18 - Gestes incontrôlables

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"La timidité et le doute ne font pas de victorieux."

Il s'est passé deux semaines depuis l'après-midi barbecue, le soir en rentrant j'ai envoyé un message à Émilie pour avoir de ses nouvelles, elle m'a répondu directement me remerciant d'avoir parlé à Alexis pour le raisonner, il lui a dit que je lui avais permis de réfléchir plus sérieusement à la situation et je trouve ça très bien. Je n'ai pas de lien fraternel, ils ont beaucoup de chance. Puis Alexis n'est pas n'ont plus un sain, il ment aussi à sa sœur à propos de nous, enfin, il ne lui a pas avoué son homosexualité, je pense qu'il devrait lui dire, se confier, de son côté je pense que personne n'est au courant, alors que moi j'ai une épaule sur qui compter, Carolina.

J'ai passé mes deux semaines à réviser mes examens, demain matin je passe un oral et l'après-midi c'est l'épreuve écrite. Je passe d'abord devant un professionnel pour lui présenter mon dossier, je dois être capable de négocier un gros contrat, bien évidemment j'ai été très bien entrainé, je suis passé plusieurs fois devant mon père, au début c'était une catastrophe puis ensuite je me suis amélioré. C'est mon plus gros coefficient, c'est sur cette épreuve que je dois tout miser, je dois absolument avoir une bonne note pour obtenir mon diplôme mais pas seulement, mon père attend de moi, une note bien supérieure à la moyenne, la négociation dans son métier est très importante, en l'occurrence dans mon futur poste.

J'ai aussi passé mes semaines à essayer le plus possible de voir Alexis, à cause des examens beaucoup de cours ont été annulés pour nous laisser du temps pour réviser mais je ne rentrais jamais directement, ma direction en sortant du lycée était la boutique d'Alexis, au début j'étais hyper timide puisqu'il fallait souvent que je m'adresse à sa collègue, il préparait l'inventaire en réserve alors j'étais obligé de lui demander si je pouvais le voir deux minutes, de toute façon c'est lui le responsable donc elle n'a pas trop son mot à dire sur le temps que je passe à discuter avec lui. Il m'a confié lui avoir dit que j'étais son petit frère pour pas qu'elle se doute de quelque chose.

Au fur et à mesure des jours nous étions plus proches, au tout début nous ne savions pas trop quoi faire, quoi nous dire, on hésitait à s'embrasser, nos gestes étaient hésitants. Pourtant, hier tout à changer, sa collègue étant en jour de repos puisque le dimanche les boutiques sont fermés,seulement Alexis avait décidé d'ouvrir exceptionnellement. Nous devions donc rester en boutique, je voulais lui serrer la main vu que nous étions en public à la vue de tous mais il a serré mon poignet dans sa main et il m'a littéralement traîné jusqu'en réserve, il m'a fait entrer, il a refermé la porte tout en me plaquant contre celle-ci, il a passé sa jambe entre les miennes, ses mains de chaque côté de mon visage, son regard s'est perdu dans le mien  quelques secondes avant qu'il prenne possession de mes lèvres sauvagement puis de plus en plus doucement, j'essayais tant bien que mal de suivre son rythme, c'était mon premier baiser aussi ... sensuel, il s'est écarté pour reprendre son souffle rapprochant sa bouche de mon oreille pour murmurer  d'une voix charmeuse «  Je n'en pouvais plus ... j'ai constamment envie de t'embrasser, tu es sexy dans ta tenue d'étudiant ». Une chaleur est monté en moi, j'avais horriblement chaud, mes joues devaient être rouge vif. Ses lèvres jonglaient entre ma mâchoire et mon cou, mais la seule chose à laquelle je pensais était cette chaleur qui devenait trop présente, j'avais beaucoup de mal à respirer correctement, lorsqu'une douleur a fait son apparition dans mon bas ventre, j'ai poussé inconsciemment mon bassin contre le sien faisant sortir un son aigu d'entre mes lèvres, j'ai aussitôt interrompu notre échange sursautant sous la surprise, il m'a regardé chamboulé, je ... je ne savais plus quoi dire pour justifier mon geste et la seule chose qui m'ait passé par la tête c'est ... la fuite.

« - Thomas ! Thomas ! » Intervient une voix douce me faisant sursauter sur la chaise de mon bureau

« - Maman ... je ... oui ? » lui répondis-je complètement ailleurs

Ne me laisse pas.Des histoires addictives. Découvrez maintenant