Chapitre 45

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Hermione remontait un couloir, direction l'appartement qu'elle avait occupé depuis début janvier quand McGonagall lui avait demandé de raconter son histoire, mais elle n'était pas à trois mètres de sa porte, clef en main, quand elle sentit une présence et se retourna. Lorsqu'elle découvrit la vieille sorcière en question, elle soupira.

— Vous m'avez fait peur, Madame, dit-elle avec un sourire.

Elle avait hésité à ajouter "la Directrice" et avait préféré ne pas tenter le diable.

— Que faites-vous donc ici, Hermione ? répondit alors la sorcière.
— Euh, je...

Elle indiqua la porte et la clef.

— Il n'est pas un peu tôt pour venir chercher des affaires qui auraient très bien pu attendre votre retour dans quatre jours ?
— Je...

Comprenant qu'elle avait loupé un épisode, la jeune femme décida de feindre une migraine et pressa ses doigts au sommet de son nez.

— Je suis désolé, je suis fatiguée et je n'arrive plus à penser clairement...
— Cela arrive. Rentrez chez vous, Hermione, d'accord ? Vous serez bien assez tôt de retour pour assurer vos cours d'Etudes des Moldus, alors profitez de vos vacances.

Hermione hocha la tête ; McGonagall posa une main sur son épaule puis s'éloigna, les mains dans les manches. Quand elle eut tourné au coin du couloir et que ses pas se furent estompés, la Gryffondor inspira, se retourna et entra vivement dans son appartement. Elle éclaira une lampe et regarda autour d'elle.

— Tout semble comme je l'ai laissé avant de partir... dit-elle en passant une main sur le dossier du canapé.

Elle leva alors les yeux vers la cheminée et se figea.

— Le tableau... dit-elle. Où...

Elle fronça les sourcils. Elle avait réellement mal au crâne maintenant, super ! Elle se frotta les tempes et s'assit sur une chaise.

— Je suis revenue dans la bonne époque, dit-elle. Mais j'ai changé le passé donc le présent a changé aussi. Le tableau n'est pas là parce que Severus est vivant, mais...

Elle eut soudain une impression de déjà-vu et ouvrit de grands yeux. Elle remonta aussitôt ses manches, mais aucun bracelet en argent ne brilla dans la faible luminosité de la pièce.

— Mon bracelet de mariage, je... Je l'ai perdu...?

Elle fouilla ses poches, mais non, rien. Sa gorge se serra alors. Soudain, il y eut un mouvement au coin de son œil et elle sursauta.

— Qui est là ?
— C'est Marcus. N'ayez pas peur, Miss Granger.
— Marcus ? Le paysan ?

La jeune femme quitta sa chaise et s'approcha du mur qui menait à sa chambre. Elle éclaira une lampe et découvrit alors le tableau rectangulaire du paysage campagnard.

— Mais que diable faites-vous chez moi ? dit-elle, amusée.
— J'y suis depuis de nombreuses semaines, en fait. Et cette question me prouve que vous avez réussi votre entreprise de sauver votre mari.

Hermione sentit son visage se décomposer.

— Severus... Il est vivant ?
— Oh oui, il l'est, et je vais vous faire une confidence, ma fille... Vous vous entendez plutôt bien, tous les deux, au grand désarroi de Monsieur Potter et Malefoy.

Hermione inspira puis sentir les larmes perler et elle renifla.

— Oh, Merlin, merci !
— Allons, il n'y est pour rien, c'est grâce à vous que tout cela a été rendu possible. Votre amour pour cet homme a transcendé le temps, Miss Granger, et jusqu'à ce que je vois votre regard un peu perdu, ce soir, je pensais que je ne vous reverrais plus jamais...

⏳ L'héritièreDes histoires addictives. Découvrez maintenant