Chapitre 49

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Le dimanche se déroula paisiblement et le couple en profita pour se promener dans le village et dans les bois sans se soucier de rien d'autre qu'eux deux. À midi, ils déjeunèrent dans un petit restaurant puis reprirent le chemin de la taverne. En y posant le pied, Rogue détecta aussitôt quelque chose d'anormal et poussa Hermione dans une pièce adjacente à la salle de principale.

— Qu'est-ce qui se passe ? lui demanda la jeune femme, surprise.
— Des Aurors...

Hermione jeta un coup dans la salle et découvrit une demi-douzaine d'hommes et de femmes assis à une table ronde qui discutaient.

— Ils sont sans doute là en transit ou pour une réunion, dit-elle. Vous n'avez rien à craindre d'eux, vous savez ?
— Je sais... J'imagine que c'est un vieux réflexe...

Hermione esquissa un sourire puis passa sa main dans le creux de son coude et l'entraina en direction des escaliers menant aux étages. Un seul Auror leva les yeux sur eux et il adressa un signe de tête à Hermione en la reconnaissant. La jeune femme l'imita en reconnaissant la femme Auror de la veille qui était venue récupérer Lucius avec une collègue.

— C'est l'une des deux femmes d'hier, dit-elle à Rogue en posant le pied sur le premier palier. J'imagine qu'ils sont venus vérifier s'il n'y a pas d'autres Mangemorts qui se cachent dans les environs.

Rogue plissa le nez et ils entrèrent dans leur chambre. La Gryffondor déposa aussitôt sa cape sur le dossier d'une chaise et soupira en se servant un verre de jus de citrouille.

— Une Noise pour vos pensées ? demanda alors son compagnon.
— Hm, non, ce n'est pas important. Je songeais à Harry et Drago.

Rogue plissa les yeux et s'assit dans un fauteuil en jetant une jambe par-dessus l'autre. Hermione l'observa un moment et esquissa un sourire quand il l'interrogea du regard.

— Vous ressemblez à votre peinture, dit-elle en secouant la tête. Vous aviez ce grand fauteuil en cuir vert avec le décors du salon de l'Impasse du Tisseur derrière...

Elle se mordit les lèvres. Il décroisa les jambes et tendit une main. Elle s'assit sur son genou et il l'observa un moment d'en bas avant qu'elle bascule contre lui et qu'il enroule ses bras autour d'elle.

— Je suis conscient que je ne vous retourne pas votre amour comme vous l'aimeriez, dit-il en jouant avec ses doigts.
— Vous n'avez jamais été très démonstratif, répondit la jeune femme en se redressant. Même mort, vous aviez beaucoup de mal à savoir comment me remonter le moral... Vous faisiez de votre mieux, mais je souffrais le martyre et je voyais votre souffrance et votre colère contre les événements qui vous empêchaient de me prendre dans vos bras...

Rogue grimaça.

— Vous avez bien trop souffert, dit-il en secouant la tête. J'ignore toujours pourquoi j'ai décidé, dans votre ligne temporelle, de vous céder toute ma vie, mais plus je vous écoute en parler, plus je m'en veux. Je vous ai fait souffrir inutilement en vous demandant de faire en sorte que je ne sois pas oublié, en récupérant Drago, en faisant enfermer Lucius, en...

Il ne termina pas sa phrase ; Hermione pencha la tête et esquissa un sourire pincé. Il secoua la tête.

— Je vous demande pardon, ma chérie, dit-il alors.
— Il n'y a rien à pardonner, j'ai fais en sorte que ce futur n'arrive pas et je sais que vous m'aimez à votre manière, vous ne me repoussez pas, vous faites tout pour que les choses prennent la bonne direction entre nous et je vous en serai reconnaissante à tout jamais. J'ai appris à vous aimer, Severus, pendant plusieurs mois ; vous en ferez à autant. Nous ne sommes pas pressés...

Il sourit doucement et elle se pencha pour l'embrasser une longue seconde. Soudain, les paroles de son double du futur lui revinrent en mémoire et elle fronça les sourcils en se redressant.

⏳ L'héritièreDes histoires addictives. Découvrez maintenant