais en même temps j'me faisais grave de souci pour lui et pour son mental, parce qu'hier en l'voyant il avait l'air tellement kao par les événements et ça s'voyait qu'il avait même pas eu le temps de redescendre de s'remettre de son voyage ! de plus il avait son vol prévu aujourd'hui pour la Guinée et j'me demandais s'il allait vraiment bien, s'il tenait le coup et donc ça m'travaillait, bref quand j'arrive en face de chez eux je toque sans sonner et quelques minutes plus tard c'est une femme qui vient m'ouvrir, et à première vue y avait pas l'air d'y avoir grand monde même personne en vrai du coup j'entre en saluant calmement et elle referme la porte derrière elle doucement.
Moi - A'salem'aleykoum ...
- wAleykûm'salam.
J'reste figée deux secondes le cœur serré puis avance doucement vers le salon, elle était là assise au sol le dos contre le canapé avec un mouchoir entre les doigts et l'autre main sur la tête à pleurer et la scène elle m'brisais,
Moi - • à voix basse en entrant dans la pièce, A'salem'aleykoum ..
Elle - wAleykoum salam, • en lèvent les yeux avant d'essuyer son visage, pardon,
Moi - T'excuse pas, vraiment ! c'est normal, • en allant s'accroupir auprès d'elle sans la toucher, je suis la fille de la voisine d'en face, Rabia, je suis désolé, qu'Allah lui accorde le paradis c'était un homme bien, qu'il te donne la force... vraiment, je sais pas trop quoi dire mais j'voulais quand même venir prendre de tes nouvelles.
Elle - Amîn merci... merci d'être venue, c'est gentil.
Moi - C'est normal, si t'as besoin de quoique ce soit même juste parler hésite pas,
Elle - Merci • en suffoquant, c'est gentil.
Moi - ....
Je soupire en regardant tout autour de moi et sens l'émotion monter petit à petit, et dire qu'on vas tous mourir un jour, j'soupire de nouveau et me met à regarder dans le vide les larmes presque au yeux quand d'un coup j'me fais couper dans mon moment par elle qui m'dis,
