CHAPITRE 34 : C'est le tiens.

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K A S S I D Y

C'était aujourd'hui. Aujourd'hui, Michael partait. Et je n'arrivais pas à me décider à sortir de mon lit. L'horloge affichait 5H30, leur avion décollait dans 1 heure, et je restais là, sans bouger.

J'avais reçu un message de Michael hier soir, et on avait longuement discuté. On s'était mis d'accord pour rester amis le temps qu'il était en tournée. Vraiment amis. Je ne pouvais pas le perdre. Je ne pouvais perdre aucune de leur amitié pour être honnête. Et j'étais reconnaissante qu'il ait eu les couilles de venir me parler, parce que je ne les aurais pas eus.

Je me redresse vivement et cours jusqu'à la salle de bain. Je prends la douche la plus rapide du siècle et enfile en vitesse un pantalon de jogging et un t-shirt qui lui appartenait, qu'il avait laissé chez moi.

Trente minutes s'était déjà écoulées et je commence à paniquer. Ils partaient dans une demi-heure et il me fallait 20 minutes pour rejoindre l'aéroport.

Je mets une paire de basket et cours jusqu'à ma voiture, ne prenant même pas le temps de laisser un mot à mes parents pour les prévenir. Je n'avais pas prévu d'y aller, mais éveillé depuis 4 heure du matin, étendu sur mon lit dans la pénombre de ma chambre, j'avais réalisé que je ne pouvais pas les laisser partir comme ça.

Je roule 10km/h au-dessus de la limitation de vitesse indiqué, mais j'avais mes raisons. Je me gare sur le parking de l'aéroport et m'extirpe rapidement de la voiture, claquant la porte derrière moi avant de me précipiter à l'intérieur du bâtiment.

Je suis les panneaux, m'indiquant où se trouvait le bon terminal, divaguant dans les différents couloirs qui s'entremêlaient et se croisaient les gens avec les autres.

VOL 183 POUR LONDRES ; EMBARCATION DANS 10 MINUTES.

Je pousse un soupir de soulagement en voyant le panneau d'affichage et continue ma route en direction de celui-ci. Je souris pour moi-même quand j'aperçois au loin mes 4 amis, Michael et ses cheveux blond platine en bout de file.

« Michael ! » hurlais-je, ne me préoccupant pas vraiment des personnes qui m'entouraient. Il ne se retourne pas. J'accélère et finis par les rattraper, à bout de souffle. « Michael. » haletais-je, me tenant juste derrière lui. Il se retourne et écarquille les yeux.

« Kassidy ! Qu'est-ce que tu fais là ? » demande-t-il, confus.

« Je. Devais. Te. Voir. » dis-je péniblement, ma respiration entrecoupée par la course que je venais de faire.

Il ne dit rien, attendant que je reprenne mon souffle en ricanant légèrement.

« Tu vas me manquer. » marmonnais-je.

Son visage s'adoucit, « Tu vas me manquer aussi, Kass. Tu vas vraiment, beaucoup me manquer. » Il enroule ses bras autour de mes épaules et m'attire à lui, m'étreignant fermement.

« C'est bon pour nous, tu sais ? D'être juste amis. » murmure-t-il dans mon oreille. Je recule et lève les yeux vers lui.

Je détache la chaîne autour de mon cou et lui tends, « prends ça. » chuchotais-je.

Il fixe le collier suspendu autour de mes doigts avant de secouer la tête et de répliquer : « Non Kass, c'est le tiens. »

« Non. Ce n'est pas le mien. Donne-le à quelqu'un que tu aimes. A quelqu'un dont tu es amoureux. »

« Comme je l'ai dit, Kass. Garde-le. C'est le tiens. » Il embrasse le haut de ma tête, et me serre longuement dans ses bras, jusqu'à ce que son vol soit appelé. « On se revoit bientôt, ok ? » dit-il en faisant quelques pas en arrière sans pour autant se retourner, jusqu'à qu'il rejoigne les autres.

invisible m.c [VF]Où les histoires vivent. Découvrez maintenant